IL FAUT RÉSISTER AUX EXIGENCES DE TOKOLI
vogliano usare la forza contro gli Ungari ribelli, pare che dalla parte degli Imperiali si voglia che cio somministri giusta ragione di non continuare la Lega, pensiero che per tutte le ragioni converria fosse lontanissimo da una parte, e dall' altra. Il secondo è che ancora non apparisce se da Polacchi si voglia ô nô venire ail' uso délia forza,perche sebene si usa contro Eperies dubitasi se si estenderà poi piij oltre. Il 3° è che il Rè vedendo che ci va molto dell' honor suo trovandosi ingannato e per cosi dire burlato dal Techeli, hà gran disgusto che si sii avvisata costà, corne suppone qualche partialità mostrata verso il medesimo. lo dubitocheS. M^^ j^ttribuirà ô al Sig^ Cardinal Buonvisi, oà me l'haver dato tal notitia, et essendo per altro facile ail' ira, potrà da questa lasciarsi trasportare à farne querele. Maggiori lumi voglio haver prima di parlare sopra ciô con S. M^^^ ^t (\q^ quelli regolerô i miei discorsi con procurare pero sempre che S. M'^ voglia havere gli Ungari ribelli per nemici, dipendendo da questo il bene comune ecc.
Le 14, Bonvisi transmet à Cybo trois lettres ; dans la première il l'informe :
Doppo haver ricevuto dà Monsig'" Vescovo di Vienna il brève, et autorevole biglietto, che mandai à V. E. con le passate, le feci subito l'inclusa risposta (i), et hebbi fortuna, che mentre stavo per sigillarla
(i) Voici le résumé de la réponse à i'évêque : « V. S. en peu de lignes m'a causé beaucoup de peine : en échange d'avoir mérité quelque chose par mes longs et fidèles services prêtés à S. M., f>n prétendrait que je sacrifie ma réputation et que je désobéisse aux ordres de S. S. sous prétexte qu'ils ne touchent pas S. M... Il n'y a pas eu d'exemples que les cardinaux en costume de cérémonie restassent découverts devant l'empereur ', et a Jortiori l'impératrice-mère ne pouvait pas avoir cette prétention ; nous en avons parlé ensemble et V. S. trouva toujours justes mes observations. Si, durant le deuil, l'empereur a voulu quelquefois dîner en public, il ne doit pas lui déplaire que je n'intervienne pas avec le costume de cérémonie, du moment que j'ai reçu l'ordre de ne jamais rester la tête découverte pour ne pas porter atteinte à la dignité cardinalice, dont je suis responsable envers S. S. et le S. Collège. Etant toujours prêt au service de S. M.., V. S. doit me permettre aussi que je lui réponde que ce n'est point le cas d'appliquer l'axiome : ubi Papa ibi Roma, comme si dans toute localité où se trouve le pape, il y a toute la splendeur du Saint-Siège ; en s'attenant à ce principe N. S. pourrait recevoir les ambassades d'obédience des têtes couronnées dans une chambre privée ou dans la salle ducale ; tandis qu'ils sont reçus dans la salle Regia ; et je me souviens qu'Innocent X, qui résidait à Montecavallo, voulut en recevoir dans la salle de ce palais, mais ils répondirent
8o8 LA LIGUE ET LA GUERRE.
