LA POLOGNE ET LA FRANCE
P. S. L'Inviato di Francia nega assolutamente la demolizione délie muraglie di Treveri, ma bensi che si siano atterrate tutte l'altre fortificazioni. Temo che le pendenze del Nort difficultino i Trattati, quand' anche s'assicurasse l'italia, per qualche cenno datomene dal Cancelliero di Corte ; ma nondimeno mi andero aiutando.
Le 8, Jacobelli informe que l'ambassadeur césarien l'a fait appeler et en confidence lui a dit qu'à sa Cour on est inquiet à propos du rapprochement du roi de Pologne avec la France que l'on veut faire par l'intermédiaire de S. S. ; sachant que le roi en a fait prier le pape par son envoyé à Rome et que S. S. a donné des instructions dans ce sens à Mgr Ranuzzi. S, Exe. m'a dit que cette union ne pouvait créer que des désagréments et amener la dissolution de la ligue, parce que la France ayant à Varsovie le marquis de Béthunes, celui-ci fera son possible auprès des membres de la Diète pour la troubler. Et il ajouta que par les derniers courriers de Paris on a la certitude d'une alliance de la France avec les Turcs, et malgré que le cardinal Pio fut chargé d'en parler au pape on lui avait ordonné de m'en parler aussi » (i). •
Le 10, Ranuzzi annonce que l'on a remis à la Cour le traité avec les Etats Généravix ; et que l'ambassadeur de Hollande a
gne, mais par la voie de mer. L'envoyé fit ensuite une objection touchant la durée de la trêve, mais je lui ai tait observer que Ranuzzi avait écrit qu'il n'y aurait pas de difficulté pour qu'elle fût de 10 ans, et que l'on pourrait arriver à un moyen terme. Plus tard vint me voir le chancelier de la Cour, je lui dis tout et l'empereur, l'ayant appris, m'approuva et me laissa arbitre de continuer ; j'ai, par conséquent, mandé mon auditeur chez l'envoyé pour l'informer : qu'ayant parlé avec les ministres, je pouvais mieux le rassurer sur les dispositions ; il vint en personne m'exprimer son contentement et il promit d'en écrire à Paris et à Ratisbonne, ajoutant qu'à propos de la tranquillité de l'Italie il espérait que S. S. en aurait pleine satisfaction ».
(i) Le 15, Cybo répond que l'on ne pouvait pas empêcher la réconciliation du roi de Pologne avec la France ; tandis que la ligue oblige à continuer la guerre, on laisse pleine liberté dans toutes les autres affaires. Malgré cela, le roi, par la bouche de son envoyé, a donné l'assurance de vouloir rester fidèle à la ligue jusqu'à l'extrême, de manière qu'il n'y a pas à douter qu'il la soutiendra, car il a engagé, non moins que son honneur, sa conscience.
io66
écrit à son collègue à Madrid pour qu'il fasse le possible afin que le catholique l'accepte. (Le traité portait la date du 29 juin) (i).
Le 13, Mellini écrit à Cybo :
Non potea il corriere spedito da V. E. a Mons. Ranucci tornar costà cosî presto, mentre da quel Ministro Apostolico fu spedito a me, e fu astretto a trattenersi in Baiona per l'accidente che accennai a V. E. colle mie precedenti. L'armata di Francia, che parti da Genova, venne ne' mari di Catalogna, dove tuttavia si ritrova, havendo preso Cadaches, e disegnando la conquista (|i Rosas. Quanto alla Tregua ho finalmente a forza d'importunità ricavata la risposta, che viene in copia, la quale dimostra tuttavia gli animi alterati ; ma essendo nel tempo istesso giunta per corrieri straordinarij di Francia, e di Fiandra la notizia d'essersi risoluta nell' Haya la Tregua di 20 anni, con darsi dal Cristianissimo alla Spagna sei settimane di tempo per dichiarare se concorra, o nô nella concluzione di essa, voglio credere che in fine sia per riconoscersi la convenienza d'abbracciarla, la quale io non mancherô d'inculcare colla replica a tal Biglietto, rimostrando quanto sia per trovare strano Sua Santità che si dica ch'ella non tratta di mettere alla ragione il cristianissimo, quando sin ora ha impiegati tutti gli sforzi maggiori de' suoi paterni ufiici a questo fine ; ma qui si vorrebbono leghe, e scommuniche.
