CYBO FÉLICITE BONVISI AU SUJET DE LA LIGUE
de mon sceau ; deux exemplaires ont été expédiés l'un à Venise et l'autre à Varsovie, avec la formule du serment à prêter entre les mains de N. S. par les cardinaux protecteurs, dont Ottoboni comme le plus ancien. Les césariens ayant voulu que dans l'instrument il fût fait mention que la ligue était conclue sous les auspices du pape, ils me demandèrent de signer le premier le protocole. Mais n'ayant pas d'ordre à ce sujet et ne pouvant résister à leurs instances, j'ai dit que je ferais la déclaration que voici : Moi, card. Bonvisi, nonce Ap., ayant été sollicité d'intervenir et de signer le traité, je certifie qu'il a été entièrement approuvé et signé par les plénipotentiaires. Cette formule a été acceptée et les courriers sont partis pour Varsovie et Venise » (i).
Le II, Cybo mande à Bonvisi :
Dell' attenzione, e del zelo, col quale si eseguiscono da V. E. le parti del suo ministère è nuovo effetto l'esser' ella accorsa con celerità, ed efficacia eguale à riparare, anzi à superar le difficoltà, che si offerivano, e potevano recar' impedimento al Trattato de Lega, che si stà, per concluder anche colla Republica Veneta ; participando ella à Mons'" Nunzio in Polonia i temperamenti, che l'E. V. andava divisando si in tal proposito, si nel particolare, d'assumer il carattere d'ambasciatore cotesto inviato. E godendo in singolar maniera N. S. di sentir, che l'E. V. havesse poi ritratta dal S'" ambasciatore Veneto
(i) Le 19, il ajoute qu'ayant remarqué que les vénitiens n'ont pas fait allusion aux dîmes, je n'en ai point parlé pour ne pas soulever lesjalousies des Polonais ; mais comme il s'agirait des dîmes sur le territoire de la République, je serais d'avis que N. S., de sa propre initiative, ait à les décider alin de dissiper tout contraste entre les parties, d'autant plus que le vénitien m'en ayant ensuite dit quelque mot, j'ai répondu que c'était l'affaire de Lando à Rome... Avec les Polonais, ajoute-t-il, il faut toujours rapiécer quelque chose, car ils se plaignent et les ministres ne se donnent pas de peine. On a envoyé en Pologne Schaffemberg, celui qui fit l'arrangement avec les Lithuaniens, mais la rencontre ne s'est pas faite, de la faute de qui devait donner les ordres. A présent le roi se plaint de n'avoir pas sa part des canons laissés par les Turcs à Vienne et dont une grande partie fut prise par ses soldats, surtout que ces canons portent les armes et les noms d'anciens rois de Pologne ; mais ici également on se plaint de quelque phrase de la lettre du chancelier au sujet de ces canons, car on devrait alors en donner aux auxiliaires.
la dichiarazione, ch'egli consentira volontieri al temperamento da lei propostogli, e che cédera insieme all'ambasciatore di Polonia, quando sia trattato, corne taie dalla M^^ di Cesare, ancorche stia incognito, ne retribuisce a V. E. commendazione molto précisa, riconoscendone l'effetto nelle savie, e circospette manière, con cui ne ha ella maneggiato e condotto al bramato fine l'affare. E bacio ecc. (i).
Le 14, Bonvisi ajoute :
Credevano i Venetiani, che non si côncludesse cosî presto il Trattato délia Lega, e pero hanno mandato al Sig^ ambasciatore di Venetia un corrieri con nuove istruzioni, e particolarmente che si chiarisca il punto délie operazioni quando dopo la pace uno de collegati fosse attaccato. S. Ecc^^ si è molto turbata, e confidando tutto con me l'ho consigliato, che prima di fare alcun motivo aspetti il ritorno del corriero, che porto à Venetia il Trattato perche forse il Senato vedendolo concluso, recédera da i punti prescritti : Ma perche darebbe grand' ombra il tacere la causa délia venuta del corriero, l'hô persuaso, che publichi esser solamente per sapere come si hà da intendere il concerto quando terminando con la pace la Lega offensiva habbia da rimanere la difensiva, e che uno de collegati fosse attaccato, e S. Ecc^a hà abbracciato il consiglio, ma stà timoroso che non sia stato fatto qualche imbroglio nel Senato per intorbidare. L'ambasciatore di Venetia in questo punto mi fà sapere che il Canceliero diCorte, et l'ambasciatore di Polonia si sono dichiarati con lui, che per la lega defensiva s'intende che tutti devino rompere quando uno de collegati sia attaccato, di che l'Ambre stà molto contento.
Le 21, Bonvisi annonce :
Arrivô giovedî per corriero la rattificazione délia Republica di Venezia, et il Sig'" Ambasciatore venue à participarmelo, dicendomi che il Senato desiderava la dilucidazione di due articoli, l'uno come dovesse intendersi la Lega difensiva, che rimaneva in perpetuo, e l'altro sopra gl'acquisti délia Republica, acciochè non li fossero poi contrastati quelli che farebbe in Dalmatia, e mi pregô di communicarlo aile parti (2). Per quella dell' Imperatore non trovai difficultà nel trattarne, ma il Sigr Ambasciatore di Polonia mi disse, che doppo haver mandato il Trattato sottoscritto dà mè, non poteva ampliarlo, ô dichiararlo
(1) Et, le 25, il le félicite de la conclusion du traité de la ligue, et de la part qu'y a eue S. Em. et la charge de féliciter César d'avoir/ait vite.
(2) Mais, le 25 avril, il mande : « que hier, chez lui, il y eut l'échange des ratifications sans que l'on parlât des articles ».