arrivorno le lettere di Spagna con la relazione del seguito con gl'ambasciatori, che si erano astenuti dall'intervenire alla Cavalcata perché se li negorno le prérogative, che se li dovevano, e se l'haveva fatto l'ambasciator Cesareo nella Corte del Rè Cattolico, non ostante la gran connessione délie due case, molto più era lecito à mè di astenermi da quelle funzioni, nelle quali con l'abito cardinalizio non haverei potuto cuoprire, non essendoci di ciô alcun' esempio, ne mai l'ho praticato con rimperatore dàprelato, perché ne i giorni che si porta il rochetto hô sempre coperto, perche S. M. mangiava in publico. Mi parve di rispondere categoricamente al debole argumente dell'Ubi Papa ibi Roma, et aU'altro che il risoluto per l'Impératrice non comprendesse l'Imperatore, non havendo io facoltà d'interpretare, et hô poi pensato che prima di pigliare la berretta giurai di non far cosa, che pregiudicasse alla dignatà Cardinalizia, onde quando S. S^^ mi comandasse di stare scoperto, credo che bisognerebbe, S. S*^ almeno con l'intenzione mi assolvesse dal giuramento prestato-Mons^" Vescovo non mi hà replicato, et io non hô voluto parlarne all'Imperatoreper non mettermi à cimente, ma ne hô informato l'Impératrice régnante, et il Cancelliero di Corte, acciochè sappiano la ragione, per la quale non anderô aile funzioni di rocchetto, quando mangieranno in privato ; ma ben conosco, che con haver messo l'Imperatore in questa pretenzione hanno havuto per fine di farmi perdere la confidenza, perché non potendo forzarmi à tacere, quando ne andava di mezzo il ben publico, per altra strada hanno conseguito il loro fine ; e V. E. haverà la bontà di ricordarsi, che quando partii dà Braunau le scrissi, che andavo mal volentieri, perché se havessi taciuto, haverei tradito la causa publica, e se havessi parlato con libertà, mi sarei fatto molti nemici, come appunto mi è succe-
qu'ils devaient être reçus dans la salle Regia de S* Pierre et le pape dut se déranger. Je ne sais pas si les ambassadeurs accepteraient d'être reçus, la première fois, dans une salle quelconque, si César voulait déroger à Fusage ', en tout cas ils demanderaient des instructions. Hier, j'ai écrit à S. Em., et comme ma disgrâce me tient toujours dans un état d'agitation et que ces disputes montrent que l'on ne tient pas compte de la fidélité de mes services, j'ai écrit aussi pour avoir la licence de partir d'ici ; j'espère que dans quelques semaines je pourrai délivrer cette Cour de ma présence.» P. S. Je reçois à l'instant l'avis, qu'à Madrid, les ambassadeurs pour des motifs de préséance ont refusé de prendre part à la cavalcade fêtant la délivrance de Vienne. Or, si l'ambassadeur césarien s'est d^ussi, abstenu, voulant faire respecter son caractère, pourquoi, moi, cardinal nonce devrais-jc m'humilicr et me soumettre à un changement de cérémonial ? »
ENCORE AU SUJET DE L'EMPLOI DE l'ARGENT. 809
duto. lo sono pronto à trattenermi quà tutto il tempo, che S. S^^ \q gtimerà di suo servizio, ma mette riverentemente in considerazione, che senza havere la confidenza, che non posso più havere in loro doppo la machina, che mi hanno fatta, non posso più tratarre di negozii con principi grandi, e che concernino il politico, perché m'ingannerebbero,e mi farebbero perdere non solo la propria reputazione,mà quella ancora di S. S'^, se le cose, che propuonessi non havessero poi sussistenza, onde stimo che assai meglio sarebbe il richiamarmi, come humilmente ne supplico. Notai perô hiersera nel ritrovarmi nell'anticamera del l'Impératrice Eleonora,doppo haverlaservita alla predica,cherimperatore mi si accostô con gran cortesia, e m'interrogô, come mi era piaciuta, forse conoscendo il mal fondato impegno, che li hanno fatto pigliare, e potrebbe essere, che per Natale allegierisse lo scoruccio, e tornasse à mangiare in publico ne i giorni che si porta rocchetto, e che cosi volessero far finire il discorso senza negotiato, e se cosî sarà ne haverô molto gusto, ma non potrô più ha ver confidenza con chi mi hà fatto la machina, ecc.
