FÉLICITATIONS DU PAPE A LA REINE DE POLOGNE
sparo générale in questo Castello S. Angelo, con salve replicate di tutta l'arteglieria ; con fuochi per tutte le contrade di città,e con luminarii la maggior parte di torcie à tutte le finestre fattisi da ogni sorte, e condizione di persone col suono à doppio di tutte le campane nelle chiese de' secolari, e regolari incominciato dal tocco dell'Ave Maria fin' ad un hora di notte col rimbombo délie acclamazioni popolari, e con essersi in fine questa sera cantate solennemente a S. Maria Maggiore il Te Deum colle lettanie délia Vergine S"'^ in rendimento di grazie alla bontà Divma per una si gran vittoria coll'intervento délia S^^ di N. S'"^, de V. S. Collegio, e délia prelatura, e de' Principi.
Et, le même jour, il mande à Pallavicini :
Giovedi sera giunse quà un corriero spedito dal S^" Card. Buonvisi, portando la nuova desideratissima délia liberatione di Vienna dall' assedio colla fuga, e sconfitta del Turco. N. S^^ hà sentito un giubilo inesplicabile di si maravigliosa, et insigne vittoria, e poiche questa, dopo Dio è opéra principalmente del Rè di Polonia, la cui fortezza, e virtù militare hà trionfato in si grande impresa ad eterna gloria del suo nome acclamato degnamente da Roma e da tutta la Cristianità, vuol S. B"e, che V. S. 111. si porti subito dalla Reginâ per congratularsene in nome di S. S'^à ^Ha M. S., che viene in gran parte di tanto acquisto. E giunto altresi questa sera il S'" Segretario Talenti inviato da S. M^a per deporre à i piedi délia S'^ S. il principale stendardo tolto dal Rè al nemico ; il che hà raddoppiate le acclamationi di tutta la città, e le apostolichebeneditioni di S.B"ealla pietà, et all'incomparabil valore délia M^a g, ^li rimetto nel resto al foglio annesso, e godendo grandemente di si lieto successo anche per la benemerenza di V. S. nell' avevervi tanto contribuito, le bacio ecc.
Le 26, Pallavicini informe Cvbo :
Le lettere del Campo Regio, oltre le nuove communi che anche più fresche seranno avvisate da Vienna portano l'abboccamento di Cesare col Rè seguito in Campagna, et à Cavallo. Varii Senatori che vi erano e sono soliti di ricevere dal loro Rè accoglimenti grandi, provata la diversità, se n'erano duolsuti col Sig'" Duca di Lorena, che si era studiato d'appagarli mostrando la diversità dell'uso et assicurando per altro délia benignità e grata volontà di Cesare : dalle lettere pero che si hanno non si vede, che tal ragione gl'appagasse, se ben fosse da haverli convinti. L'armata si duoleva délia carestia, et il Rè dice non haverla provata taie in Zarawno,ma ne l'Armata Impériale haveva più che la Polacca, e la devastatione fatta da Tartari par che meriti che si
sopporti patientemente ; ma cio è duro à questa natione assuefatta air abbondanza.
L'Hospitale Castrense, che per 1 a prima volta è in questi eserciti è aggradito al Re e piace molto all'Armata. E perché per esso si son scielti operarii temporali e spirituali Eccellenti e si è provisto di Persone non men di valore che di carità e zelo, non vi è conditione et ordinedi Persone che non ne partecipi abbondantemente.
A S. M^a è stata presentata un' Imagine délia B. V. di Loreto che già era in una Chiesa Rurale dell'Austria quai Imagine è stata percossa in 4 parti da Tartari. In questo quadro vedonsi da un lato e l'altro délia B^ V^ dipinti due Ange)i, uno de' quali tiene una Cartella colle parole seguenti. In hac Imagine B. M. V. victor ero Joannes e l'altro con queste. In hac Imagine B. M. V. victor eris loannis. S. M. nel leggerle ne hà formato ammiratione e stupore parendole una predittione délia Vittoria ottenuta.
Questa mane è passato sotto le mure délia Città l'essercito Lituano assai ben in ordine. et i Capi che si desideravano sono quasi tutti comparsi. Questa sera alloggerà in vicinanza dell'Abbatia Tinecense e sarà pronto à marciare ad ogni cenno, che tuttavia s'attende dal Rè che non à anco determinato quello che habbi à fare per la causa commune.
Et, le même jour, il lui annonce : « Me trouvant chez la reine avec Mgr Zaluski, S. M. me demanda si je savais que Tokoli avait, réuni les Etats de la Hongrie et que voyant qu'il ne pouvait plus se maintenir tout en refusant de s'accorder avec César, il aurait manifesté l'idée de faire proclamer roi de Hongrie le prince Jacques. Je fus bien étonné d'entendre S. M. et j'ai dit qu'un malheur plus grave ne pourrait arriver pour sa Maison et pour les affaires publiques, car cela amènerait la rupture de la ligue qu'il faut maintenir très-ferme. La reine s'étant aperçue de mon trouble, ajouta que le roi se trouvant à Cestokovia en reçut l'offre du duc de Lorraine de la part de l'empereur, à la condition qu'il sauvât l'Autriche, mais que le roi n'a pas voulu l'accepter. Le roi, qui est trèssage, saura si le projet des hongrois est vrai, et j'espère qu'il l'empêchera ; de mon côté je tâche de m'efforcer à faire avorter une intrigue que je crois fabriquée par l'enfer contre la ligue, comme i'en ai déjà averti Bonvisi ^. Et, le même
INCERTITUDES DE L'EMPBREUR. 763
jour, il transmet la copie d'une lettre du v. chancelier en date du 16 et du quartier général de l'armée (i).