La Piazza di Lussemburgo si stima di molta importanza, e dà gran fastidio ; ad ogni modo non importa tanto alla Spagna, quanto ail' Imperio, e per ciô la sua perdita non farà probabilmente esser qui insuperabili le difficoltà. Non si sa pero, se per parte dell' Imperatore e deir Imperio siasi tuttavia concorso in detta Tregua, e di là sola-
(i) Le 3, il informait Cybo que Bonvisi lui avait transmis la copie d'une lettre à S. Em., du 13 juin, rapportant sa conversation avec l'envoyé du très-chrétien à qui il demandait si son roi accepterait la trêve dans ces conditions : le catholique cédant Luxembourg avec Beaumont et Bouvines, et la France restituant Courtray et Dixmunda ; qu'il répondit affirmativement au cardinal mais qu'il fallait se décider bien vite. Et, le 9, que de Cologne on annonce que le 4 est arrivé à Bonn un envoyé impérial pour exhorter S. A. à s'unir aux autres princes à la défense de l'empire contre la France, disant toutefois que l'empereur consent à conclure une trêve de dix ans et même plus pour avoir la paix, espérant que l'Espagne aussi y adhérera. Le 16, il ajoute que l'armée de Bavière s'unit à celle du Cercle de Franconie, de Saxe et de Souabe et attend l'ordre dç marcher.
l'espagne obligée a accepter la trêve. 1067
mente potrebbono nascere le ripugnanze maggiori, ancora che nelle circonstanze dell' occupazioni, nelle quali l'Imperatore si trova, si possa credere, che stimerà convenirgli di chiuder gl'occhi à pregiudizii minori per assicurarsi a la ricuperazione dell' Ungheria.
Mi servir© délia notizia délia nuova rimessa fatta da S. S. d'altri Too mila fiorini in Polonia, benchè la risoluzione délie Décime sin ora sia stata molto tenue per rappresentar qui la soprabbondante generosità, et applicazione délia S. S. in pro délia publica causa. Et etc. (i).
Le 15, Jacobelli informe Cybo :
Il Résidente in Milano avvisa in publico non esservi più dubbio, che il Sig^ Duca di Mantova habbia accordato al Rè di Francia di ricevere in Mantova il presidio Francese con la promessa del Rè di sostenere al figliolo naturale di S. A. la succesione in quel Ducato. Che di Spagna erano venuti ordini al Governatore di Milano di sottoscrivere la Lega con Genovesi; et insieme gli sia stato ordinato di fare un staccamento di un corpo di quelle militie, che hora vi sono nello stato di Milano per mandarle in Catalogna, considerandosi che per il bisogno di ciô che potesse succedere contro Genovesi, sarebbero stati sufficienti le truppe, che sarebbero restate, mentre tutti gli altri principi d'Italia si dovevano unire per sostenere la libertà délia Rep<^^ di Genova quando questa fosse stata attaccata dal Rè di Francia, ma che quest' ordine non solo non sia per eseguirsi dal Sig"" Governatore, ma che sapeva che S. E. rispediva con rimostrare la nécessita di accrescere non che diminuire
, (i) Et, le même jour, il ajoute :
Neir udienza ch'ebbi dà S. M. le rappresentai gl'uffici premurosissimi, che Sua Beatitudine havea passati col Re Cristianissimo sopra l'affare di Genova, e che la Santità Sua stava lutta applicata a procurar di rimovere da ogni parte l'occasione di veder piii oltre inquictata la cristianità, non solo per liberarla dalle turbolenze, e discordie intestine, ma ancora per promuovere le cônvenienze délia medesima su gli avantaggi del nemico commune in una congiontura si propizia di ridur quel Tiranno a non poterie p'm nuocere. Che si doveva gradire, e corrispondere a questa zelante applicazione délia Santità Sua,massime che molto importava agli stessi interessi Austriaci che non si lasciassero cader in vano tanti, e si religiosi sforzi di Sua Santità ; onde convenire che vi facessero le più mature riflessioni, e che si pigliassero p;-csto i dovuti stabilimenti. Di questo tenore parlai pure al Sig. Marchese d'Astorga, et ad altri Ministri. Si sono tenuti varii consigli ordinarii, e straordinarii, ma sinora senza risoluzione. Et etc.