Dans la seconde (i), il lui écrit :
V. Emz^ vedrà dalle lettere in piano i disordini, che succedono dal non rispondersi al Rè di Polonia, e dal non risolversi mai la publicatione del perdono, che tiene tutta l'Ungheria in disperazione, e la sporza à stare unita col Techeli, e fà distruggere l'armata di Polonia.
Et, par la troisième, il lui transmet deux lettres du roi de Pologne ; une au sujet des brefs et l'autre, en date du 10, qui confirme la prise de Secsen à la suite d'assaut. «De la première, V. Em. verra^que je peux conclure qu'il a reçu le bref et que, de son propre mouvement, il s'est désisté de la forte demande
(i) A la même date, il répond qu'il est fort embarrassé pour surveiller l'emploi que l'on fait de l'argent, car il devrait conseiller de mettre un frein aux dépenses inutiles et, V. Em. se rappellera avoir écrit que ce n'était pas l'affaire d'un ministre étranger. « J'ai dit que S. S. n'entend pas que l'argent soit dépensé pour des logements, mais malgré cela on ne change pas ; en outre des deux Neubourg qui sont ici, on attend la reine qui, dit-on, se maintiendra à ses frais... Je ne peux pas savoir la vérité, car, comme on ne prend pas*en considération ce que je dis sans ordre, je ne puis plus avoir de confiance en eux ; tous mes services ne m'ont valu aucune reconnaissance ; on cherche même à abaisser ma dignité et cela je ne le tolérerai pas sans ordre de N. S. Je ne suis pas ici pour gagner la faveur de cette Cour, mais pour servir le pape et la cause publique ».
8lO LA LIGUE ET LA GUERRE.
qu'il fit en. faveur de Tokoli ; j'espère donc que tout est fini selon le désir de N. S. Je vois pourtant que rien n'était vrai" dans ce qu'on rapportait ici : que les villes impériales de la Hong^rie reviennent à l'obéissance et que seulement les châteaux avec les garnisons de Tokoli font de la résistance, que par conséquent il eut été facile au roi de le punir ; mais S. M. m'écrit au contraire qu'elle trouve partout de la résistance et qu'elle est obligée de loger, dans cette mauvaise saison, en pleine campagne. Je serai plus prudent à transmettre ce qu'ils disent, soit parce qu'ils sont trompés eux-mêmes, soit qu'ils veulent me tromper ; et il est dangereux de s'interposer entre les grands princes quand on n'est pas sûr des nouvelles qui circulent. Aussitôt que j'ai reçu la lettre du roi je me suis rendu à l'audience ; j'ai tout exposé, ajoutant que dans ma réponse je resterai dans les généralités, m'en remettant à ce que César fera répondre par ses ministres ; et j'ai prié l'empereur d'ordonner que l'on écrive de suite, afin d'éviter les plaintes du roi ; et S. M. m'a promis de le faire... Si on avait suivi de suite mon conseil de publier le pardon, à présent Tokoli serait resté seul, mais ayant retardé tous s'aigrissent. J'avais aussi décidé de ne proposer aucun expédient, mais j'ai fini par dire à l'empereur que, s'il ne voulait pas se fier à Czobor ni aux autres en faveur desquels le roi intercédait, dans la crainte qu'ils se révoltent de nouveau, S. M. eut pu dire au roi de ne point leur pardonner, à moins de donner des otages comme garantie du maintien de la foi jurée. L'empereur approuva ; mais on ne fera rien, conclut-il, parce que ce qui ne sort pas de la bouche de celui qui dirige n'est pas pris en considération, et comment négocier lorsque manque la sincérité et que ce l'on dit avoir l'intention de faire ne s'exécute pas» (i).
Le 21, Bonvisi transmet quatre lettres : dans la première, il informe que Pallavicini a reçu à Cracovie sa lettre avec le
(:) Et il ajoute que l'entreprise de Canissa est une des plus importantes, car elle assurerait la Styrie, en mettant le pied dans les contr^ées appartenant à l'ennemi ; tandis que de Strygonie on ne peut pas dire la même chose car elle sera toujours du côté du plus fort, dans la campagne.
