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LE ROI DE POLOGNE SE PREPARE A PARTIR

Le 4, Bonvisi annonce à Cybo : « si Vienne peut résister trois semaines, on réunira une armée suffisante à livrer

Ungaria in Austriam et Moraviam expedit tenore impervios ? Cuperemus exacte ex eodem bellico consilio scire. Interea Gnosum (generosum) Zarinskidecem Equestribus turmis Prefectum,una cum legioneDraganorum Gnosi ExcLibiarum Prefecti misimus versus Bielscum ad impediendum transitum ab Ungaris jam pertentatum. Transitus quoque Zivjecen firmavimus legiorie pedestri Magnifiai Cancellarii : Sed cum he non sint bases Consilii, bec unica intentionum Nostrarum meta, Vienne succurrere. Equitatus Cesareus Nostro junctus, nobis sufficiet : Pedestrem militiam noviter auctoratam debiliorem credercmus, nisi roboraretur, quatuor Millibus Cosacorum : quos speramus eonsecuturos Castra Nostra, Optandum itaque esset ut Serenitas Vestra legiones Bohemicas et Tyrolenscs maturarc faciat ad Castra. Elector vero Bavaricus aliquam portionem peditatus et tormentorum bellicorum suppeditet : Cum arbitremur, potiorem partem , tormentorum Vienne reiictam. Quo premisso, superest, ut supra exprcssimus, ex eodem bellico consilio nobis indicare, quantitatem Presidii Viennen. Tormentorum, commeatuum, Pyrothemicorum officialium, tempus quo sine periculo, obsidionem memorata Urbs sustinere valeat ? Delineationem Urbis, cum operibus internis et externis, Pontibus, Insulis, locationem hostilem, et partem ex qua maxime aggrediuntur munitioncs : tum considerationes bellicas, circa manutentionem pontium, et succursum obsessis dandum ? Apud Nos interea ejus ponderis et considerationis est Vienna ut eam preferamus Cracovie Léopoli et Varsavie. Unde dicrum noctiumque momenta summopere impendemus huic soli rei,ut Deo juvante, periclitanti rei Christianc in illaUrbe succuramus. Insuper adjungimus nonnullas hic considerationes, in omnem eventum quibus serenitas Vestra ex Consilio Campestri non gravabitur providere, Nobisque significare : Prima est, dato casu, quo hostis fracto pontium presidio eos occupaverit vel disjecerit in toto, vel in parte, quis modus recuperandorum vel reficiendorum ? Secunda, si hostis munitiones erexerit ex utraque parte Urbis ad impediendum Nobis transitum, an praticabile erit superare pontes ? his saltem noctu,vel alio modo superatis, an habebitur locus ubi figere pedem, considerata angustia loci inter pontem et portam Urbis ? et an necessum est Urbem ingredi ? que cum sit circumvallata, quis modus erumpendi in hostem ? Tertia, an datur modus superandi fluminis, superiorijViennam loco ? qua securitate id fieri poterit, et ubi ? Quarta, an sumus securi pontis Cremesnen et Stheinen ? per quos, Currus, tormenta, et hastata militia an transire poterit ? et superato Danubio, qui Montes ? que planities ? que flumina ?qui passus erit ituris Viennam ?unde habende scaffe, si opus fuerit ponte ? Hec dum Serenitati Vestre confidentius, in ordine ad informationem Nostram exponimus, eidem bonam valetudinem.

Innocent XI — m 45

bataille avec succès ; peut-être que les Turcs se retireront. Un autre danger nous menace ; c'est le manque de vivres pour l'armée car l'Autriche inférieure est dévastée et incendiée par les Tartares et les Turcs... Le capitaine Mellini, neveu du cardinal nonce, est mort.

Le 6, Pallavicini informe Cybo qu'il a décidé de rester auprès de la reine, car le césarien suit le roi et, du moment que S. M. n'a plus besoin de stimulants, il faut que quelqu'un se trouve ici. Et, le même jour, il mande que le roi voudrait anticiper son départ pour l'armée, et qu'on ne peut pas préciser le nombre des soldats car il en arrive toujours de nouveaux. On fait valoir beaucoup le succès des polonais avec Lubomirsky dans le voisinage de Possonia (i). Le 7, Cybo mande à Bonvisi : qu!ayant représenté à S. S. l'urgence très-grave d'agir pour les dangers qui menacent ces provinces et Vienne, N. S. promet à S. M. encore 500,000 11. et on pense déjà de quelle manière en faire la remise le plus vite possible » V. Em.,en attendant, peut en avertir l'empereur afin qu'il en puisse tirer profit. Et ce soir on envoie l'ordre

^i) Et, le 12, il raconte qu'à l'occasion de S. Laurent, très-vénéré par la Cour, il y a eu une grande cérémonie dans la cathédrale ; le nonce y a pontifié et l'abbé Cordonanski prononça un discours en faveur de la guerre ; on publia le bref de l'indulgence plénière pour ceux qui prendront les armes et le roi se mit à genoux devant l'autel et reçut la bénédiction du nonce au chant des hymnes. La reine assista de la tribune bien émue... Le gr. général qui part avec l'avant-garde m'a dit que tout en ne pouvant pas préciser, toutefois il y a 13,000 vieux soldats à cheval parmi lesquels 2000 hussards, — milice choisie parmi les nobles et propres à rompre avec de grosses lances les escadrons — ces soldats iront avec le roi et quelques milliers de fantassins pour le transport desquels sont arrivés 500 chars de la Silésie, afin d'aller plus vite. Le général a dit aussi que César en avait 40,oooqui suffiront avec les Polonais pour toute entreprise... S. M. ne semblait pas d'abord satisfaite du duc de Lorraine, mais celui-ci lui ayant manifesté toute sorte de respect et justifié ses actions, le roi en est content et le loue. Sont arrivés aussi les commissaires de la vSilésie pour accompagner le roi ; on prendra la route d'Olmutz, et on tâchera que les soldats campent dans la campagne sans entrer dans les bourgades... La reine reste ici et on a écrit au Primat de venir auprès d'elle ; s'il ne vient pas, c'est l'évêque le plus digne qui restera.

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