BONVISI DEMANDE SON RAPPEL
tie quando si (sic) haveranno, sperando che S. B^ farà le pratiche con i principi d'Italia. Si vede dunque che la Rep'^* di Venetia hà buona intentione, et io usero le mie diligenze per coltivarla, ma le republiche sono molto variabili ecc.
Dans la troisième, il laisse éclater sa mauvaise humeur et écrit à Cybo (i) : « depuis que l'empereur porte le deuil pour la mort du prince Vclfang de Neubourg et de la reine de France, il mène une vie plus retirée et sans apparat, même les jours de cérémonie de la Toison d'or, auxquels j'assiste avec le rochet. La première fois j'ai été pris au lacio sans m'en apercevoir, mais les autres fois, avant la réunion, je suis sorti dans l'antichambre pour changer de costume. Le fait a déplu à l'empereur, toutefois j'en ai parlé à Mgr de Vienne, parce que, du moment que S. M. dinait en privé, je ne pouvais y assister découvert et en costume de solennité. Ce sera donc à l'arbitre de l'empereur de me traiter comme il voudra et de me priver des prérogatives qui me restaient dans les audiences, après avoir déjà donné la préséance aux princes sur moi... Je ne dois pas être le premier à préjuger les droits au S. Collège et, pour cela, je supplie V. Em. de me permettre de me rappeler de suite d'ici... Il y a quelques semaines il fut question de mes plaintes, et on m'a rapporté que S. M. aurait répondu que ce n'était pas le moment de rompre avec le pape ; mais à présent que l'on ne reçoit que peu d'argent de Rome, on ne se gêne plus pour mortifier le cardinalat, alors que pour les ambassadeurs à Rome on a des prétentions qui frisent l'impertinence. Je déclare donc de n'être plus capable de servir N. S. dans ce pays ; et, dès maintenant, je ne me mêle plus de rien jusqu'à ce qu'arrive la permission de partir ».
Le II, Cybo écrit à Pallavicini : « N. S. approuve les démarches de V. S. pour ôter de l'esprit de la reine les projets
(i) Dans un avis de Linz, à cette même date,on lit : que le duc de Lorraine vient d'arriver et passera l'hiver dans un palais qui communique avec celui de l'empereur ; la reine son épouse viendra également. Le roi d'Espagne a donné motu proprio la Toison d'or au maréchal Staremberg.
8o4 LA LIGUE ET LA GUERRE.
qui pourraient susciter des dissentiments avec la Cour césarienne, et l'engage à continuer aussi auprès des ministres à travailler à dissiper les ombres, afin d'arriver à la suppression totale de Tokoli et des révoltés, qui, en définitive, ne sont qu'une seule et même chose avec les Turcs. V. S. doit continuer ses rapports avec le gr. chancelier et les autres sénateurs, pour les exciter et s'entendre avec les évêques qui ont le plus de crédit à la Cour, en les assurant que leur œuvre sera toujours agréée par S. S. en toutes les circonstances. » (i) Et, le même jour, il l'approuve d'avoir informé Bonvisi sur l'opinion des sénateurs, qui n'entendent pas que dans le traité de la ligue soient compris les rebelles hongrois ; et il lui répète de s'adresser toujours au cardinal nonce, car il est de l'intérêt des deux puissances de rester unies. Il l'engage à en parler aussi à la reine, afin que le roi extermine les révoltés. Et il conclut, au sujet des Moscovites, que la plus grande difficulté du commerce avec Rome vint de ce qu'ils ne consentirent pas à traiter le pape comme il convient (2).
Le II, Cybo envoie quatre lettres à Bonvisi, dans la première il répond :
Assai impropria e veramente da ostinato ribelle è l'intimazione fattasi dal Thôkôli ai Comitati d'Ungheria par consultar le forme del l'agglustamento proposto dal Rè di Polonia ; avvanzandosi il medesimo Thôkôli anche al dire, che quando non si fossero potute havere le dovute sodisfazioni, non mancherebbero gl'aiuti del Turco, e particolarmente quelli del vicino Bassà di Varadino. Da cio dovrebbe ben comprendere il Rè medesimo quai sia la perfidia di questo mostro, e con quai animo sia egli per accommodarsi, e rimettersi alla clemenza Cesarea. V. E. colla forza de suoi argomenti, e délie ben fondate, e
(i) A la même date, il lui déclare que le pape a été bien content que César ait envoyé le baron Zierowski à Moscou et espère qu'il réussira dans sa mission, au sujet des négociations touchant le commerce des Moscovites avec Rome. « V. S. lira ce qui se trouve à ce sujet à la nonciature ».
(2) La 18, il lui répond qu'il serait très-opportun d'empêcher l'arrivée de Béthunes, car, même s'il ne vient pas pour intriguer à détruire la ligue, il sera toujours un sujet de défiance à la Cour césarie^nne, « V. S. doit travaillera ce qu'il ne vienne pas, et, si elle échoue, surveiller attentivement ce qu'il fera, afin d'empêcher le mal qu'il pourrait occasionner.
