ON ANNONCE LA PRISE DE STRYGONIE
Le 28, il informe Bonvisi de l'arrivée, avec retard, du courrier expédié par S. M. annonçant la prise de Strygonie ; N. S. en a éprouvé une grande joie parce qu'une telle acquisition nous fait reconnaître l'assistance divine ; et il en félicite S. M. parle bref ci-joint. Le pape en a adressé aussi un autre au roi de Pologne, et V. Em., en le lui transmettant, lui donnera une lettre de moi (i).
A la même date, Pallavicini l'informe que le roi s'approche de la Pologne et qu'il répartit les troupes dans les quartiers d'hiver ; mais on se plaint qu'en Hongrie l'on trouve bien peu de victuailles. Tokoli a fait fermer les portes des villes où Lubomirski voulait faire loger ses soldats ; on verra ce que le polonais fera, car peut-être ne voudra-t-il pas passer devant Cassovie sans y entrer. Il paraît que Tokoli tentait de se retirer
rini, contribuiti da lei al Hospodar di Valacchia per sodisfar S. M'a Onde S. Bne l'hà approvato, desiderando solamente, che V. S. I. invigili, perche in effetti il denaro somministrato non sia distratto in altr' uso, che in aiuto, e servizio dell' armata reale, quai' è ancora l'assoldamento de' Cosachi, che tanto puô valere nelle presenti congiunture, come ben pondéra V. S. I. ecc. (i) Mais, le même jour, Cybo lui écrit : « S. S. est tellement pressée de voir qu'on a supprimé les abus et les scandales à Vienne, afin que ne vienne pas à manquer l'aide de Dieu, qu'elle m'a ordonné de renouveler les incitations ; et pour ne pas me répéter je transmets à V. Em. les copies des dépêches reçues. J'ajoute qu'on dit que la justice ne marche pas dans son droit chemin pour réparer les injustices manifestes ; que dans les églises on assiste avec irrévérence au service religieux ; et que dans celle de S* Michel particulièrement, les dimanches de l'Avent, au matin, deux heures avant l'aube, à la messe dite des Rorate,\\ n'y a pas de licence que l'on ne prenne, au grand scandale des bons. On voit tout cela avec regret, surtout parce que la Cour césarienne s'était fait connaître, par sa piété, supérieure à toutes les autres ; et après que le P. Marco d'Aviano, capucin, il y a un an, parla avec une grande liberté afin que l'ont prît des remèdes opportuns, S. S. veut que V. Em. ajoute ses démarches à celles de ce religieux. » Et, la veille, il l'avait averti que le pape, continuant son œuvre paternelle de secours pour la Hongrie, a imposé les dîmes sur les biens du clergé en Italie durant une période de 5 ans.
796 "la ligue et lÀ guerre.
chez les Turcs, mais le roi lui envoya Giza pour l'en dissuader (i).
Le 30, Bonvisi écrit à Cybo :
Non puol negarsi che da molti si facciano grandi querele del Rè di Polonia (2) per le propositioni tanto vantaggiose che fà à favore del Techely, corne V. E. havrà veduto dalla copia che con le passate le mandai, e rimp^"^ hebbe gusto che io spedissi à S. Mtà un corriere con la lettera che similmente mandai con tutti i duplicati di quello che havero già scritto à S. M*'^, scrivendomi altre lettere senza far mentione di quelle, il che accresce i sospetti che il Rè di Polonia habbia già pigliato le sue misure col Techeli, e che voglia sostenerlo per haver un partito in Ungaria,'che abbracci tutto il regno, mentre fà istanza dell'assoluta confermatione del diploma, et offerisce sopra ciô la garantia sua e dei Rè successori, e délia Republica, con che tirerebbe à se l'arbitrio dell'Ungaria ; e non solo di questo si dolgono tutti i ministri, ma l'istesso inviato di Polonia trova strana la propositione. L'Imp'"^ parla con gran misura perché stima molto il Rè di Polonia, e se li professa grato di quello che hà operato per lui, et à sua istanza concédera al Techeli, et ai suoi aderenti il perdono, e ia restitutione de béni, e la garantia sopra questo, ma non sopra il diploma, ne che Sua Mtà s'ingerisca à trattar dei privilegii del regno, essendo materie troppo gélose, et hà desiderato S. Mtà Cesarea che io tratti di tutto col Rè di Polonia per non entrare in impegni fastidiosi, et avvisandomi Pallavicini che la Regina commcia à recedere dalla pretentione che i ribelli si diano al Principe suo figlio, ho mandato à M. N" il piego aperto per il Rè, accioche informi bene la Regina, e l'induca ad esortare il Rè à non protegger tanto i ribelli, perche questo portarebbe notabilissimi sconcerti.
Si dubita che il Vice Cancelliero di Polonia habbia pigliato danari dai
(i) A la même date, il lui répond qu'il est bien difficile de iaire des recherches touchant le sort du comte Luigi Marsili, car l'empire ottoman est tout bouleversé et il est impossible d'avoir les noms des morts et des esclaves, mais il les fera. Toutefois, le 16, Bonvisi avait à son tour écrit à Cybo que Marsili fut envoyé à Raab pour y construire des fortifications et que l'on craignait qu'il eût été tué par les Tartares. C'est à la demande du card. Boncompagni que l'on a fait les recherches ; l'empereur l'estimait beaucoup.
(2) Le 27, Cybo l'avait autorisé à faire faire les réparations ''au stoque et au chapeau, destinés au roi ; mais, le 4 décembre, il répond que du moment qu'à Vienne on ne peut les faire on en enverra de nouveaux de Rome.