‹ Innocent XIChapitre 324 sur 430 · PREMIÈRE PLAINTE DE CROISSY CONTRE GÊNES · texte numérisé non relu

PREMIÈRE PLAINTE DE CROISSY CONTRE GÊNES

publique avait ordonné l'achat de quatre galères lesquelles ne pouvaient servir que contre la France, aussi le roi a-t-il ordonné de les couler à fond ; le marquis répondit qu'il s'étonnait de voir comme on était méchant envers la République, car ces galères ne doivent servir que pour défendre les côtes contre les incursions des Turcs, la République ne pouvant pas les battre en Barbarie.

Le 3 avril, Jacobelli mande : « dans le dernier Pregadi on a exclu les papaliniy pour y lire des lettres de Rome, dont j'ignore le contenu ; mais Grimani m'a fait avertir que je devais écrire au nonce Airoldi à Milan de dire au résident vénitien que, pour faciliter l'accord avec Rome, il serait opportun que le nonce revienne à Venise, et le résident à son tour en écrirait au Sénat, qui lui donnerait une réponse dont par la teneur Rome pourrait décider le retour du nonce. Toutefois, je n'ai rien écrit à Airoldi, d'abord parce que je le sais dangereusement malade, et ensuite parce que j'ai pensé que la chose devait d'abord être connue par V. Em. Aujourd'hui le Procureur m'a envoyé le P. Inquisiteur pour me dire que le plus grand nombre des sénateurs est bien incliné envers Rome, mais qu'un tiers est capable de troubler la bonne disposition, au point qu'on n'ose pas proposer l'installation de Zoilo au diocèse de Crema, afin de ne pas précipiter un naufrage et, par conséquent, si S. S. avec sa piété habituelle peut arriver à décider le sénat par quelque acte de clémence, par exemple en nommant un ou deux évêques ; S. S. même, ou V. Em., ou quelque cardinal agrégé à la noblesse les préconisant, il serait probable que Crema aussi aurait son évêque. » Le 10, Cybo lui répond :

Ho liferito à N. S^"^ quello che il Sign"" Procurator Grimani hà fatto suggerire à V. S. dal religioso suo confidente, e poi da cotesto Padre Inquisitore in ordine à i ripieghi, ch' egli crederebbe opportuni ail' accommodamento délie differenze, che vertono trà questa S. Sede, e la Republ^ca. S. S^'^ sarebbe facilmente condescesa à far ritornar costà

L'envoyé aurait répondu qu'il en écrirait à Gênes, mais l'ambassadeur d'Espagne a déjà engagé la République à refuser.

826 DANS l'occident DE l'EUROPE.

Mons'^ Nunzio quando egli à quest' hora non fosse già, sicome grandemente si terne, passato ail' altra vita. Non sarebbe ne meno lontana S. S''^ dal provedere una, 6 due di coteste chiese vacanti con la sola dilazione, che vi è necessaria per preconizarle, e proporle, qqando fosse per succedere quello che succedette nella pensione di Spalatro, che abolita intieramente dalla S^^ g^a, mentre non si domandava se non che venisse resa temporanea, non produsse alcuna corrispondenza del Senato. Ma se quando potessi certificar S. S^^ che risolvendosi à promuovere uno, ô due soggetti per una, o due délie chiese vacanti, il Senato pensasse à sodisfar la S^^ sua nelle pendenze presenti, N. S""^ ne riceverebbe una somma consolatione, e mi assicuro, che ben presto si vederebbero destinato i vescovi.alle chiese che ne sono private.

A la même date, Mgr Muzio, nonce à Turin, informe Cybo que la levée des 'dragons est réussie et que la compagnie des gentilhommes de Savoie est aussi arrivée ; après les fêtes, l'escadron de Savoie sera sous les armes comme on est d'accord ; à présent un nombre égal de français devrait repasser les Alpes. Et, le 28, il ajoute que les bruits alarmants continuent toujours, et que personne ne pense à faire repasser les monts aux mille chevaux cantonnés en Piémont ; on dit même qu'on voudrait prendre Savoie, (i) Et, le 5 mai, il annonce

(i) Entre Savoie et Gênes il y avait des différends ; dès le 6 février 1680 Muzio informait Cybo que M'' de Poniazzo avait écrit deux lettres, disant avoir été bien reçu à Gênes et que personne ne lui a reproché la vente faite à cette Cour ; et une autre lettre de Toriglia avertit qu'on a destitué et emprisonné le gouverneur de la Pieve, pour avoir ouvert les lettres que cette Cour expédiait à Oneglia ; et qu'on a pris ces mesures afin que rien n'ait à troubler la tranquillité publique. Et, le 14, Cybo lui répondait :

La differcnza insorta di fresco fra cotesta corte e la republica di Genova per certa portione di feudo, venduta a Madama da un Genovese nelle vicinanze di Oneglia, tiene in qualche sollecitudine l'animo di S. S. in riguardoalle pessime conseguenze, che nelle presenti congiunture protrebbono dcrivarne in pregiuditio délia quiète, e sicurezza comune.

Non dubita S. S. che il zelo, e l'attenzione di V. S. Ill^a non sia subito accorsa per estinguer da cotesta parte le prime facelle dell'incendio che ne potrcbbe avvampare. Con tutto ciô ha giudicato bene d'incaricarnela in ogni più stratta forma, con ordine di rappresentar la premura délia Santità Sua. Se poi V. S. lUf^a giudicasse espediente, che S. S, passasse piii oitre,

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