BONVISI ET LA POLOGNE
monde, ils auraient la communication avec la Méditerranée et ce serait à l'avantage de la religion » (i).
Le 10, Mellini annonce à Cybo qu'il a fait remarquer aux ministres que l'on avait envoyé des félicitations à tout le monde pour la guerre contre les Turcs : empereur, rois, duc et même à Staremberg, mais pas un mot au pape; tout le monde trouva juste mon observation, mais ici on ne fait attention qu'à la Ligue (2).
Le 12, Cybo écrit à Bonvisi :
Hô le notitie, che à E. S. era riuscito di ritrarre dal S^" Présidente délia Caméra, e che ella m'hà quà trasmesse con foglio à parte, su l'affare délie doppie, e dell'oro da raffinarsi, col peso di stagno, che dice l'E. V. esser di quattro lotti, e far' la quarta parte d'una marca (3). Tutto s'è rimesso à questi SS'^ Ministri camerali, i quali aggiun-
(i) A la même date, il informe qu'il a cessé de faire allusion aux subsides ; toutefois quand l'empereur lui a parlé de besoin d'argent, il a promis d'écrire. « J'ai proposé aussi le moyen d'en obtenir en créant des Monti dans chaque province ; on a promis d'étudier la question, mais je crains que l'on n'en fasse rien parce qu'ils ne comprennent pas les choses et cette nation est contraire à toute nouveauté. »
(2) Mais, le 20 avril, il répond qu'il ne doute pas que S. S. aurait agréé, plutôt que des félicitations, la correction des mœurs et aussi des secours à l'empereur. Pour les mœurs c'est le cardinal archevêque qui y pense, quant aux Immunités il verra ce qu'on lui répondra à l'égard de la Flandre.
(3) Le 7 mars, Bonvisi lui répond :
Ultimanente mandai à V. E. una informazione più distinta sopra le monete, havuta da una persona, che altre volte soprintendeva alla Zecca. Circa poi allô smaltimento délie doble, hà fatto il présidente un grand' errore, perché si è consigliato con un mercante, e ricusô il partito, che ii fù proposto dà i zecchieri d'Inspruch di ribatterle in Ungari con vantaggio, secondo che mi è stato supposto, e le hà date alii offiziali per le reclute, calculate à sei ftorini, e cinque grossi tanto quelle d'Italia, quanto quelle di Spagna. si chè la caméra non ci ha perduto, ma bensî gl'ofïiziali, perché i mercanti non le hanno volute pigliare se non per sei fiorini, e due grossi, quelle di Spagna, e per sei fîorini quelle d'Italia. Nasce perô il discapito dallo sconcerto del cambio, perche prima si calculava communemente lo scudo Romano a 120 carantani, che sono due fîorini, et hora i mercanti non vogliono valutare lo scudo Romano più di 113 carantani, si chè à questa rata ei
gendomi alcuna cosa su tal materia, non lascerô lo darne il rincontro à V. E. Nel rimanente havendole io già trasmessa la quietanza da lei desiderata dei pagamenti, ch'ella hà fatti costi col denare pontificio, à me non resta alcun altra cosa d'aggiungerle per hora, e le bacio ecc.
Le 13, Bonvisi écrit qu'il espère que S. Em. sera persuadée qu'à cette Cour on fait tout ce qu'on peut pour satisfaire le roi, et celui qui rapporte le contraire est mal renseigné ; il peut se faire que ce soit quelque polonais qui n'a pas été contenté et, en cela, il n'y a rien d'étrange parce qu'il serait bien difficile de contenter tout le monde ; «j'en ai fait l'expérience avec Lubomirsky pour lequel il m'a fallu beaucoup travailler afin qu'il pafte content. Il sera toujours bon d'envoyer des cadeaux à la reine, mais on ne peut tout faire à cause du manque d'argent ; déjà l'on'a obtenu beaucoup avec la Toison et la pension des 30,000 fl., dont une moitié sera donnée par l'empereur et l'autre par le roi d'Espagne. Ee roi a fait comprendre que pour le moment il ne pouvait accepter la Toison, mais seulement la pension. L'empereur tient toujours ferme pour la guerre, quoique je crois que les espagnols voudraient que l'on fît la paix ; ils ont des adhérents, mais ma parole a de l'effet quand je parle à l'empereur et que je fais allusion à sa fuite de Vienne ; S. M. est tellement sensible à cet incident qu'il suffit de le lui rappeler pour le maintenir favorable à la guerre ; du reste il n'y a pas lieu à en douter, depuis que l'empereur s'engage avec les Vénitiens. Cette union déplait à beaucoup de monde, mais je me suis toujours adressé à l'empereur et l'ai persuadé de faire la ligue ; de suite on a écrit à l'ambassadeur de la République et au
sarebbe stato maggior discapito per l'Impre se si fossero continuate le rimesse per via di polize. Spero perô che il cambio torneçà al suo segno, perché la moneta è cattiva corne prima. A Monsr Tesoriero mando le noti- 2ie, che hà cavate il mio mastro di Casa, non essendomi riuscito di sapere davantaggio. Circapoi à i miei saldi mi remetto à ciô che scrissi la settimana passata, essendo alterato il conto à mio svantaggio, e non essendo taie l'attcstazione del computista che possa bastare per mio discarico, e perô supplico di nuovo y. E. per la correzzione dell' errore, e per haver la quittanza in più valida forma, et ail' E. V. etc.