LE ROI SE FACHE CONTRE TOKOLI
Vienne on n'a pas répondu à ses avances. Toutefois le roi est bien fâché contre lui ; et à Lubowla il a fait emprisonner ses députés comme rebelles, confisquant les biens que les hongrois tiennent dans la République pour s'indemniser de ce qu'ont perdu les troupes en Hongrie.* L'armée est bien fatiguée et diminuée par suite de l'air, de l'eaii et de la nourriture qui sont mauvais ; la vie était devenue intolérable surtout après Strygonie, car le pays est désert; les populations se sont enfuies et bien des soldats ont été tués se trouvant seuls à fourrager. Et, il écrit, que le jour même de l'arrivée du roi, il est allé le féliciter de tant de succès, que S. M. le remercia exprimant son contentement d'avoir plu à S. S. pour laquelle il éprouve une grande vénération (i).
Le 16, Bonvisi adresse deux lettres à Cybo ; dans la première il dit :
Mons^ Vescovo di Vienna si è scusato con me di non haver visitato il Rè di Polonia, perche le sue indispositioni non li permissero (sic) di aiidarlo à trovare due leghe lontano quando vi ando l'Imperatore, e poi il Rè si slontano d'avantaggio, marciando verso l'Ungheria, e mi hà detto, che ne fece scusa con lettera, e ne scrisse poi due altre à S. M^^, e che à niuna hà mai havuto risposta, onde non sa se k S. M^^ possa esser grato, ch'egli le scriva di nuovo ; forse le lettere si saranno perdute, e le mie ancora hanno questa disgratia ; se pure non si finge di non riceverle perche stringevo molto sopra il particolare del Techeli, ch'è la causa de tutte le ombre, e se S. M^à non risponderà alla quarta, con la quale accompagnai il Brève, manderô il dupplicato con espresso (2).V. E. si assicuri,che si usa ogni atlenzione per tener sodis-
(i) Le 12, Cybo se félicite de la prise de Strygonie. Le 27, il annonce que N. S., continuant toujours par son affection paternelle à préparer de fortes ressources au royaume, a ordonné l'exaction des dîmes sur tous les biens ecclésiastiques d'Italie ; et il lui transmet un exemplaire de la Bulle.
(2) A la même date, il déclare qu'il trouve plus opportun que l'on envoie en espèces, en or, au lieu que par traites (polizze), parce que les vénitiens ont trop élevé le taux du change ; avant le siège les marchands donnaient 120 quarantam pour avoir un écu de Rome ; à présent ils ne veulent plus en donner que 112 et attendent le moment de descendre à iio. Il est donc préférable d'acheter à Gênes des vesques (barres) du Pérou, avec lesquelles ici on frappera la monnaie qu'on veut, et il y aura toujours une compensa-
788 LA LIGUE Et LA GUERRE.
fatto il Rè di Polonia, dopo il primo errore, che fece l'Imp'"^ di usar troppa sostinutezza (sic) col Principe di Polonia, e con quelli magnati. Si è tollerato senza dolersene, che si sia publicata una lettera scritta dal Rè alla Regina, colla quale attribuiva la vittoria di Vienna tutta à se stesso, ancorche le sue truppe cominciassero à piegare, e fù necessario che le Alemanne lo sostenessero, corne fecero le due volte sotto Barcan. Hanno aderito sempre à i suoi consigli, fuor che à quello di non tentare Strigonia, che troppo importava. Gli hanno dato i quartieri, che hà voluto, ma non possono soffrire che s'interessi tanto per il Techeli fin à chieder per lui quartieri, et armistizio, sotto pretesto di non poter godere dei proprij con quiète se non si assegnano pacificamente ancora al Techeli, quando è certo, che se S. M^^ vuole, si puole interamente rovinare quel ribelle. Si mostra ancora S. M'^ proclive à procurarli stato, e dignità, et à permetterli, che sia intercessore per il Regno, offerendoli poi la garantia propria, et délia Republica, il che aggiunto à i discorsi, che fece già là Regina sopra l'acclamazione del figlio, fà credere che il Rè di Polonia nutrisca veramente questi pensieri, e cio turba talmente, che si verebbe à maggior gelosie se io non asicurassi che N. S'"^ proseguirà à stimolare per la depressione del Techeli, che il re dopo veduti i sentimenti di S. S^^ opérera con vigore
Dans la seconde (i), il répond :
...per compiacerla, ho parlato al Vescovo di Vienna, circa gl'avvisi che ci erano délia continuazione del licenzioso vivere di Vienna, et il bisogno, che ci era di rimediarci per placare l'ira Divina, che per tal causa è verisimile, che habbia mandato tanti castighi, prima con la peste, poi con l'assedio, e con la desolazione del paese, e li ricordai che sopra di cio havevo parlato moite volte, et hora lo facevo per ordine espresso di N. S'"^ Mi confessé Monsig'" Vescovo esser veri
tion sur les frais de transport. Cependant, j'ai fait comprendre au président de la Chambre qu'on perdra davantage avec les polizzc que pour l'or, car les 100,000 écus romains à 112 quarantani ne donneraient pas plus que 186,000 fl. et 2/3 ».
(i) Et enfin, le même jour, il annonce que l'électeur de Bavière vient d'arriver ; que l'empereur le retient à la Cour et que le drap est dans les chapelles. » S. M. m'a prié de ne pas y intervenir, ne pouvant pas traiter l'électeur différemment à cause des capitulations... J'en ai eu du regret, parce qu'ainsi on porte préjudice à la dignité cardinalice ; et après le départ du duc je m'abstiendrai encore d'assister à quelque autre chapelle, pour marquer mon mécontentement. »