CYBO RECOMMANDE TOLÉRANCE DE CÉSAR. 8ll
duplicata du bref ; qu'après l'avoir traduit en polonais il l'a remis à la reine et ensuite au roi. « La reine en approuva la teneur et avoua que ma prédiction s'était réalisée et que Tokoli trompait le roi comme il avait trompé l'empereur ; et que pour mettre un frein à son impiété il fallait lui ôter toute possibilité de nuire. Quelques sénateurs ont déclaré, eux aussi, que Tokoli avait donné de bonnes paroles, et que néanmoins il ordonna au gouverneur de Cassovie de ne pas admettre le roi et d'user de toute hostilité contre lui s'il se rapprochait (i).
Dans la seconde, il écrit :
Importa tanto l'unione deirimp'"^ col Rè di Polonia, che se questa si sciogliesse tornerebbemo (sic) à provare le miserie passate, pero persuado sempre alla stabilità deU'unione, rigettando i sospetti, e comunicandoli quando gli hanno, per dissiparli, come è seguito di quelli, che hô narrati nella lettera in piano, e Mons'" Vescovo di Vienna mi disse l'altro giorno, che l'Imp^^ stava tanto risoluto nel conservare la Lega, che voleva tollerare tutto quello (2), che potesse mai succedere atto à romperla, ma che mi haverebbero confidato tutto accioche io con destrezza potessi insinuare quello che dispiaceva senza mostrare, che rimp'"^ se ne dolesse, et oltre lo scritto in piano mi disse che haveva dato fastidio, che la Regina havesse detto, che il Sig'' Duca di Lorena havesse offerto il Regno d'Ungheria per il Principe Regio. A questo risposi essersi trovato, che non il Duca, ma un capitano polacco l'haveva detto di suo capriccio, e che la Regina havendolo toccato con mano, si era quietata. Mi replico Mons^^ che il Rè di Polonia haveva
(i) Le 8 janvier 1684, Cybo l'approuve de ce qu'il a dit à l'empereur en faveur de la Hongrie, en exceptant Tokoli et pour dissiper la mauvaise impression produite sur la Cour par la conduite de l'envoyé polonais à La Haye, d'autant plus que la reine et le sénat s'étaient prononcés contraires.
(2) Et, le 8 janvier 1684, Cybo répond : « N. S. trouve nécessaire que l'empereur tolère généreusement tout ce qui peut arriver et ne se dispute pas avec la Pologne ; car de cette manière on peut espérer des avantages pour la campagne future. Il est certain que le roi est du même avis, car Denoff vint me dire de sa part, pour que je Le répète à N. S. et à V. Em., que S. M. a désapprouvé ce que, contre les instructions et les facultés données, son envoyé a négocié à La Haye avec les Etats de Hollande, et qu'elle est décidée à rester attachée à la ligue. V. Em., avec son zèle habituel, pourra, faire usage de cette communication. »
8l2 LA LIGUE ET LA GUERRE.