Le 28, Bonvisi prévient que l'empereur a invité les électeurs et les princes d'Allemagne de se présenter personnellement à Ratisbonne pour les consulter sur la continuation de la guerre contre les Turcs et selon les réponses il décidera son départ. « D'après les instructions de V. Em. de ne pas m'éloigner, je suivrai la Cour, mais incognito. » Le même jour, il répond : que l'empereur étant rentré à Linz il n'a pu remettre personnellement au roi de Pologne le bref et la lettre de S. Em., mais qu'il a tout remis avec une lettre d'accompagnement à l'échanson du roi qui est venu à Linz pour remettre de la part de son maître des chevaux à l'empereur. « Les routes sont en très-mauvais état, écrit-il, et je crains pour le retour de mon gentilhomme. J'envoie à V. Em la copie de la lettre du roi et de la réponse que je lui ai transmise pour le tranquilliser, voyant que dans sa lettre il se plaignait de n'être pas secouru par N. S.; il serait donc opportun que César se contentât que des 100,000 écus qu'on envoie de la part du pape, la moitié soit donnée au roi. En ayant tenu parole à l'empereur, il montra de l'opposition disant que le roi avait tout le comptant qu'on a trouvé danc la tente du gr. Vizir et que les dîmes lui étaient aussi réservées ; et à ma réplique que d'après la lettre au card. Pio on voulait celles-ci pour l'empereur, S. M. répondit que cela avait été une erreur du chancelier. J'ai observé qu'en tout cas 50,000 écus n'auraient pas dû faire naître de jalousies et des discordes. César conclut qu'il en parlerait avec ses ministres... Aussitôt que reçue la
(i) « Litterae habentur in original! à Christianissimo ad Imperatorem Turcarum, vult Deus omnia détecta, quae contra pietatem Christianam habent. La Regina mi hà detto che si sono intercette lettere scrittè di Francia d'Agosto che portano, corne al Techeli si mandavano 10.000 non intesi bene se tallari ô ungari. Dal Canceliiere délia Regina hô saputo che quel gentilhuomo mandato da questo Rè al Techeli scrive di hayer trovato appresso il medesimo Techeli un Francese mandatovi dal Rè di Francia ; et la Regina mi hà soggiunto, che ben conosce la persona, ch'è stata qui con Bettune. Notitie, che hô stimato bene di dare ».
lettre du roi je me suis rendu chez Mgr de Vienne, qui rentré malade, se trouvait avec le majordome ; le premier se montra de l'avis de l'empereur, mais le second fut plus perplexe, sans se prononcer ; ainsi en répondant au roi je suis resté dans les généralités. Il faut être prudent afin que n'arrivent pas des occasions de mécontentement, surtout que le roi a l'idée de fixer son quartier dans la Hongrie turque, et ces ministres voudraient y mettre leurs troupes afin de dégrever les provinces dévastées, ce qui peut faire surgir des difficultés. Il y a des ministres qui craignent que le roi ne veuille par des accords avantager trop Tokoli, trouvant qu'il aurait dû le faire charger par les Lithuaniens. S'il faut que j'aille voir le roi en Hongrie j'irai... Je voudrais bien que l'empereur abandonnât le projet de Ratisbonne et aille plutôt passer l'hiver à Presbourg afin de donner du repos à l'Autriche et à Vienne, tout en surveillant les affaires... En attendant je serais d'opinion que, pour assouvir les jalousies qui pourront naître de la partialité du roi pour Tokoli, il serait opportun que le pape écrivît au roi, l'exhortant à hâter l'anéantissement de ce /^ssw;ïo rebelle de Dieu et de son prince ; car, si on lui augmente les territoires, et, à sa demande les privilèges dans le ro}/aume avec l'immunité aux hérétiques, le crédit de ce monstre de perfidie croîtra et il sera toujours un instrument pour les rebelles hongrois. Le pape pourrait peut-être exhorter le roi à procurer, s'il le veut, des satisfactions honnêtes à cet individu afin de le tranquilliser, mais non à le fortifier avec des Etats lui donnant du crédit auprès de ses nationaux, car n'ayant plus l'aide des Turcs il pourra être réduit, si le roi le veut,â des conditions bien inférieures à celles auxquelles il prétend... Je ne serais pas d'avis que le pape poussât trop contre les hérétiques afin de ne pas réduire au désespoir aussi ceux qui sont sous le Turc, mais j'opinerais pour que le bref, sans s'occuper d'autre chose, se bornât à ne pas laisser Tokoli puissant, car si le roi avait cela à cœur, bien des ministres accorderaient au rebelle leurs faveurs ; je suis d'opinion que ce chef battu et réduit à ne plus nuire, on pourra, avec la douceur, gagner un grand nombre d'hérétiques. »