DEPART DU ROI DE POLOGNE
l'envoyé de France la réponse de l'empereur, mais à moi S. M. a dit que le très-chrétien a fait déclarer à Ratisbonne qu'il était prêt à signer avec lui la paix ou une longue trêve, mais non avec les autres pays d'Europe. En ces dangereuses circonstances il faudrait prendre le poison comme médecine ; car je prévois que le plus grand nombre a toujours les mêmes principes qui nous ont ruinés » (i).
Le 15, Pallavicini mande à Cybo (i) :
S. Mtà nel porsi in marcia, il ch'e siegue in questo punto, scrive la
Beaucoup de particuliers envoient des secours d'argent à l'empereur. Le cardinal Ludovisi a engagé son argenterie pour 4000 écus ; un autre donne du blé pour plus de 9000 écus ; les cardinaux Altieri 4000, Raggi 2000, Ginetti looo.Marescotti 2200; les Boncompagni 2000... on arrivera à 100,000. Dans la Gaz^ette du 31, continuent les offres des cardinaux, et Don Livio donne 10,000, Borghese 15,000, Cybo 2500 et d'autres de 2 à mille écus... On dit qu'on donnera aussi de l'argent à l'empereur des Luoghi de Monte. Le 9 septembre, on lit que le pape a.changé d'idée ; au lieu des Monti, il a imposé sur les biens du clergé en Italie pour 10 ans, la dîme de 6 0/0, sans aucune exception même pour les cardinaux.
(i) Et, le 15, il lui annonce que l'empereur a été content de ce que N. S. anticipe 50,000 fl. sur les 100,000 crociati du prince de Portugal ; « j'ai déjà reçu les lettres de Rezzonico pour 40,000 payables par les Giovannelli et les 10,000 par Navena e Cavesana ; j'espère qu'elles ne seront pas inutiles parce qu'elles sont payables à Vienne qui est assiégée. Dans l'avenir je prie qu'on envoie par comptant, voie Innspruck ». Et, le 18, il ajoute qu'en effet il n'a pas pu encaisser les 100,000 fl. et s'étonne que Rezzonico, qui, le 6, ne pouvait ignorer le siège de Vienne, ait délivré des lettres pour cette place. Mais si on a tant de difficulté pour d'aussi petites sommes, qu'arriverat-il plus tard pour les 500,000 fr. ? il faut les envoyer en or à Venise pour les faire passer en Tyrol par un ministre de Rezzonico ; et peut-être ne trouvera-t-il pas tant d'argent en cette place, d'où il serait plus prudent d'en envoyer une partie de Venise et une autre de Rome, autrement la générosité du pape n'aura pas d'utilité ; ces ministres se recommandent à moi, mais je ne sais de quelle manière les aider. « J'ai dit qu'ils fassent des emprunts auprès des chevaliers, car je leur donnerai des promesses de remboursement ; des autrichiens on ne peut rien tirer, et de ceux de Bohême non plus car ils se sont excusés auprès de l'empereur de n'avoir pas d'argent, et ils ne veulent en sortir maintenant pour ne pas laisser voir qu'ils n'ont pas eu confiance en leur souverain ».
congiunta di proprio pugno à Ni^^ Sig^"^ (i), dandole parte di cio e dell' animo et intentione colle quali va. Ha stimato dover far questo per varii rispetti e singolarmente per rendere conto di se à chi stima doverlo, professandosi obligato di seguire l'essortationi l'impulsi e la volontà di S. B^. Sarà memorabile ne secoli faturi, che un Rè posposte moite e grandi considerationi humane, corne del decoro, che pare non possa haversi intiero, con un essercito, bravo veramente ma non cosi numeroso, come converria anco per sicurrezza propria lasciato un Regno, ove gl'humon non son quieti, ma agitati, come ben si sa, con timoré che sii invaso da Turchi da Tartari e dagl' Ungheri, con tanto pericolo délia Sua Persona, e per conseguenza délia sua Casa e numerosa famiglia che non hà altro sostegno che lui : contro un si potente Nemico che farà tutti gl'ultimi sforzi, dependendo come si crede dall' esito di quest'impresa ô la vita o la morte del Gran Visir, vada à tanto cimento si francamente con tanta alacrità coraggio e vigor d'animo. Un' attion cosi eroica ben si manifesta da se stessa onde è superfluo che aggiunga altro ; tanto più che mi manca il tempo spedendosi dal Sigre inviato Cesareo il proprio Genero ail' Imperatore per portarle nuova cosî importante, quale spero che per mezzo del Buonvisi al quale indirizzo questo piego giungerà celeremente ail' E. V. ecc.
(i) Copia literae scriptae S^oD. Nostro a Rege Poloniae. Sanctme ac B^ne Pater Domine Clementissime.
Praemissis hisce diebus cum Exercitu Regni belli ducibus, accepta a Rmo s*is Vestrae Nuncio benedictione, hodie Divae Virgini Assumptae sacra festivitate bellatorem conscendo equum ad sacra iturus bella et obsessae Viennae, Auspice Deo, pristinam redditur libertatem huius Urbis, et in ea periclitantis Christianitatis in tantum me movet periculum, ut Lithuanicos Cosatiscove non censuerim expectare Exercitus, quibus incessanter subsequi iussis ipse primis diebus septembris, mea cum Caesareis ad ripas Danubii coniungam arma. St' Vestrae haec dum facio reverenti, et filiali cultu exhibebo quantum in pectore meo valuerint paternae eius adhortationes quanti aestimaverim sacras eius circa rem Christianam sollicitudines, quibus personam meam, vitam, et regiae Domus claritatem litare non dubitavi. Certus tam de benedictionibus apostolicis, quam de paterno affectu, quo me ceu obedientem filium in certamina pro gloria Crucis, pro conservatione orbis Christian! descendentem cumulare non intermittet Stas Vestras, cui, et manu, et anima profiteor, quod sim obedientissimus filius. lo. Rex Poloniae.