‹ Innocent XIChapitre 374 sur 430 · PRESENTS DE CESAR AU ROI DE POLOGNE · texte numérisé non relu

PRESENTS DE CESAR AU ROI DE POLOGNE

Le même jour, il mande : < On croit ici que le roi de Pologne va mendiant des plaintes contre Béthunes,qui se trouve à Varsovie ; et S. M. semble bien disposée à accepter les cadeaux. L'ambassadeur portera avec lui : pour la reine un bijou estimé de la valeur de 10,000 th. et un riche présent pour le roi, tout en laissant espérer 30.000 fl. comme anticipation de la pension ; « si on fait cela, je me demande où on trouve l'argent car je crois qu'on envoie aussi i5ooungheri au v. chancelier, qui cherche tous les prétextes pour se faire donner des cadeaux » (i). Le départ des Lithuaniens a tout dérangé et un plus grand contretemps se produira, si les Polonais quittent Nugar, car TokoH pourra faire beaucoup de mal et un plus grand serait celui d'obliger les régiments à s'en aller, parce que ne trouvant pas de vivres ailleurs ils se ruineront totalement. « Mais Tokoli demande un armistice et l'empereur, en m'en donnant l'annonce, ajouta que ce serait honteux de l'accepter ; j'ai répondu qu'au contraire ce serait une chance

per il mantenimento délia medesima, haveva perciô scritto al sig. Elettore di Baviera, aile di cui truppe pensa di unire le sue, per sentire che regolamento vi sarebbe stato nella futura campagna circa la provisione de vive ri, incaricandomi in oltre rappresentare a V. E. qualmente li sigri prencipi di Brunsvich minacciano di entrar nelli statti dell'abbate di Corbeia per non haver questa pagati 12 mila scudi che haveva promesse di sorsare a contemplatione de soccorso.

(i) A la même date, il dit qu'il travaille à calmer les ressentiments du roi de Pologne touchant l'incident de Rabatta ; et qu'au sujet des canons il conseilla, qu'en écrivant au roi de Pologne, on n'emploie pas le mot cadeau, mais de dire qu'on lui en fait la remise comme témoignage éternel de la valeur de S. M. sous Vienne. « On aurait voulu donner au roi douze canons, entre gros et petits ; j'ai conseillé de choisir plutôt ceux qui portent les noms des rois polonais et l'on a décidé de faire fondre 18 gros canons de campagne aux armoiries, et ainsi S, M. sera contente que dans l'arsenal polonais se trouve ce témoignage des acclamations générales. L'empereur a approuvé mon projet, et le comte de Valdenstein se rend à Varsovie en qualité d'embassadeur pour donner des explications sur tout. » Le 8 avril, Cybo Jui répond que le pape a été très content d'apprendre que César est disposé à envoyer les canons polonais au roi par le comte de Valdenstein, et ensuite d'apprendre la ratification du traité de la ligue avec Venise.

et qu'il faut l'accorder comme par clémence, mais en réalité pour calmer nos soldats, qui souffrent beaucoup ; et que si Tokoli le demande pour se soumettre, ce sera un bénéfice, mais si, au contraire, c'est pour tromper, ce sera lui qui se trompera, car nous aurons ainsi le temps de faire les préparatifs pour lui prendre les places ».

Le i^'" avril, Cybo lui envoie quatre lettres. Dans la première, il annonce :

In argomento del paterno affetto, e délia stima ben singolare, in cui tiene la S^à di N. S'"^ la M^à deirimpi-e hà inviata costà la Rosa d oro, che vieneall'E. V. par la condotta di Girolamo Saleme, il quale, ben condizionata e dentro la sua cassa, dovrà render' in proprie mani di V. E., affinch'ella seconde l'istruzione, che qui annessa le trasmetlo unita al Brève délia S^à S. per l'Inip^^ medesimo, possa far la presentazione dell'una, e l'altro col decoro, che si conviene. Nell'adempimento di questa parte si compiaccia l'E. V. di conformarsi in tutto all'istruzione istessa, mentre io le bacio per fine etc.

Par la seconde, il répond qu'au pape aussi a déplu la rentrée des Polonais dans le grand duché ; il serait d'avis que, du moment que Ton met en ordre les canons pris aux Turcs, on pourrait donner à la Pologne ceux qu'elle perdit dans les batailles contre les infidèles ; « il engage S. Em. à en faire la proposition au naturel généreux de César », Et, par la troisième, il informe que le pape est content d'apprendre que S. M., au heu de l'impôt du demi %, croit plus avantageuse et expéditive, dans les circonstances actuelles, l'imposition de 500,000 fl. « Et S. S. approuve que V. Em. puisse se valoir du premier bref afin de sanare l'impôt ordonné de sa propre autorité sur les ecclésiastiques » .Mais dans la quatrième, il demande des explications sur ce qu'il n'a pas été averti de la taille publiée sur Tokoli, surtout que S. S. en avait déjà fait la proposition (i).

(i) Le 15, il prévient que le général des Franciscains a été informé par les pères de Constantinople, qu'en cette ville il y a eu un soulèvement de l'Agà des Jannissaires contre le gouvernement ; les franciscains d'Alexandrie d'Egypte confirment la nouvelle et ajoutent que quatre navires qui portaient le tribut au gr. Turc, sont coulés.

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