IL FAUT CORRIGER LES MŒURS A VIENNE
tutti gli scandali, e che haveva moite volte procurato di rimediarci, ma non li era riuscito per mancamento di assistenza temporale, ma che in fine hà adesso indotto l'Imperatore à procéderai con ogni rigore, castigando gli scandalosi, e pero sperava che in brève si rimedierebbe à tutto, et hora stimo che sarà facile, perché in Vienna non ci è nobiltà, ma quando questa ci ritorni, ci vorrà tutta l'autorità per raffrenarla, havendo le donne nobili perduta ogni vergogna, tolerandosi dài mariti qualsivoglia vituperio ; Et io assicuro V. E. che l'hô sempre esagerato, ma in Vienna non ci è mai stato governo, et ogn' uno hà vissuto à suo modo ; e piaccia à Dio che la troppa clemenza deir Imperatore non lo precipiti, facendoli credere gl'adulatori, che la clemenza sia la principale délie virtia d'un Prencipe, ancorchè repugni alla giustizia, e per mostrare à V. E. che non hô mancato al mio debito nel ricordare, vedendo un giorno l'Imperatore non riscaldarsi in certa materia importante, con un trascorso di zelo li referii in Spagnolo un detto di Gratiano, che mi sovvenne in quel punto, che tradotto dice cosî : Fece la natura i suoi huomini sensibili, e la politica vuol sensibili i suoi prencipi. Prencipe insensibile è come un leone morto, al quale insultano anche le lepri. Mi accorsi poi che il testo era troppo significante, ma Iddio che me lo fece sovvenire, mi diede taie impulso, che non potei trattenerlo. Convengo ancora alcune volte col Padre Hippolito Francescano, huomo veramente santo, che S. M. fece venire dà Trento, e lo tiene sempre appresso di se, e si confida grandemente, e col suo mezzo procuro, che si rimedii, à moite cose di questa natura, e si farà anche questo. Et à V. E. ecc.
Le 20, Cybo écrit à Bonvisi ;
Grand' ammirazione reca à N. S., che per anche non siasi resa dal Ré di Polonia ail' E. V. sul particolare del Tekeli alcuna risposta. E perche preme in singolar maniera a S. S^^^ di veder questo mostro di ribellione ridotto a segno da non mai piii poter porre in si strette angustie non meno coteste provincie, che la Xnità tutta, piacerà à S. B. di sentire, che V. E., à cui hora sono pervenute le commessioni précise, et il Brève di S. S'^ in tal proposito, si adoperi nella forma appunto, ch'ella fà quà sperare, poterie riuscir fruttuosa appresso la M. S., onde questa si disponga al total esterminio di esso. E riferendomi fratanto à quel più, che su tal materia le ho distintamente espresso con altre mie lettere resto ecc. (i).
(i) Le même jour, il écrit: on a eu occasion d'apprendre que l'argent remis n'a pas été bien employé, mais distrait pour d'autres usages; « quoiqu'on ne
Le 21, Pallavicini annonce que le roi s'est emparé par surprise d'une importante localité turque, Zetzen, fortifiée, ce qui est d'un grand avantage pour César et les troupes, car elle garde les routes. Les turcs, se voyant surpris, mirent le feu aux maisons voisines, mais les cosaques, profitant de la fumée qui les cachait, traversèrent le fossé qui entoure la forteresse et, dans l'espace de trois heures, s'en rendirent maîtres; la garnison, composée de 800 soldats, en sortit portant la baguette à la main pour se rendre en pays turc. Ce fait d'armes fut commandé par le prince Jacques, qui est avec son père à la guerre. On mettra dans la place une garnison impériale, mais les polonais y passeront l'hiver, Zetzen présentant des facilités pour l'entretien des troupes... D'après des lettres d'Allemagne, il paraît que l'électeur de Saxe, quoique peu bien disposé envers l'empereur, est toujours ferme dans l'union. On dit que cet électeur, ainsi que celui de Brandebourg, trouve bon l'accord avec la France, mais qu'il ne le satisfait pas quant à la substance ; Brandebourg voudrait laisser les choses dans l'état où elles se trouvent, mais le Saxon y est contraire, n'admettant pas qu'on laisse à la France tout ce qu'elle a occupé après Nimègue (i).
veuille pas y croire, toutefois, N: S. m'ordonne d'en donner avis à V. Em. afin qu'elle prenne des renseignements, parce que le pape en éprouve une grande amertume ».
(i) Le même jour, il écrit: du moment que le reine a abandonné ses projets hongrois pour son fils, il est à espérer qu'elle sera plus utile au maintien de la ligue ; il faut aussi cultiver en elle ses sentiments de dévotion envers S. S., à cette fin, elle recommande à V. Em,, en parlant durci et de la reine au card. Barberino et à l'envoyé polonais, de les rassurer touchant les faveurs de S. B. Et, le 28, il ajoute que le chancelier lui a écrit qu'il y aurait besoin que le pape daignât écrire aux deux gr généraux da royaume et de Lithuanie, et aux deux généraux champêtres pour les exhorter à continuer la guerre, mettant en relief les succès obtenus ; mais comme les Lithuaniens n'ont presque rien donné, dans le bref à leur gr. général il sera bon de ne parler que des opérations de l'armée nationale et sans faire de distinction de race... La Cour accuse de tiédeur quelque général ; et la reine m'a dit que le v. chancelier m'a écrit d'ordre du roi ».
