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ON DEMANDE LA GARANTIE DE LA FRANCE

Et, dans la troisième, il répond : « on ne peut donner une aide plus puissante à l'empereur pour la guerre que la garantie de la France. Ainsi la Bavière aux premières nouvelles du mouvement des français a rappelé ses troupes ». Il déplore aussi la conduite des Espagnols qui ont voulu répondre par la force aux premières incursions des Français dans les Pays- Bas espagnols, et il avertit Cybo d'avoir écrit à Mgr Ranuzzi : « que comme Ministres de S. S. nous sommes obligés plus que tout autre à seconder le zèle de notre prince pour éteindre le feu et travailler à faire accepter la trêve aux Français, bien qu'ils disent que les Espagnols l'ont demandée uniquement pour gagner du temps ; car la France a bien le temps de poursuivre ses conquêtes en Flandre, pays déjà dévasté, tout en attendant que les Turcs soient battus » (i).

Le 13, Mellini mande à Cybo :

Li giorni passati fia esaminata in Conseglio di Stato la propositione

quera pas avec l'envoyé polonais et en écrivant au nonce à Varsovie de recommander de travailler à resserrer toujours davantage les rapports entre l'empire et la Pologne. V. Em. continuera à être en correspondance avec Pallavicini. Ce n'est pas en vain que V. Em. a pris en considération l'instance de Mgr de Zara en faveur des Morlacques, car elle a réveillé la République de Venise. »

(i) Et, le môme jour, il écrit à Pallavicini qu'il est regrettable que les Polonais quittent la Hongrie, car s'il est vrai que par les engagements de la ligue l'union des armées ait lieu pour la défense des capitales des deux Etats, et que chacun a fait son devoir, toutefois si les Polonais n'aident pas l'empereur et le laissent seul, tout pèsera sur lui et après sa défaite viendra le tour des Polonais. Pour maintenir l'union, on a envoyé d'ici en Pologne le général Schaffemberg, qu'il a recommandé au nonce, afin qu'il soit bien écouté des sénateurs, n'ayant pas de doute du côté du roi. Bonvisi annonce aussi qu'on a presque décidé de donner la Toison d'or, avec une large pension, au prince royal et on serait bien disposé à nommer prince de l'empire le père de la reine, mais comme il est difficile de lui donner une principauté, il devrait se contenter d'une terre allodiale en Hongrie. Il ajoute que l'empereur, pour plaire au roi, a aussi consenti à accorder le pardon aux Hongrois et la restitution de tous les biens avec l'entière observance des décrets de la Diète d'Edembourg, afin d'en réunir une nouvelle pour tout régler selon le diplôme de Presbourg, où se tiendra déjà une réunion sous la présidence du duc de Lorraine, pour aplanir les difficultés.

fatta dal Sig^ Ambasciatore dell' Imp^e di levare dalle chiese parte di queste loro argenterie. Li migliori voti non l'approvarono, e gl'altri freddamente vi aderirono, di che si è rallegrato, come dicono, il Sig'" Duca di Médina (i) per esserli sin da principio diaspiaciuto assai, che il detto Ambasciatore proponesse espediente anco col riflesso di migliorare lo stato présente di questi regni, parendoli che si volesse intromettere nel governo, che solo ha da dipendere da suoi arbitrii, e proprie dispositioni. Detto ambasciatore hà quasi per disperato questo et ogni altro soccorso per il Sig^ Imp^^^, per la poco bpona volontà riconosciutasi nel detto Sig'" Duca di assisterli, suppouendosi anco, che con la mancanza demezzi, voglia necessitarlo à far la pace col Turco, perche volti poi tutte le sue forze contro la Francia. Vuol con tuttocio il Sig^ Ambasciatore contjnovare le sue diligenze per maggior sua giustificatione. Corrono intanto grandi amarezze fra detto Sig"" Ambasciatore, e Duca e l'istesso passa con tutti li altri ministri de principi, per il poco, ô niun conto che si fà de loro principi, e délie loro rappresentanze, da detto Sig'' Duca, il quale havendo praticato anco meco l'istesse forme, sempre che hà potuto, hora le stà esercitando più che mai, volendo à forza sostenere D. Bernardino Baaldes (2) contro la volontà dell' istesso Rè, e di tutto il Consiglio di Stato, havendo subornato da principio Mons^ Présidente, e Mons'' Confessore, perche non li contracessero, et insinuassero al Rè, che ben poteva in coscienza richiamarlo, replicando ail' obbiezzioni che li fecero ambi due prelati, del punto politico, che quello se l'accollava sopra di se ; con simili procedimenti hà detto S^ Duca accresciute, e fortificate le voci che corsero già che S. Ecc^* havesse parte, o almeno gran compiacenza nell' insulto, che mi fia fatto alla porta di Toledo. Il Rè tien poca sodisfatione intrinsicamente di detto Duca, e si come l'hà manifestata in moite occasioni, cosi lo diede ad intendere ultimamente, dandoli nome con disprezzo di Gran Visir, e solo per il gran timoré che hà di S. Ecc^^, non si arrischia ad operar cosa alcuna contro la

(i) Le 14 février, il répond : « bien que sûr de l'œuvre du césarien pour avoir l'argenterie, car il comprend bien qu'il s'agit de l'intérêt de son pays, je lui ai parlé selon le chiffre du 16; l'ambassadeur me répondit en remerciant S. S. de son paternel intérêt, et que voyant l'inutilité de ses efforts il priait N. S. de charger le card. Pio, confident du duc, à en écrire à celui-ci ; car S. Exe. avoue que tout le mal vient de Médina peu animé de bonnes mtentions envers l'empereur. Mes remontrances n'ont rien obtenu ; ici on rejette la faute de tout sur le très-chrétien.

(2) Voir chapitre : Franchises de la IF partie.

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