Io68 LA TRÊVE GÉNÉRALE.
le truppe nello stato di Milano per le voci che corrono, che siano per calare nel Monferrato 20,000 Francesi, e per la poca apparenza che gli altri principi d'Italia slano per unirsi alla difesa di Genova.
Avvisa ancora che il Rè di Francia habbia fatto intendere al Sig^ Duca di Modena di non proseguire il trattato del suo matrimonio con la Principessa di Neoburgo, non approvando egli laie accasamento, ' e che sarà sua cura di dargli moglie di qualità, e di sodisfatione.
Le 24, Ranuzzi écrit : « hier, est arrivé de Madrid un courrier envoyé par l'ambassadeur césarien à l'empereur, porteur aussi de lettres du card. Mellini et du ministre impérial pour lui notifier que l'Espagne remet à l'arbitrage de l'empereur la solution de la question, pourvu que la trêve fut générale, y compris les coalisés et Gênes, et le priant d'en transmettre un pli au marquis de Grana ; ce qu'il fit, en envoyant un de ses domestiques à Bruxelles. J'ai informé de tout l'envoyé de Gênes, afin qu'il engage la République à travailler pour la conclusion d'un accord ; mais il m'a répondu, comme autrefois, qu'il n'avait aucun ordre et ne croyait pas que la République consentirait à traiter sans que, d'abord, il fût mis en liberté. Lui ayant fait comprendre qu'en envoyant un courrier il pourrait se procurer l'ordre, il répliqua que, de l'endroit où il se trouvait (la Bastille), il ne pouvait rien faire ni mander personne. Je lui ai fait dire que désormais le roi était engagé ; qu'il était nécessaire de se décider, le priant pour mon compte de réfléchir, mais il n'a rien voulu entendre. On est revenu à la charge, lui faisant considérer la prudence avec laquelle agissent des princes plus puissants que la République ; qu'il ne fallait pas seulement penser à la justice mais suivre ce que conseille la prudence. On a fini par le persuader à écrire à la République afin qu'elle fasse ses propositions ».
Le 26, l'abbé Tanara écrit de Bruxelles : « le gouverneur a reçu de son frère, ambassadeur impérial à Madrid, une lettre l'avertissant que le catholique accepte la trêve proposée par la France et signée par les Provinces Unies, à la condition que la trêve soit générale, comprenne Gênes et toute l'Italie, en outre de l'Allemagne et de la Suède. On espère arriver à une
l'empereur arbitre de la trêve. 1069
conclusion, parce que Ton écrit de Ratisbonne que l'électeur de Brandebourg, d'accord avec les ministres impériaux, insiste avec vigueur pour que l'Italie et la Suède puissent rester tranquilles » (i).
