‹ Innocent XIChapitre 36 sur 430 · VENTE DE LA GUELDRE. I · texte numérisé non relu

VENTE DE LA GUELDRE. I

non meno per conoscere le dispositioni in cui sono, che per insinuare opportunamente la convenienza di dar detta provincia (quando pure si habbia piii costi il medesimo pensiero) per qualche cosa di meno ad un Principe Cattolico che ad una Republica eretica per prezzo maggiore, anco col motivo di obligar sempre più un Rè cosi grande, che hà operato tanto nella campagna passata, e puô operare nelle future per rimp'"^, e per la sicurezza publica, rendendogli facile un matrimonio cosi splendido, e sommamente da lui desiderato.

Et, le i"juin, Mellini lui répond qu'ayant parlé avec plusieurs ministres touchant la Gueldre, tous sont d'accord, que voulant la vendre on aurait préféré le polonais, prenant bien en considération le conseil de N. S. ; le césarien aurait manifesté le même désir ; « toutefois prévoyant que serait de préjudice au roi et à la Couronne le démembrement d'une province aussi étendue, je crois difficile qu'on l'accorde. J'avoue qu'on en a parlé il y a quelques mois en Conseil à la suite de l'offre secrète de la Hollande de l'acheter ou de la prendre à gages ; mais le duc de Médina déclara avec colère que le roi d'Espagne ne pouvait ni devait l'aliéner. Et l'ambassadeur césarien a écrit à l'empereur en lui faisant part de la nouvelle que le duc de Mecklembourg, depuis des années demeurant à Paris, désirait vendre son duché à la France, d'où l'empereur pourrait réfléchir si, à cause des frontières ou autre raison, il ne serait pas plus avantageux de conclure avec ce duc la vente comme fief impérial. En attendant, le nonce parla au roi de l'affaire afin que l'on ne fît aucun contrat avec la Hollande. Et, le 17 août, Cybo répond que : « N. S. a proposé un prince catholique pour la Gueldre de préférence à une république protestante ; mais dès que V. Em. trouve tant d'opposition à quelque vente que ce soit, on ne doit plus en parler ».

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