INQUIÉTUDES DE CYBO TOUCHANT TOKOLI. 791
Le 23,Bonvisi envoie à Cybo cinq dépêches ; par la première il répond :
Pur troppo è vero che quà non ci è il segreto tanto necessario par maturare le cose grandi, havendo V. E. letto nelle gazzette di Olanda, quello, che stimai di dover communicare à V. E. con la cifra.
Quanto poi aU'ombre, che insorgono per il procedimento de i Polacchi, questa Corte non vi hà alcuna colpa, facendosi tutto il possibile per contentarli ; ma V. E vedra dalla copia délia lettera scrittami dal Rè di Polonia, e da i punti, che mi hà mandati, quanto siano esorbitanti, et impraticabili le condizioni délia pacificatione, che S. M^à propone, e si aggiunge, che alcuni senatori pretendono, che la Polonia non sia obligata ad operar contro i ribelli, dicendo che la Lega parla solo de i Turchi, quasi che i ribelli siano una cosa separata, e non connessa totalmente col Turco ; onde apparisce che vorebbero sostener per mantenere l'Ungheria nell'antica disordinata libertà, conforme alla loro. Il Nunzio in Polonia hà fatto il possibile per dissipare tali concetti^ che darebbero troppe gelosie, et io dal mio canto non risparmio diligenza, corne V. E. vedrà délia lunga lettera, che scrivo al Rè di Polonia in risposta con piena approvazione deirimp^^, perche se M^^ vorrà constringere l'Imp*"^ à condizioni dannose, e mostrarsi tanto parziale del Techeli, si perderà la confidenza ; e doverebbo considerare i Polacchi, che la rabbia del Turco è più contro di loro, perche sanno, che rimp^^ cercava la pace, et i Polacchi hanno rotta quella, che havevano, onde piii desidereranno di vendicarsi contro di loro, che contro rimp^« che hà solo cercato di difendersi.
Io stô tutto intento à procurar di mantenere la confidenza, premendomi al maggior segno il bene délia Christianità, e la gloriadi N.S""^.
Dans la seconde, il annonce que le comte de Konisegg, d'ordre de l'empereur, le pria de supplier de nouveau N. S. d'intervenir pour une ligue maritime entre les princes d'Italie. Il paraît que l'on compte sur les Albanais ; et c'est un aumônier de l'envoyé impérial,qui a résidé à Constantinople et ressortissant de ces contrées, qui croit à la possibilité d'un mouvement de leur part. Mais il faut le concours des Vénitiens, car s'engager sans connaître leur décision, ce serait un mal pour les chrétiens albanais ; et pour cela l'empereur insiste pour la ligue. Par la troisième, il répond qu'en Hongrie il faut distinguer entre les nouveaux et les anciens rebelles ; ceux-ci
ont toujours agi avec malice, tandis que les nouveaux, souvent, ont été forcés par la nécessité ; il faut de la clémence pour diminuer le nombre des ennemis. Dans la quatrième, il informe que l'empereur lui a donné communication de l'invitation à se réunir, faite par Tokoli aux comités, pour les consulter sur les conditions de l'acommodement proposé par le roi de Pologne, tout en avertissant que si l'on n'en reçoit pas les satisfactions, les Turcs les aideront et spécialement le pacha de Waradin. « On voit que Tokoli, ajoute Bonvisi, est toujours attaché aux Turcs ; il faut donc détromper le roi et je vais lui écrire » (i). Enfin, dans la cinquième il répond que Mgr de Vienne lui a donné l'assurance qu'il a déjà donné des ordres pour porter remède à la vie licencieuse de la ville (2). Le cardinal ajoute qu'il sera difficile de corriger les habitudes des deux Cours, parce que l'usage est trop enraciné, qui permet toute liberté pour faciliter, dit-on, les mariages, car on ne donne que très peu de dot. Il y a quelques mois l'empereur infligea à ce sujet une correction à un chevalier, mais cela a
(i) Le 4, il informait que le comte d'Avaux avait communiqué aux Etats généraux de La Haye, que son roi faisait savoir que n'ayant pu aplanir les difficultés avec S. M. catholique, il avait recouru à l'arbitrage anglais, afin que la ville de Luxemburg ne fut plus en état de lui nuire. La France ne demande que l'équivalent de ses droits sur Alost,les dix bourgades de Gand et autres.
(2) Le 4. décembre Cybo écrit : que N. S. a appris avec beaucoup d'amertume les informations de S. Em., sur la vie licencieuse qu'on mène à Vienne et surtout les dames ; jamais le pape n'eut supposé que la liberté que prennent les femmes était aussi scandaleuse et que les maris le tolèrent. Le pape s'est réjoui de ce qu'on veut procéder avec vigueur pour supprimer ces graves excès qui ne se voient même pas habituellement chez les hérétiques, oià certainement on se comporte avec plus de'réserve et de modestie. Mais, le 11, il lui répond encore : « S. S. a été bien afligée d'apprendre qu'il sera difficile, comme le dit V. Em., d'y porter remède à cause du préjugé'qui existe, que cette liberté facilite les mariages : c'est une maxime bien pernicieuse et même diabolique, parce qu'on permet le mal afin qu'il en advienne le bien. Le pape ne peut comprendre comment l'exemple d'un monarque aussi pieux, zélé et craignant l'ire de Dieu, ne s'ini^pose pas aux personnes de la Cour et que même il ferme les yeux sur de tels scandales. V. Em. ne laissera échapper aucune occasion de faire des remontrances ».