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BONVISI DEMANDE SON RAPPEL

'Le 18, il se défend des accusations portées contre lui par le card. Pio à Rome. S. Em. dit-il, n'a pu parler au nom de l'empereur (i) mais à l'instigation de l'impératrice-mère « qui,

serment fait de persévérer jusqu'au bout dans la ligue, sans manquer à Dieu, à la B. V. et à la chose publique. Après de telles déclarations d'un roi qui a toujours démontre la sincérité de ses intentions, S S. ne pouvait pas refuser d'intervenir entre le roi et le très-chrétien sans montrer peu de complaisance envers le premier et d'aversion pour le second. D'autant plus que le pape se faisant conciliateur d'une telle union et recevant du roi de Pologne ses expressions de sincérité envers César, celui-ci pouvait être content, voyant que S. S. aura toujours l'autorité pour rappeler le roi à l'observance. Avec ces informations, V. Em. pourra répondre à l'empereur au sujet des considérations qu'il lui a faites » Et, le ler Août, Bonvisi lui répond : « les raisons de V. Em. ont bien tranquillisé l'empereur, surtout parce qu'on a compris que le roi a dû se soustraire aux intrigues intérieures, et plus encore les déclarations faites à N. S. César prie bien S. S. de veiller sur le roi, craignant toujours le ministre français à Varsovie que l'on croit être la cause du retard du roi à se mettre en campagne. On connaît aussi les intrigues dans les pays où se trouvent des ministres de France, à l'exception de Venise où les ambassadeurs ne peuvent pas parler avec les sénateurs. On craint que Béthunes réussisse à rompre la Diète.»

(i) Le II, il avail écrit ;

Il voler stare sopra una sedia nel principio délia podagra,mi hà poi inchiodato in letto, e perô differirô le risposte aile lettere di V. E. delli 17 e delli 24 delpassato, pernon affaticare la testa, e per farpiovere nuove fîussioni. Riconoscerà perô V. E. la nécessita di procurarmi la licenza di ritornare, perché in quest'arie sempre contrarie alla mia complessione {sic), probabilmente resterô stroppiato da questo maie creditario, ô almeno potro andare di rado ail' audienza, e molto patiranno i negozii publici. Oltre che non posso più resistere à tante cabale dell'Imperatrice Eleonora, e chi hà dà trattare negozij grandi hà bisogno di haver la mente tranquilla, et io non posso haverla per l'agitazione che mi portano l'insidic di questa Sig^a, che cercà con falsissimi supposti d'irritare N. S^e contro di mè. Con le future, se starô bene, risponderô diffusamente, e S. Stà restera à pieno appagato délie mie discolpe ; ma l'haver dà fare continui manifesti, di cose tante volte dilucidate, mi hà fatto pigliar taie aborrimento à questa Corte, che mi dichiaro incapace di poter più servir bene. Vedo ancora che Monsigr Arcivescovo di Praga vuol tacciarmi di negligenza, asserendo di havermi à pieno informato, e non l'ha fatto, et io non devo correre à gl'impegni, che |în' hora mi pareno poco giustificati, e sopra questo ancora scriverô ecc.

furieuse de ne pouvoir faire plier les ambassadeurs, écrit du mal de l'espagnol à Madrid comme de moi à Rome. Il n'est pas vrai que j'aie refusé la visite de Morosini qui se rendait comme ambassadeur en Pologne ; m'ayant fait dire qu'il désirait me voir en troisième lieu, je répondis que je ne le pouvais, afin de ne pas créer de précédents, mais que le matin je me promenais dans mon jardin. Il vint pour être renseigné sur la Pologne, s'excusant de ne pouvoir aller chez l'empereur sans lettres de créance ; mais l'impératrice Eléonore lui ayant écrit qu'elle voulait le voir au jardin, il s'y rendit ; toutefois il fut censuré par son collègue, de façon qu'il partit le lendemain sans que je puisse lui parler une seconde fois. Sur le point relatif au mécontentement de l'empereur pour la question des chapelles avec sa mère,j'ai déjà écrit et la Congrégation a ordonné mon abstention aux visites comme aux chapelles ; du reste, c'est elle qui a voulu remettre en honneur le duc de Lorraine contre ce qui a été établi par le billet impérial de 168 1 ; et tandis que les ambassadeurs ont fait du bruit j'ai continué à lui faire des visites ; si l'empereur avait été fâché il aurait commencé à se plaindre à Madrid, Aussitôt que je serai mieux j'irai chez l'empereur (i) et lui demanderai si le cardinal Pio a

(i) Le 25, il écrit encore :

La debolezza de miei piedi non mi hà ancora permesso di andare ail'

udienza deU'Imperatore per chiarirmi se gl'ordini dati contro di mè al Sigr

Carde Pio, sono stati con consenso di S. M., e quando ciô sia, vogîio metter-

li in mano la copia del discorso tenuto con l'Inviato di Francia ; acciô chè

S. M. veda se un'huomo, che si sacrifica per il ben publico, mérita di esser

sacrificato aile passioni dell' Impératrice Eleonora ; non sarebbe perô

nuovo, che dispiacesse la libertà del parlare, e che io ne ricevessi il castigo,

se nonuguale à qucllo del Precursore, simile almeno circa l'ingratitudine.

Qui non si risolve la reparazione de'pregindizii fatti all'Immunità Ecclesia-

stica, e si abborrisce chi la procura per proprio debito, e per obedire à i

comandamenti di N. S^e Dispiacciono à i ministri l'insinuazioni de i rispar-*

mii persuasi dà mè in nome di S. S'a per non privarsi de i profitti, e si vor-

rebbe, che S. B^c sviscerasse il proprio Stato per supplire à gli scialacqui,

che privano poi l'esercito del necessario ; e mi accorsi che non diedi gusto,

quando un mese fà esortai un ministro ad impedire la venuta del Sigr Duca

di Neuburgo, perché S. Stà mi haveva fatto scrivere, che non voleva soccor-

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