DEMANDE DE MESURES A l'ÉGARD DE TOKOLI. 805
vive ragioni, che va insinuando alla M^à s. nella risposta ch'ella le dava, e mi hà quà transmessa in copia ben le dichiara quanto si deve ; con tutto ciô in occasione di scriver di nuovô a S. M^^ ^^\ medesimo argomento, vuol S. B^, che l'E. V. le faccia ponderare insieme nella forma perô, che stimerà propria la sua singolar prudenza, se piacesse alla M. S., che d'alcun ribelle, quando vi fusse nel suo regno, prendesse la protezione altra potenza, e che da questa volesse darsi in occasione d'aggiustamento col suo Principe naturale la garantia al ribelle istesso : onde comprenda la M^^ S., che ciô non si deve, e che il ridurre quel perfido alla ragione, anzi l'inhabilitarlo sarà sempre di maggior gloria à S. M^^, e quel che piij importa, assai piii vantaggioso alla Xnità in quelle provincie. E. baccioecc.
Dans la seconde, il dit encore :
Grande amarezza hà recata all'animo zelantissimo di N. S'"^ l'udire anche da V. E. à quai segno giunga il viver licenzioso in Vienna, e massime nelle due Corti Cesaree, ove più ella stima difficile il rimediarvi, stante l'esservi troppo radicato l'uso di concedersi ogni libertà, ad oggetto, com'essi dicono, di facilitar i matrimonii. Massima veramente troppo perniciosa, anzi diabolica, poiche non mai devesi permetter il maie, perche ne venga il bene ; ne sa tampoco comprendersi, come l'esempio d'un Monarca si pio, e si zelante dell'onor di Dio, non sia bastante à dar regola alcuna à quei délia sua Corte, e che anzi dalla M. S. si chiuda gl'occhi à eccessi si scandalosi, e senza dubbio ne pur praticati nelle Corti de' principi eretici. V. E. e per debito del suo ministero apostolico, e per conformarsi ad un tempo aile santé intenzioni di S. B"^ non lasci d'insister, e con Mons'" Vescovo, e colla M. S. medesima, perche vi si provegga opportunamente, e si tolgan aftatto simili abusi per non irritar maggiormente Tira Divina e provocarla insieme à nuovi flagelli. E bacio ecc.
Dans la troisième, il mande :
Per anche non sa qui dirsi quai sia il residuo, che dice V. E. costî pretendersi délie nuove partite intorno al Denaro rimessosi da N. S""^ air E. V. in aiuto di Cesare contro il Turco ; poiche come havrà ella potuto ben vedere di altre 'mie lettere in tal proposito, e da i bilanci inviatigli m esse, si del denaro promesso, si del trasmesso dalla S^* S. esser la somma di questo maggiore di 150.000 fiorini di più délia promessa, ond'è necessario, che l'E. V. si compiaccia di meglio spiegarmi il Diviario, che si prétende. E poi piaciuto di sentire, che finalmente cotesti ministri Cesarei siansi ben' avveduti dell'utile, che lor si è
8o6 LA LIGUE ET LA GUERRE.
recato colle rimesse in contanti, et il svantaggio, che havrebbero essi sentito, se fossero quelle seguite in polize, corne desideravano, hora maggiormente, che da mercanti n'è tanto alzato il cambio. Nel rimanente quando dovesser farsi nuove rimesse, non si lascerebbe al certo di far tutta la riflessione aile prudenti insinuazioni di V. E. intorno al comprar barre in Genova délia miglior lega del Perù. ecc.
Et, dans la quatrième, il recommande encore de s'entendre avec Pallavicini pour dissiper les'ombres.« Bien faible, écrit-il, est le raisonnement de ceux qui prétendent qite la ligue ne s'étend pas aux révoltés, qui non seulement ont la protection du Turc, mais encore lui donnèrent occasion de reprendre la guerre contre la chrétienté, et ils peuvent lui donner toujours de nouveaux secours. V. Em. démontre dans sa lettre que la Pologne a déclaré la guerre aux Turcs, tandis que l'empereur semblait incliner vers la paix, d'où s'en est suivie la grande rage des Turcs contre la Pologne. Cela est très-exact, mais pourrait paraître odieux à la Pologne ; la prudence de V. Em. lui aura permis de connaître cela sans le dire. »
Le 12, Pallavicini (i), écrit à Bonvisi :
L'Inviato Cesareo mi scrive in data de 6 dal campo sotto Eperies quello che segue, che io ho stimato bene partecipare a V. E. :
Quoad publica, res sunt inter banc quarteriorum turbationem, dum rebbelles Eperisium defendunt, in pcssimo statu et timeo ne quasi dimidia oriatur foederis fractura, de quo Deo dante oretenus tusissime- si enim Polonia voluerit a Techelio, et rebellibus prescindere, nec socios Turcarum pro hostibus agnoscere, magnum sequeretur in causa comuni preiudicium. Unicum fuisset remedium si ex aula S. M. Cesareae aliquam habuissem resolutionem circa res Unghariae componendas, in quem finem Rex mandatarios Techeli hue usque detinuit, dum interea tantum disgustum ex defenso Eperisio multis tum occisis uti dominus Modrzajowski heri tormento tum captis recepit.
hitterae Suac Sanctitatis vix composito animo habitae, eo quod cfcdantuf ex delatione partialitatis subortae, sed haecin siimmo secreto, et soU dominationi vestrae oretenus conferre UcueHt.
Tre riflessi fô su questa lettera. Il primo è che se i Polacchi non
(i) Le IO, il répondait avoir parlé au clergé latin et au grec de la nécessité de se mettre tous en état de grâce afin d'obtenir les bénédictions du ciel, et que N. S. désire que l'on ait à régler sa vie et ses mœurs pour se préparer à la prochaine campagne. « La reine appuie mes exhortations. »