‹ Innocent XIChapitre 384 sur 430 · FAUSSES ALARMES DE BONVISI · texte numérisé non relu

FAUSSES ALARMES DE BONVISI

parlé en son nom, car, en ce cas, il ne serait pas rationnel que S. S. me gardât ici, alors qu'il n'y a pas de raison pour que le cardinal-nonce cède à ce que refusent les ambassadeurs.

rere per fare alloggi, e messi in consideratione che l'iiltimo viaggio di S. A. era gostato (sic) circa 100,000 fiorini, nell'alimentare tutta la sua famiglia, nei regali per la partenza, e nel nolo délie barche per condurlo, e ricondurloàcasa, che mi viene supposto, che importasse 22,000 fiorini, onde dal vcdere che S. M. si sottopuonesse adesso à questa grande spesa non necessaria, haverebbe S. S^^ argumentât© che non fosscro necessarij i suoi soccorsi, e che fosse ingiusto l'aggravare gl'ecclesiastici per tare alloggi ; oltre le doglianze che haverebbero fatte i populi (e particolarmente dell'Austria abbrugiata) aggravati dalle straordinarie contribuzioni, non per servirsene contre il Turco, ma per godersi con i parenti. Rispondono subito che un gran prencipe non deve privarsi délie proprie sodisfazioni, ma non è ne meno ragionevole che un gran Prencipe, com' è il Papa, levi à se stesso il necessario, et impoverisca li suoi sudditi, se il suo denaro non hà ds giovare alla causa publica. Pensera perô S. Stà à quello che li compla di fare, reterendo io solamente che il Sr Duca partira alli 7 del futuro, e probabilrh^-^nte si fermera tutto l'inverno, et ail' Em. V. ecc.

Et, le ler août^ il remet la lettre de Mgr de Vienne par laquelle il l'assur^ que l'empereur a écrit au card. Pio pour savoir qui a osé, en son nom, charger S. Em, de parler contre le nonce. « J'ai remercié, écrit-il, S. M. qui me dit : comment pouvais-je écrire contre V. Em, ? elle sait combien je reconnais son application en vue de mon avantage. Me parlant ensuite de l'impératrice-mère, j'ai exposé à S. M. ce que j'ai fait, bien que les ambassadeurs agissent autrement ; assistant dans les chapelles aux sermons et aux oratoires, me montrant ainsi disposé de continuer à intervenir si on me trouvait une place où rester incognito. L'empereur me promit d'en référer. Cela plaira aux ministres qui ne veulent pas rendre à l'impératrice les niêmes honneurs qu'à l'empereur ».

Copia epistolae scriptae Em^o Cardinali Bonvisio ab Illmo at Rev^o Episcopo Viennensi.

Quae mihi Emince Vestra in nupero colloquio commisit, diligenter executus fui, uti Mti S, C. cum copiis transmissis scribenda perscripsi, ad quae Mats Sua mihi clementissime respondit, quatenus Vestrae Emince referrem se nuUi suorum ministrorum talem dédisse commissionem ut Cardinali Pio scribat, ime se nulli de hac materia locutum fuisse. Unde Vestra- Em apud Cardinalem Pio instare poterit de nomine ministri, quem, cum Sua Mats resciverit condigne reprehendet, assecurat Mtas Sua Caes» Em^m Vestram de sua constanti gratia Caesarea. Et hoc significare, neque gratiae, ac protectioni Emae y. démisse commenc^are volui. Lincii die 27 iulii 1684.

Du reste, la conduite de l'impératrice ne m'étonne pas, car elle parle sur le même ton contre Mgr de Vienne, qui refuse de lui faire visite quoique ministre ».

Le 25, il transmet à Cybo la copie d'une lettre de Mgr Ranuzzi et de la réponse qu'il lui a faite dont le résumé était le sujet d'une nouvelle conversation avec l'envoyé de France. Celui-ci lui fit part de la déclaration de son roi à Ratisbonne touchant le traité avec la Hollande, mais sans assurer la tranquillité de l'Italie. On peut donc en conclure qu'on la réserve afin de décider les Espagnols à la guerre, même s'ils consentent à accepter la trêve avec des conditions aussi dures, comme celle d'abandonner Gênes, ni permettre l'occupation de Mantoue et sans aucune assurance touchant l'Etat de Milan. < Par conséquent, j'ai dit au ministre que suivant cette déclaration on ne ferait qu'une trêve momentanée et que ce serait plutôt une translation de toutes les misères sur l'Italie. Il répondit que le roi veut sans doute donner la tranquillité à l'Italie ; mais je répliquai que les faits prouvent le contraire et que si les intentions étaient bonnes elles auraient dû se manifester dans les traités ; mais ceux-ci contiennent des restrictions mentales et des prétextes à de nouvelles guerres, de façon que personne ne peut compter de pouvoir vivre en paix en Europe ; que si Louis XII a eu des présides à Gênes, toutefois par différents traités la liberté avait été rendue à la République. Et si l'on prenait pour base la thèse que les juridictions de la France sont inaliénables, on finirait par remonter au temps de l'empire de Charlemagne ; personne ne serait plus sûr et l'on arriverait peut-être même à prétendre à la confirmation des papes, ce qui les réduiraient au rôle de chapelains ; que l'Italie a une telle importance que l'empereur ne peut pas l'abandonner et, étant donné l'état des choses, il serait forcé de conclure la paix avec les turcs. Les Vénitiens également y seraient obligés, car les conquêtes en terre ferme leur importent davantage que celles dans l'Archiper. La gloire du très chrétien s'en trouverait amoindrie, et lui-même, le ministre, doit avoir lu les dialogues entre Mahomet et Colbert,

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