LE TRÈS CHRÉTIEN VEUT RESTER NEUTRE
S. B., et pour savoir s'il doit offrir sa médiation ou seulement aider pour la conclusion du traité proposé à Ratisbonne. »
Le 24, Cybo annonce à Bonvisi que le régent du Portugal a promis de donner 100,000 crociati, déplorant que la distance l'empêche d'y envoyer des soldats comme il voudrait. Et, le même jour, il déplore que les insuccès des impériaux en Hongrie se soient réalisés comme on l'avait prévu. « S. S. espère toujours dans l'aide de Dieu. » Et, à la même date, Cybo mande qu'on a expédié encore 100,000 fl. au nonce en Pologne pour l'exciter à entrer en campagne, quoiqu'on espère que le roi soit déjà parti. Et, le même jour, il le prévient que déjà le nonce de Portugal a en mains les 100,000 crociati, et qu'on négocie sur la voie à prendre pour les expédier. » Le pape prie V. Em. de presser Mgr de Strygonie et l'évêque de Giavarino à verser leur contribution » (i).
Le 26, Lauri informe Cybo que l'ambassadeur d'Espagne, qui a été voir le duc d'Orléans rentré à Paris, lui a appris, que SA. qui se trouvait avec le roi à Châlons sur la Sarre, a entendu S. M. dire : « se trouvera-t-il quelqu'un qui puisse encore croire que je veuille profiter de la situation pour embarrasser l'empereur en Hongrie, tandis que me trouvant en personne à la tête de 60,000 hommes je rentre à Versailles ? Et l'ambassadeur aurait répondu au duc : le roi, se rendant à la frontière avec une armée aussi nombreuse, pouvait-il nuire davantage à l'empereur ? Les princes allemands en éprouvèrent une telle peur qu'ils ne vont pas au recours de l'empereur. — L'ambassadeur, observe Lauri, a toujours une grande liberté de langage avec le duc. — H y a quelques jours, le roi a
(i) Dans la gazette de Paris on lit de Rome, en date du 9 juin : le card. Barberini a reçu la procuration pour jurer entre les mains du pape, avec le card. Pio, la ligue conclue entre l'empereur et le roi de Pologne... Le prince Borghèse a été reçu par le pape et lui remit la cédule et la haquenée, au lieu de la porter le lendemain ; et pour la solennité il avait déjà dépensé plus de 20,000 écus ; le prince était en difficultés avec Colonna et on attendait la décision de Madrid, car le Connétable ne pouvait la présenter que comme grand d'Espagne.
dit que si l'empereur même qui a demandé des secours à tous les princes, lui en avait demandés^ il lui aurait envoyé des troupes... L'ambassadeur de Pologne, à présent que son roi a reçu Vitry, a écrit à Croissy pour avoir, lui aussi, audience du très-chrétien.
Le 28, de Brunau, Bonvisi mande :
Domenica passataS. M. mandô da me un consigliero délia Caméra con una sua lettera Cesarea, nella quale mi faceva premurosissime istanze di scrivere à Monsig'' ArciVescovo di Salzburgo, per dispuorlo à voler subito prestarli 100000 tallari, per ricavarli poi dalla quota délia contribuzione delli 500000 fiorini, che doverà impuonersi sopra i béni ecclesiastici délia sua archidiocesi, posti nelli Stati patrimoniali di S. M., accennandomi che senza questo imprestito, non sapeva corne poter provedere à i bisogni délie vettovaglie necessarie per l'esercito Polacco, e délie truppe dell' Imperio, che marcieranno per il soccorso di Vienna, corne anche per comprare munizioni dà guerra, délie quali si scarseggia. lo subbito considérai, che la rata délia contribuzione non puole importar tanto, e che Monsigr Arcivescovo, che dubita in brève di esser attaccato nel proprio stato, non vorrebbe metter fuori tanta somma, sopra l'incerto fondamento délia esazione d'una tassa, che puole totalmente svanire, se i nemici passeranno più avanti ad abbrugiare la Stiria, corne fanno nell' altre provincie, tuttavia scrissi ail' Arcivescovo nella forma, che S. M. desiderava, ma per facilitare l'imprestito, soggiunsi, che procurasse di trovarlo dà i mercanti, dandoli facoltà, di pigliare dalle chiese, e dal tesoro délia SSmd Madonna di Zell tanti argenti, e tante gioie per dare in pegno sino alla somma de i predetti 500000 tallari. E conoscendo che anche con questo ripiego sera difficile che Monsig'' Arcivescovo s'induca à far questo prestito, scrissi à Monsig^ Arscivescovo di Praga, che nell' istessa forma ne procurasse uno dà i mercanti di 50.000 tallari ; Alli amministratori di Vratislavia uno di 30000 à Monsig'" Vescovo d'Olmitz uno di 20000, pigliando strette obligazioni dà i ministri di S. M. per la restituzione, in caso che le robbe dà impegnarsi, non si potessero redimere col denaro, che si esigerà dalla imposizione delli 500000 fiorini. Quel consigliero s'inteneri, e pianse nel vedere la mia prontezza, che superava le richieste di S. M. e mi confessé, che si trovavano senza un fiorino per il quotidiano mantenimento délia Corte, perché nella precipitosafuga, era rimasta à Vienna tutta l'argenteria di S. M., e solo si era salvato il tesoro délie cose sacre. Che i mercanti erano faggiti