‹ Innocent XIChapitre 313 sur 430 · TOKOLI REUNIT DES COMITES HONGROIS · texte numérisé non relu

TOKOLI REUNIT DES COMITES HONGROIS

plutôt produit mauvais effet, car ici la noblesse s'arroge trop de liberté au préjudice du prince. « Pour ce qui a trait à la Cour de l'impératrice veuve, conclut Bonvisi, j'en ai parlé à l'empereur, mais sans résultat » (i). Et, le 30, il ajoute, qu'aux premiers ordres de S. Em. Monseigneur envoya une circulaire à ses confrères pour la correction des mœurs. « Mais le grand mal est dans la capitale, car les grandes Cours ont maintes occasion de pécher et je serais d'avis d'ordonner que la messe des Rorate (i) ne soit célébrée que le jour venu, mais ici on est tellement tenace dans les anciens usages, que je doute que l'on accepte ce changement. A l'église de Saint-Michel, il y a grand concours de dames aux messes d'après-midi ; comme elles y assistaient avec peu de décence, l'évêque a interdit ces messes à pareille heure et il y a plus de recueillement. J'espère qu'à l'avenir il sera remédié à l'administration de la justice, parce que par le passé les chanceliers aimaient beaucoup les cadeaux, mais les deux nouveaux sont netti di mano. Le P. Marco d'Aviano a dit tout ce que pouvait dire, à ce sujet, un religieux d'une aussi sainte vie; et le P.Hyppolite, qui n'est pas inférieur en sainteté.' avec sa simple prudence ne manque pas à son rôle : autant il est détaché des affaires mondaines, autant il est fervent pour le service de Dieu. On remédiera peu à peu, et y aidera beaucoup le zèle personnel de l'empereur ».

Le 26, Bonvisi informe Cybo que l'archevêque de Zara lui a écrit au sujet desMorlacques et de son désir qu'on les fournisse de munitions de guerre, car il se charge de les encourager à la résistance. « J'en ai donné communication à l'empereur et, pour ne pas brouiller Monseigneur avec les Vénitiens, qui veulent se tenir loin de tout engagement contre les Turcs, j'ai suggéré qu'on fasse passer à Segna une partie de la

(i) On appelait de ce nom les messes de l' Avent, parce que l'Introïbo commence par le verset d'Isaïe : Rorate cœli desuper et niibes pluant justum. . .

poudre envoyée à Trieste par le grand-duc; et S. M. a accepté mon conseil » (i).

Le 27, Cybo écrit à Pallavicini :

Sono tanto piii gradite, et approvate da N. S^^ le parti, ch'ella va facendo per la conservazione délia lega trà l'Impie e cotesto Rè, quanto più S. S'^ conosce che da questa principalmente dipende le stabilimento délie sicurezza publica. Deve ella dunque continuare con tutta l'attenzione, e zelo suo. à prevenire, et à riparare le ombre, e le difficoltà, che protrebbono insorgere perche restando piii che mai stretta la Lega, si potrà nella prossima campagna proseguire facilmente la vittoria, massime verificandosi ciô, che vien scritto da Venetia, che i Moscoviti per ricuperar Cecrino, e la loro porzione délia Kraina fossero per entrar à parte délia medesima Lega. V. S. 111"^^ se l'mtenda col Sig^ Cardinal Buonvisi per ricever da lui, e dargli i lumi opportuni alla conservazione di un cosi gran bene.

Quando non si possa divertir la venuta del Marchese di Bettune, e che egli sia-giunto costà, V. S. 111"^* osservi con attenzione i suoi andamenti, e ne dia conto quà ; procurando frà tanto di mantenersi la corrispondenza di quel Senatore, di cui ella fà meUzione, e di acquistarsi quella degli altri, che stimerà huomini sicuri nell' integrità, e nella fede, e sinceri amatori del publico bene per servirsi dell'opera loro nel procurare il mantenimento délia Lega (2).

(i) Le 4 décembre, Cybo lui répond :

Approva N. S^e, che V. E. habbia dato il suggerimento ail' Imp^e circa i Morlacchi ; ma non crede che detta istanza possa esser stata fatta senza partecipazione del Senato di Venetia.

Intorno alla scandalosa licenza di Vienna, per cui si puô credere che siano venute tante desolazioni, e flagelli sopra di essa, non sa la S'^î Sua maravigharsi a bastanza délia poca soUecitudine in reprimerla di Monsr Vescovo di detta città, al quale mentre ebbe sempre tanta conjEîdenza, et autorità appresso l'Impre^ non poteva mai mancare la maniera di farlo. Conviene hora dunque correggere la trascuragine passata col dar pronto rimedio à tanti, e cosî detestabili abusi per placar Tira Divina. E perché una riforma cosî necessaria coU' esempio riesca più efficace, bisogna cominciarla costi nella corte medesima, n\assime nelle dame.

(2) Et, le même jour, il ajoute :

Neir impiego del denaro pontificio N. S^e si assicura, che V. S. I. per il suo zelo, e per la sua prudenza accerterà sempre il servizio' délia causa publica, massime quando vi concorreranno espressamentc le insinuazioni, e direzioni délia M^à del Rè. com' è succeduto nel sussidio dei 100,000 fio-

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