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LE ROI SE PLAINT DE TOKOLI

Rosa d'Oro per se. V. E. puo ricordarsi cio che accadè intorno à questo nel pontificato passato, e corne a taie intuito restô costi lo stocco senza che fosse presentato. N. S^^ nondimeno inclinarebbe à compiacer la Regina con simil dimostrazione, ma prima di risolversi vorrebe, che V. E n'intendesse destramente il senso dell' Imp"'*', parendo alla S^* Sua che veramente quest'honore dovrebbe farsi prima all'Imperatrice ; ma considerando dall'altro canto, che compla anco al buon servitio di S, M^» Cesarea, che in questi tempi et urgenze la Regina resti sodisfatta. Quando l'Impératrice desiderasse poi la Rosa d'oro, si potrebbe mandarla anche à lei (i).

Le 10, Pallavicini écrit à Cybo :

Le lettere di S. M. di questa settimana scritte à me replicano, come la carestia de' foragi era ia principal causa che si fossero tanto ritardate le operationi ! Si duole anco che il Ponte sul Danubio non fosse stato subito costrutto, sendo che era il più brève modo per provedere aile nécessita dell' essercito il passare alV altra Riva, non potendosi coU' industria de trasporti sovvenire à bastanza. Sente S. M. al vivo, oltre il danno del tempo, sente quello de' Cavalli,che rendono questi esserciti atti e proprii contro i Turchi, onde maggiormente se ne lamenta. Del Techelii parla con questi termini. lam in Dei nomine et Cornes Techelius respexit ad saniora, misitque ad Nos simm Ablegatum ciim

nait qu'on l'emploie à d'autres usages. Et, le même jour, il ajoute : au lieu des 500,000 fl. promis le 7 août à l'empereur on ei, a remis 600.000 ; à présent S. B. veut que l'on prélève 50.000 sur les derniers expédiés pour les restituer à Mgr de Salzbourg pour autant qu'il a anticipés.

(i) Le 2 novembre, Bonvisi lui répond :

Lo Stocco e il Cappello fù portato da me à Vienna quando ritornai di Polonia, e sono restati frà le mie robbe, che lasciai in Vienna, che ancora non hô potuto far venire per carestia di barche, e suppongo che saranno ben conservati, et hô scritto per haverne aviso. Non hà l'Impre alcuna difficoltà, she si présent! al Rè di Polonia lo Stocco, et il Cappello, ne che si dia^ la Rosa d'oro alla Regina, ma li par conveniente, che questa si dia prima ail' Impératrice, dicendo che fù donata all'Imperatrice Margherita, e che la Claudia non l'hebbe, eperô la desidera per la présente Impératrice, e mandando le due Rose insieme, si puô far prima qui la funzione, e poi in Polonia, altrimenti vedo che dispiacerebbe, che ia Regina fosse preferita ail' Impératrice. Gode perô S. M^a Ces», che si faccia questa dimostratione al re di Polonia per animarlo aile operazioni, ma la Rosa la desidera anche per l'Impératrice.

Innocent XI — III 49

débita devotione. Facile res cesstiras ex emoliimento Chvistianitatis crederemtis,nisi adsit aliquid contrarium ex consiliis cunctatione,mora et scYUpulo ambiguis (i). Finisce qui colle più vive significationi del suo zelo di far conquiste, aggiungendo : Propensionem nostram erga res Christianas toties ac toties communicamus id unice contendentes quomodo eadem non lateat Suant Sanctitatem ; il che per farlo più propriamente, corne per esprimer nell'altro, meglio il suo senso ho nferite le sue parole stesse.

lo ho risposto à S. M^ che le sue attioni han comprobato e comproberanno maggiormente à S.S^^ l'ottima opinione che hà del fervore délia M. S. per la causa commune délia Christianità, conservatione, et aumento di essa : Quanto ail' altre cose gl'ho risposto apportando varie ragioni, ô certe ô verisimili atte à scemare quella sua displicenza e sminuire il travaglio chêne sente il suo animo. Ed ail' Em V. ecc.