Le 27, Mellini écrit à Cybo :
Ancorche io mi persuada che poco prima o dopo l'arrivo di questa havevà S. B"^ l'avviso tanto desiderato dell' aggiustamento frà le due corone, nondimeno per compire con le mie obligationi, e per ogni casocheoccorresse devo partecipare à V. E. le notitie damé secretamente sapute, oltre quelle avvisate in piano ; e sono ; l'essersi qui risoluto d'accettare la Tregua de 20 anni concertata dalli Olandesi, con fare apparire pero, che prima di haver saputo detto concerto, era stato data nova, et ampla plenipotenza al Sig"" Imperatore di concluderla à suo gusto, e nel miglior modo che potesse, e si spedi per taie effetto à i 16 del corrente un straordinario à Cesare con informarlo di tutti i loro sentimenti e con insinuarii, che per aderire à i suoi, dimostrati sempre inclinât! à qualsivoglia aggiustamento, aderivano à quello che S. M^^ Cesarea stabilisse e che per non far conoscere che l'Olanda fusse la législatrice, saria bene che egli integro nella Dieta di Ratisbona, o nel Congresso dell' Haya, il ministre Cesareo facesse la propositione di accettare la progettata tregua dalla Francia, con la formatione di un nuovo trattato, e délie sue capitolationi, con l'inclusione specifica di Genova, e del resto dell' Italia, e che in ogni caso di ostinata contradizzione délia Francia sopra le dette Capitolationi si credeva necessario far délia nécessita virtù, pigliando quelle che se le volesse dare par poter respirare almeno qualche poco nelle présent! angustie, supponendosi, che anco con le parole, e termini generali, e con il preambolo esteso dalla Francia didar la quiète all'Europa, venga compresa, e Genova, e ritalia, perche se venissero queste infestate, né l'Europa goderebbe la quiète offerta, e promessa, né la Tregua sarebbe universale, secondo che si è supposta. In oltre è stato qui scritto dall' Ambasciatore di Spagna résidente in Inghilterra, che quel Rè gl'haveva detto, che pigliaria sopra di se la garantia spéciale di Genova, e la Générale délia Tregua universale, onde con questa sicurezza sudetta ; altri motivi,
(i) Le 13 août, Cybo engage Mellini à continuer ses démarches auprès de la Cour, pour la décider à accepter la paix ; « N.S. ne se lassera pas de prier Dieu pour qu'il inspire au roi Jes décisions qui peuvent le mieux tourner au bénéfice des Etats de S. M. et de la chrétienté ».
hanno creduto qui convenire abbracciare la Tregua nel modo che si potrà havere, ancorche in essa résistasse la Francia di specificare Genova. Il dubbio che si haveva se l'Imperatore si fosse potuto mutare dopo la perdita di Luxemburgo, resta già svanito con l'arrivo di un straordinario spedito da S. M'^ Cesarea al Marchese di Grana, e da questo, quà havendo rimostrato S. M. C. che nonostante detta perdita, conveniva per nécessita di accommodarsi, e di abbracciare ogni partito conseguire la Tregua, et havendo avvisato anco il detto Marchese di Grana, che in conformita délie precedenti instruzzioni, che teneva in caso di veder vacillanti, 6 alienati gl'Olandesi, haveva già scritto al Sig*" Imperatore, che si pigliasse ogni arbitrio per concludere subito quella Tregua che li paresse, dandoli ad intendere di haver la piena facolta per darla à S. M'^ Cesarea. Si stima che detto Signor Imperatore possa haver ettettuato il novo trattato anco prima di esserli gionto il sudetto corriero straordinario, per il credito che poteva dare à detto Marchese, e non lasciare avvicinarsi il brève termine délie sei settimane prescritte, per non mostrare di soccombere al solo fatto dalli Olandesi. Non mettendosi dunque qui in dubbio il compimento di detta Tregua, 6 m un modo, o nell' altro, quando dalla Francia non si renda per solo voler la guerra, mi pare di poter anticipare à S. B"« et à V. E. le mie Umilissime congratulationi, le quali rinovero à miglior tempo, pregando in tanto Dio per il compimento di queste, e di quel santi e felici progressi tanto bramati dalla S^^ Sua e da me'.
Avvisa ancora il Sig^ Imperatore con il sudetto Corriero che haveva gradita la risposta datali da questa M^^ sopra il matrimonio dell' arciduchessa con l'Elettor di Baviera, il quale insinua di non voler ultimare per adesso per lasciar passare questa campagna, e per tenere tanto più impegnato nelle sue assitenze il detto Elettore ; e per ultimo dà parte délia vittoria ottenuto dal Sig^" Duca di Lorena nella sua prima uscita, con la speranza di continovare simili avvisi, tanto più so potrà essere assistito con le armi ausiliari dell' Imperio, e dalli aiuti di questa corona nel caso délia mancanza délia guerra di Fiandra.Tutte le sudette notitie le hô havute in somma confidenza da alcuni miei particolari anici (sic) ben* informata per essersi imposto secreto à tutti, et osservato questo specialmente dal S'g^ Ambasciatore dell' Imperatore, dal quale non ho saputo cosa alcuna, non havendocela ne meno domandata, per non esporlo à negarmela, o à contravenire li ordini che potesse tenere.
Le 29, Jacobelli annonce que le Sénat a été très-ému à la nouvelle que le duc de Mantoue a expédié une personne en