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ON ATTEND LA JONCTION DES DEUX ARMÉES

que même elle est obligée à cet effet de faire an emprunt de 400,000 duc, ne pouvant se charger d'une plus forte somme d'intérêts. Enfin, dans la troisième, il annonce que le card. Pio a prié le pape pour l'union des navires de l'Espagne avec ceux de Malte, du grand-duc et du Saint-Siège afin d'obtenir quelque diversion des Turcs en mer; mais comme les vaisseaux espagnols n'ont pas encore paru dans ces eaux, ils ne peuvent pas arriver à cause de la saison avancée ; S. S. a répondu qu'elle trouvait la chose difficile et qu'elle en écrira à Madrid (i).

Le 29, Pallavicini écrit : de Oppada est arrivé à la reine un extraordinaire qui dit qu€ le roi a fait encore trois lieues avec 25 compagnies qu'on désigne ici de Pancerna {loricati en latin, et coperti di maglia en italien) ; cette cavalerie est la plus légère et la plus indiquée pour l'exploration ; le reste de l'armée marche à quatre lieues de distance (2)... Le roi annonçait que le duc de Lorraine venait à sa rencontre ; qu'il avait écrit au pape de calculer que bientôt il y aurait l'union avec l'armée impériale et que, le 31, il passerait le Danube à Tulm, à quatre lieues de Vienne ; et enfin on en viendra bientôt aux mains avec les Turcs. S. M. avertit aussi qu'elle a reçu une lettre de Staremberg de Vienne qui lui annonçait que sa santé s'était améliorée) qu'il espère qu'il se rétablira tout à fait ; que les Turcs n'ont pas pu se loger dans le Rivellino et ont perdu plus de 12,000 janissaires. Le baron

(i) Par une circulaire aux nonces, de cgtte date, Cybo informe : que dans la semaine on a eu le Jubilé universel pour prier Dieu contre les Turcs,, et que mercredi on fit une procession générale de la Prélature, du Sacré Collège et de tout le clergé séculier et régulier. Le pape, à son grand regret, n'a pas pu y prendre part, étant toujours malade d'un pied.

(2) Et, le ler septembre, il ajoute que sont rares les nouvelles de la Hongrie ; mais que l'on répète que les hongrois ont subi bien des pertes de la part des polonais, qu'on regarde avec terreur. Les hongrois se plaignent de Tokôli qui les a trompés, mais ils n'osent pas l'abandonner car il les tyrannise... On fait toujours des prières publiques ; et les quarante heures ont lieu dans les églises.

ajoute que la poudre commence à manquer, mais qu'il en aura encore suffisamment jusqu'à l'arrivée de S. M. qu'il attend... Beaucoup de cosaques ont rejoint le roi (i).

Le 31, Bon visi transmet à Cybo, de Linz, trois lettres; par la première il répond :

Vedrà V. E. che anche senza i riveriti stimuli di N. S^^, e di V. E. (2) ho seguitato la Corte, doppo haver celeremente aggiustato in Passavia i due negozij, che con premura mi furno commessi da S. M., e se mi trattenni qualche tempo in Braùnau fù per nécessita précisa, perché nel precipitoso viaggio, che si fece, i miei cavalli di grandezza considerabile, e non avvezzati alla fatica, si erano ridotti inhabili, et alcuni ne ho perduti, et altri con gran stento li ho rimessi in grado di potermi servire. E trovandomi ancora senza denari, e non potendone havere dà i mercanti, che erano soliti di provedermene, mi bisognô scrivereà Bolzano, per havere da i mercanti Lucchesi, che negoziano in quella piazza, sufficienti recapiti. Haverei seguitato S. M. da Lintz à Passavia,' se quella notte, che si fuggi, havessi potuto sapere à quai parte, e par quai strada voleva S. M. ritirarsi, ma se bene andai in persona alla casa di Monsig'" Vescovo di Vienna, e del Sig^ Maggiordomo maggiore per informarene, non potei cavar da loro altra notizia. se non che i Tartari erano vicini, e chè bisognava salvarsi, come si poteva, onde io trovandomi in un borgo totalmente aperto, non tutta la mia gente, e con quella robba, che mi riusci a salvare dà Vienna, presi per partito di seguitare il cacciator maggior, native di questo paese, che mi promesse di condurmi per strade le meno pericolose, el' istessa fii seguitata dall' Impératrice Eleonora, e dal Sig'" Ambasciatore di Venezia, che si ritirarono à Salzburgo, et io passai à Braùnau per avvicinarmi alla Corte, e sentire se si fermerebbe à Passavia, ma per molti giorni se ne stette in dubio, e non licenziorno i carri, trattenuti con grandissima spesa, perché se fosse precipitato l'assedio di Vienna,

(i) Le 18 septembre, Cybo se félicite avec Bonvisi que finalement le roi de Pologne, avec l'aide du duc de Lorraine ait passé le Danube et que les deux armées se soient unies. Mais, le même jour, il déplore que le très-chrétien ait répété au nonce les mêmes réponses touchant son concours en aide de l'empereur. Et, à la même date, il informe que S. S. a fait envoyer au comte Erdodi, ban de Croatie, 25,000 fl. à la suite des instances pçur subside.

(2) Le 14, Cybo l'avait enj^agé à ne pas trop s'éloigner de LL. MM. et, le même jour, il informait que le pape a fait publier un Jubilé universel afin que tous les fidèles puissent contribuer avec le plus grand résultat.

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