Le 12, Bonvisi transmet trois lettres à Cybo ; dans la première, il informe qu'ayant annoncé à S. M. que Ranuzzi a écrit qu'il n'avait pu obtenir d'autres déclarations du trèschrétien, l'empereur s'est bien étonné que dans les circonstances où il se trouve on veuille l'obliger à dissoudre les ligues défensives, le laisser seul contre les Turcs lorsque l'année prochaine ils viendront à la revanche. « Voyant S. M., écrit-il, décidée à rester unie à ses coalisés, je n'ai pas fait allusion à ce qu'a écrit V. Em. de voir si est possible un accord avec la France à la satisfaction des deux parties, et cela afin de ne pas inspirer de la méfiance ; mais, comme suite à la conversation, j'ai prié S. M. de me dire si elle avait quelque chose à me suggérer, du moment que les démarches de N. S. sont restées infructueuses ; elle me répondit que le sujet était

(i) Le g, Cybo lui avait répondu : Hà N. S. gradito in singolar maniera il filial et ossequioso riconoscimento, che il Rè hà mostrato et espresso à V. S. I. per la parte datagli da lei de gl'altri loo.ooo fiorini, de quali per servizio délia sua armata, oltre à gl'altri 300.000 gli hà fatto grazia la S'a Sua. A questi si aggiungono cento mila Crociati di Portogallo, che sebene dovevano servire per rimborso délia Caméra Ap^a per altrettanti simili, che subito havutosi l'avviso di tal regalo S. B. fece pagat del proprio à Cesare, affinchè la M. S. potesse valersene prontamente nelle urgenze délia stretta piazza di Vienna, con tuttociô hà voluto S. B"^ farne regalo al Rè per sostentamento délia sua armata, sicome più diffusamente le hô accennato.

FAIT d'armes des POLONAIS A BARCAM. 77I

trop délicat pour pouvoir s'expliquer sur pied plus qu'il n'avait fait, se déclarant prêt à un traité général auquel il pouvait consentir ; que du reste Dieu avait délivré Vienne et le délivrerait des autres invasions, n'étant occupé que de la défense de la chrétienté contre l'ennemi commun que d'autres voulaient soutenir procurant des diversions... En réalité l'invasion en Flandre et les jalousies qu'on fait naître en Allemagne et en Italie sont un contretemps trop grand ; les troupes auxiliaires demandent à rentrer dans leurs foyers et c'est l'ambassadeur d'Espagne qui les y pousse... Si l'empereur doit rester dans ce monde il sera bien faible ; ses troupes ont diminué de moitié par suite de maladies ; j'ai exhorté aussi l'empereur à commencer les enrôlements, car on a vu comme il est difficile de faire manœuvrer les auxiliaires ; surtout que les hérétiques, tout en consentant à délivrer Vienne, se sont refusés à détruire les Turcs, parce que cela aurait entraîné la perte des rebelles hérétiques ; toutefois il faut beaucoup d'argent pour se mettre contre les Turcs avec les seules forces de l'empereur et du roi de Pologne. »

Dans la seconde, il écrit : le voyage à Ratisbonne est abandonné par la répugnance des électeurs à bouger ; le projet de Prague s'est aussi évanoui à cause des grands frais qu'il occasionnerait et que pour les enrôlements il faudra 600,000 thalers. On restera l'hiver à Linz pour aller au printemps à Vienne ou à Neustadt,ou encore à Presbourg, mais nos armées ne peuvent pas grand' chose. Et, le même jour, il annonce la mort de Zizindorff, dont l'empereur a été bien affligé (i).

(i) A la même date, il annonce le fait d'armes de Barcam. Les deux armées marchaient vers la place lorsque le roi de Pologne qui s'était trop avancé rencontra 500 chevaux Turcs et les chargea : Mais ceux-ci attirèrent les polonais dans une embouscade, d'où sortant 5000 turques ils mirent en désordre les polonais tellement qu'on a eu des craintes pour le roi ; toutefois le duc de Lorraine, averti, envoya ses dragons et les Turcs fuirent. On a dit que les polonais ont perdu 1500 hommes... Et, le ig, Bonvisi avertit que 26,000 soldats sont restés de l'armée turque et seulement 14 pachas... Lorraine a prié le roi pour que l'on ait plus de discipline parmi les polonais parce qu'ils font beaucoup d'incendies même des fourrages.