parlato ultimamente in sostanze simili, cioè che l'Imp''^ si fosse dichiarato che più tosto che dare al Techeli alcuna parte dell'Ungheria, voleva darla al Principe suo figlio, et arguivano, che il Rè di Polonia non pr.ocedesse con vigore contro il Techeli, accioche restando in piedi, e continuando la nécessita di spossessarsi di una parte, si concedesse al Principe di Polonia ; risposi che poteva non esser vero questo detto del Rè di Polonia, ma che stava in loro mano di farlo svanire, abbracciando il consiglio di pacificare il Regno, e di distruggere unitamente il Techeli, e mi confessô che il ripiego era ottimo. Mi soggiunse cercarsi dal Rè di Polonia pretesti di doglianza, che indicavano instabilità délia Lega, mentre si querelava di non haver quartieri,e pure S. M**^ sapeva, che li havevano dati tutti quelli che haveva richiesti, ma che poi i luoghi migliori li haveva composti in denari, che haveva pigliati, e dagli altri non haveva voluto scacciare i ribelli, onde se la sua gente stava maie, era colpa sua, e non di Sua M'^ Cesarea ; et in questo, se dovessi credere alla publica voce, e fama, il Rè haverebbe torto perche dicono che habbia composta la sola città di Brecin in cento cinquanta mila tallari, et in cento mila la Transilvania, promettendo di non passare il Tibisco, ma questo è un punto delicato, che non posso accennarlo per non offendere il Rè, e metterlo in mala fede con la sua nazione, ma cerchero qualche modo per quietare il Rè, e per toglier quà le querele. E perô un gran punto che l'Imp""^ sia risoluto di tollerar tutto per conservar la Lega, e V. E. puole assicurarsi che ci starô attento per obbedire à N. S^^ e perché è cosa necessaria al ben publico.
Il Rè di Polonia ci hà qualche colpa, perche se non havesse dato troppe speranze al Techeli, questo come hene (sic) mi scrive Mons^ Nunzio in Polonia sarebbe fuggito nel paese Turchesco, e si sarebbe avvilito il suo partito, e cosî hanno ripigliato animo, e ci daranno de' guai. Pare ancora che il Rè di Polonia s'ingerisca troppo coll'intercessioni. AU'incontro il Vescovo di Vienna,che vuol guidar tutto, e non puole, o non vuole attendere à i negotij, non permette che altri li proponghino, e con le lentezze, e con le trascuragini si guasta tutto.
Non si applica seriamente alla com'positione con la Francia perche temono l'ambasciatore di Spagna, che con le sue violenze rovinerà il proprio Rè, et è certo che componendosi gli affari con la Francia, i Venetiani entrerebbero nella Lega, si haverebbe piena vittoria del Turco.
Mi hà S. M*^ Cesarea fatto comunicare le propositioni del Sig"" Duca di Mantova, ma non havendomi detto che io né scriva, mi rimetto à quello, che haverà già rappresentato il Sig^ Cardinal Pio.
l'empereur est favorable a bonvisi. 813
Dans la troisième, il annonce :
Face tanta forza neU'animo deU'lmperatore la mia lettera scritta à Monsig'' Vescovo di Vienna délia quale l'ordinario passato mandai copia à V. E., che S. M. disse à Monsig^ Vescovo (i) di non voler che io rimanessi in alcun modo amareggiato, et obligato à soUecitare la mia licenza, e li ordinô di referirmi, che S. M. si trovava talmente sodisfatto, et obligato dal puntual servizio, che li havevo prestato par tanti anni con utilità sua cosi grande, che voleva mostrarmisi grato, col recedere dalla pretenzione, che li era stata insinuata, ma che stimava di suo indispensabil decoro di non mettere questa cosa in negoziato, ma si smorzasse senza parlarne più ; E perô se bene haveva prima risoluto di non alleggierire cosi presto lo scoruccio, voleva farlo per le feste di Natale, ondio potevo fingermi un poco incomodato per la festa di S. Tomaso, e non andare aile cappelle, e che poi andassi liberamente all'altre, perché haverebbe mangiato in publico, et haverei coperto seconde il solito, ma voleva questa condizione dà mè, che io mi dimenticassi di questa controversia, e che continuassi con S. M. la mia libertà nel parlarU, e la mia intera confidenza, assicurandomi che S. M. mi haverebbe raddoppiata la sua, e perô haveva ordinato à se stesso, et à i cancellieri, che sempre mi participassero tutto, et aggiunse Monsig^ Vescovo par parte di S. M. tali espressioni di bontà è di amore, che sarei temerario se le scrivessi ; Pregai perô Monsig"* Vescovo, che accertasse S. M. délia continuazione del mio fedel servizio con tutta l'applicazione, et industria, che mi nermettesse la mia poca abilità ; a cosi i maligni, che mi havevano suscitata questa cabala par farmi pardere la confidenza, me l'hanno accresciuta, e mené prevalerô per cooperare al bene délia causa publica. Quando Monsig^ Vescovo mi diede quest'avviso, già l'Impératrice régnante, (alla quale, scrissi à V. E. di haverne parlato), mi haveva fatto sapere la risoluzione dell' Imperatore di sodisfarmi pienamente, onde con molto gusto ne porto à V. E. questa riverente notizia, non per riguardo délia mia quiète, ma per vedermi di nuovo abilitato à parlare con schiettezza, col dovuto ossequio bacio a V. E.
