PROPOSITION DE CONGRÈS EN MOSCOVIE
des tranchées., afin d'obstruer le passage. C'est le manque d'argent qui afflige le plus, car si on ne peut pas donner l'assistance aux polonais ils déserteront. Ainsi je supplie S. S. de faire tous ses efforts pour secourir tant de misères, comme aussi pour obtenir que le très-chrétien laisse en repos l'Allemagne et ne se fasse pas l'instrument de la désolation d'une grande part de la chrétienté. Je me suis entretenu, sur ce sujet, avec l'envoyé de France, relevant que, après tant de victoires, il ne restait à son roi pour combler sa gloire que de se faire auteur du salut public, et, connaissant nos misères actuelles, d'expédier un courrier à S. M. césarienne pour la rassurer qu'il ne la troublera pas. L'envoyé m'a promis d*écrire à son roi. » P. S. « Un secrétaire du comte Valdstein vient d'arriver annonçant qu'un turc, en Strygonie, ayant violenté la fille d'un chrétien, celui-ci a mis le feu aux magasins de la ville » (i).
Le 14, Pallavicini regrette que le roi ne soit pas encore parti à cause de la reine; et il annonce l'arrivée, de Moscou, du polonais porteur de la réponse des Czars pour le roi ; dans cette réponse on s'en remet à ce que disent de vive voix les ambassadeurs qui se trouvent ici En effet, le lendemain ceuxci ont déclaré qu'avant de rien négocier, le roi devait d'abord jurer les anciens pactes, faire ensuite la paix perpétuelle et traiter en même temps la ligue ; que pour cela on devait réunir une conférence à la frontière. Les députés polonais.
(i) Et, le 25, Bonvisi écrit dans un feuillet à part : Il paraît qu'à Vienne se trouvent 12,000 fantassins et 10,000 bourgeois capables de prendre les armes ; toutefois on demande des secours parce que les Turcs semblent ne pas vouloir épargner les hommes pour atteindre leur but. L'électeur de Bavière marche déjà avec 9000 beaux soldats, on attend 7000 impériaux de la Souabe, 4000 de la Bohème et 10,000 de la Franconie avec Valdeck. Le duc de Lorraine tient prêts 14,000 chevaux et, si le roi de Pologne vient, on pourra faire beaucoup de choses. S. M. a décidé de rester à Passau pour l'accouchement de l'impératrice, mais si les Turcs prennent Vienne il faudra s'éloigner... On dit que le gr. Vizir demanda à Staremberg un armistice pour ensevelir les morts, mais que le baron lui répondit que dans le préside il n'y en avait pas et qu'il pouvait faire ce qu'il voulait.
mécontents, soulevèrent des contestations ; d'où Mgr de Luceoria m'a dit que les Moscovites auraient accepté une assurance équivalente au serment, même une simple lettre du roi dans laquelle S. M. déclare maintenir le serment déjà donné au Czar défunt. On a fait cela et le roi, désirant que le congrès se réunisse aux frontières, a fait prier César d'y déléguer un envoyé spécial. . Le comte Délia Torre envoyé par l'empereur apporte de mauvaises nouvelles de Vienne ; et le roi ayant entendu que le nonce se plaint du retard apporté au départ, lui a fait dire que si Vienne est assiégée à la mi-août il se trouverait à son secours » (i).
Le 21, Bonvisi, de Braiinau écrit à Cybo :
Parte questa mattina di quà la posta par il Tirolo, et un mercante mi promette di dare indrizzo aile mie lettere per fade capitar sicure, ma non sô se arriveranno prima dell' altre, che con staffetta dà mè spedita à Mons^ Arcivescovo di Salsburgo scrissi sotto li i8 del corrente, con le quali avvisai V. E. distintamente ciô che sino à quel tempo era passato, e dei gran pericoli, che si correvano, e pero supplicai humilmente V. E. di procurare validissimi soccorsi dà S. S^à, senza i quali si perderanno tutti questi Stati, et in conseguenza tutta la Christianità, e pero mi feci lecito di suggerire che in mancanza di altri mezzi, sarebbe stato bene di far subito una promozione di quattro, 6 sei camerali, per inviar quà il denaro per contante se fosse possibile 6 per rimesse per via d'Ulma, Augusta, Norimberga, ô altra città dell' Imperio, non potendosi piii far capitale de' mercanti di Vienne, che sono fuggiti, e vi hanno lasciato il loro denaro, e non possono estraerlo, essendo già la città assediata. Suggerii ancora di procurare il consenso del Sacro Collegio per cavare da Castello qualche denaro per mandarlo per contante in Inspruch, perché se bene è vincolato per la sola difesa diRoma, questa ancora si perderà, se il Turco occupera Vienna, et in conseguenza tutti gli Stati dell' Imperatore, che non hà alcun mezzo dà résistere, doppo baver perdute tutte l'entrate dell' Ungaria, e dell'
(r) Le même jour il écrit : il y a une semaine que de la France est arrivée une remise aux révoltés Hongrois de 7000 ungherl, en outre de 12,000 thaï. ; on a tout découvert en interceptant des lettres ; S. M. tâche ^de surprendre l'argent et de faire en sorte que Laverne quitte Dantzig, car c'est lui qui est l'intermédiatre des communications, mais il sera difficile que le magistrat le fasse partir à cause du commerce qui est menacé par la France.