Et, dans la troisième, il annonce : que sont restés sans effets les espérances qu'on avait conçues d'après les correspondances des princes vassaux des Turcs ; soit parce qu'ici on s'était trop illusionné soit parce les nôtres n'ont pas profité de la victoire, soit enfin parce que ces princes vassaux ne voyaient pas de pouvoir réussir dans leurs projets étant donné qu'aux Turcs restaient encore de grandes forces ; « à présent on négocie secrètement pour savoir ce qu'ils veulent faire. Chacun jette sur l'autre la faute d'avoir perdu l'opportunité ; et je crois ne pas commettre une injustice en les condamnant tous, car quoiqu'ils disent que la nuit survenue a empêché de profiter de la victoire, ils auraient eu le temps pour détruire toute l'infanterie si on ne s'était pas Uvré au pillage le lour suivant... L'évêque de Vienne m'a dit qu'on a été jaloux de voir que le roi ne voulait pas consigner à l'empereur les lettres des révoltés trouvées dans les campements turcs, qui donneraient grande lumière ; et que plutôt il excuse les révoltés de la Hongrie inférieure demandant même leur pardon. Cette conduite fait soupçonner que le roi ait voulu gagner l'amitié des hongrois... Je suis content d'avoir poussé le roi de Pologne à persécuter Tokoli ; on saura aussi la vérité sur sa conduite car le nonce de Varsovie, a dit qu'il soupçonnait, les révoltés de vouloir acclamer pour seigneur le prince Jacques, et la reine l'ayant appris aurait répondu que c'est le duc de Lorraine qui, au nom de l'empereur, avant la victoire en avait fait la proposition, mais que le roi ne l'avait pas acceptée. Je tâcherai de savoir si cela est la vérité. »

Le i6, Cybo informe Bonvisi que d'après le discours qui lui a tenu l'envoyé de Pologne en lui remettant la lettre de son roi et aussi d'après une feuille du card. Barberini, on voit que S. M. est bien peu satisfaite des ministres de l'empereur, qui laissent par négligence manquer de vivres l'armée, qui de Vienne allait à Passau ; on n'y a pas même envoyé de barques pour passer le Danube, on a attendu trois jours dans une contrée dévastée sans fourrages et bon nombre de chevaux sont morts. Le roi se plaint aussi de ce que Mgr de Vienne ne lui a

DIFFICULTES MONETAIRES. 773

ni fait visite, ni écrit lorsque S. M entra en ville après la bataille, « S. S. a répondu que peut-être les lettres se sont perdues dans la confusion comme celles lui a envoyés V. Em. mais ces petits incidents peuvent faire naître de la méfiance et des désagréments N. S. veut que V.Em. en^^^age i'évêque à écrire au roi de nouveau même s'il l'a déjà fait. V. Em. insistera aussi au près de l'empereur afin que dans l'avenir on approvisionne l'armée et qu'on ne délibère pas sans prendre conseil de ce roi lequel, en outre de la dignité a une valeur personnelle et de grands mérites auprès de la chose publique — ce qui doit encore le distinguer des autres — et qu'on opère de manière qu'il n'arrive pas comme au siège de Haussel entrepris dernièrement contre l'accord à Vienne. » Et, le même jour, il lui transmet le rapport au trésorier général de S. S. (2).

Le 19, Bonvisi, après avoir annoncé que Ranuzzi l'a informé que le roi lui aurait dit que l'empereur ne lui a pas écrit pour

(i) Et le même jour, il lui écrit, « que S S. a appris qu'à Vienne on vit avec un grand relâchement de mœurs, et elle m'ordonne de signifier à N. Em. qu'elle doit en avertir I'évêque et l'engager à y apporter les remèdes les plus efficaces. »

(2) Le doppie 31438 di Spagna state mandate da Gcnova, importano più di scudi centomila moneta romana,secondo quello ch' al présente si contrattano in Roma, e fuori di Roma, et per conseguenza importano piia di fiorini dugentomila, e si è fatto risolutione di mandarli di questa qualità, perché è stato supposto, da chi si ore deva informato del corso délie monete in quelle parti, che tornasse meglio mandare questa specie, che da per tutto è gradita, et hanno supposto che' in Germania si dovessero spendere facilmente, senza haverle da convertire in tanti LTngari.