(i) Le 8 janvier 1684, Cybo répond : « N. S. est bien content que Mgr de Vienne lui ait manifesté les bonnes expressions de la part de l'empereur touchant l'assistance à la table impériale ; mais S. Em. ne doit jamais intervenir oii elle n'ait pas à se couvrir, que ce soit en costume cardinalice ou non ; que si on met en avant quelque exemple contraire d'un précédent cardinal, S. S. ne veut pas que S. Em. le suive ».
8l4 LA LIGUE ET LA GUERRE.
Par la quatrième, il répond que, d'après la lettre du 17 d"" de S. Em., il voit que l'ambassadeur de France a dit à N. S. que, pour lui complaire, le très-chrétien est e'nclin à une paix générale, réservant toutefois ses prétentions sur certaines localités et accordant le reste de l'année courante pour l'acceptation. «J'espère que V.Em.aura vu que la réserve du roi est la cause de la rupture des traités de paix et que la brièveté du temps ne permet pas d'en parler... Ici on ne veut à aucun prix entendre parler de traités particuliers, mais d'un congrès général et d'une trêve. Mgr de Vienne m'a assuré que S. M. accordera toutes les facilités, parce qu'elle désire une paix sincère quand même elle entraînerait quelque perte, afin de s'appliquer à la guerre. J'espère que le roi finira par accepter, car un ami m'écrit de Paris que bien des gens désapprouvent ces agitations qui peuvent nuire à la guerre contre les Turcs. »
Le 25, Cybo répond à Bonvisi :
E costume solito de ministri, cosî Spagnuoli, come Francesi, il dichiarar Francese, e Spagnolo chi non parla à modo loro, benchè par altro dica quello, che vuole la verità, la giustitia, e l'intéresse medesimo di ciascun di loro. E da simil nota non hanno né meno in diverse occasion! saputo esimere la S'^ di N. S'"^ ch'è, e che si è fatto sempre conoscere in tutte le sue attioni per vero padre comune. Non bisogna perô prendersene alcun pensiero, ma attendere ad operar bene, et à promuovere il ben publico.
Già che il Présidente délia Caméra dice non esser sua incumbenzâ di procurai la riforma délie spese superflue. V. E. ne parli con quel ministri, à i quali simil cura appartiene, et ail' Imp^"^ medesimo per fargli capire quanto sia necessaria alla buona condotta, et allô stato présente délie cose una esatta economia, massime non essendosi qui in stato di fare le rimesse di prima, e potendosi nella riscossione délie décime incontrare délie difficoltà, e délie lunghëzze nei Stati di Spagna per la solita stravaganza di quella Corte. Insista ancora V. E. appresso di S. M^à perche si facciano tutte le necessarie provisioni in tempo per poter proseguir la vittoria subito che sarà aperta la stagione senza aspettar che fuggano le buone congiunture, e che venga sopra del rUngheria un' inondazione simile à quella délia campagna passata. Le 28, Bonvisi l'informe : •
Col ritorno in Italia d'un cavallerizzo del Gran Duca, che haveva