Il che perô quando voglino fare, non haveranno alcun pregiuditio nel peso perche se bene il giovane del S^ Lelio Paravicini hà ricusato di pesarle, allegando che in Milano non siano state consegnate à peso, in Genova perô sono state tutte pesate, e capate, buona parte al gran peso di Francia, et il resto al peso giusto corrente. Ond' il Sigi" Cardi. Nuntio puô far istanza, che dichiara come le hanno trovate, che sentira essere rincite tutte di peso. Le mandate doppo si troveranno parte di Spagna, parte délie stampe uguali, per non essersi potute havere prontamente di Spagna, ma tutte saranno di giusto peso, che perciô sera accertato i'ordine che S. E. hà dato che siano pesate. Quasi per la meta di questi ultimi scudi centomila, sono mandati in scudi d'argènto di Genova essendo difficile trovarne.

demander des secours, ajoute « que le très-chrétien continuant à préparer de grands armements, on craint à Paris que les princes coalisés ne veuillent faire aussi des armements pour défendre leurs Maisons ; ceux-ci se plaignent de la France. On affirme même que le gr. Vizir sous Vienne, aurait dit bien souvent qu'il comptait que la France ferait des diversions ; mais par la nouvelle défaite reçue à Barcam (i) j'ai confiance

(i) Le 24, Pallavicini transmet à Cybo un rapport sur la bataille du 10, et il avertit qu'on travaille à aider le fils de l'ancien hospodar de Valachie à reconquérir le pouvoir et qu'à cet effet il a envoyé au roi 100,000 fl.

Considerando la Mtà del Rè di quanta importanza fosse alli Christiani l'impedire à Turchi il passo del Ponte di Strigonia prese risolutione d'andarlo à rompere e bruggiare dalla parte di Barcan. A questo fine fece passare l'armata Pollacca seguita dalla Cavalleria Alemanna havendo lasciata l'infanteria Todesca nell'Isola di Schultz. La sera de i 6 Ottobre S. M^à si fermô due leghe lontano da Barcan, la notte fece avvertire il Duca di Lorena, corne il giorno seguente \oleva fare un gran camino a fin di non perdere un momento di tempo per altro molto prezioso verso il fine délia Campagna. La mattina de' 7 la Mtà S. si messe in marcia alla testa del suo Essercito, e spedî, parte délia suo Vanguardia, con alcuni Dragoni per osservare se il Inimico si mettesse in posto da contrastarle la presa di Barcan che corne si è detto è situato alla punta del Ponte di Strigonia, luogo per altro piccolo, ma fortificato e stimato da Turchi, anco per una Moschea, che vi havevan, L'Esploratori riferirono, come i Turchi havevan messo in Barcan 1000 Gianizzeri, senza parlare dell'altra gente, ch'era in quel Contorni. La Vanguardia dunque continué senza apprensione il viaggio e nell'avvicinarsi à Barcan rincontrô à caso un partito di circa 300 ô 400 turchi, che da Neuhausel passa va a Barcan, Li nostri vistolo se li spinsero contro con tanto calore che senza avvedersene si trovorno inoltrati in un Vallone fra l'imboccatura del fiume Gran nel Danubio et il Borgo di Barcan ove trovorno l'armata Turchesca schierata in Battaglia. Parte délie truppe che componevan questa Armata erano arrivate la mattina stessa, havendo passato il Ponte la notte. Detta Armata era commandata d^l nuovo Bassa di Buda, soldato molto stimato dal Visir e surrogato per ciô al Bassa di Buda Hibraim fatto strangulare dal Visir insieme con alcuni altri Capi dell'Armata Turchesca incolpati da lui délia perdita délia battaglia sotto Vienna per la quai causa ancora haveva deposto il Kam de' Tartari e messo in suo luogo un altro soggetto riputato pm fedele et ardito. Il nuovo Bassa di Buda desiderosô di corrispondere alla gratia fattale dal Visir si csibi di contrastarc al' Re di Polonia il passo di Barcan, al quale effetto ottenne dal medesimo Visir la miglior parte dclle truppe e specialmente di quelle invia-

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