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LAURI RESTE COMME SIMPLE INFORMATEUR

che haveano tutto esercitata questa carica, e data la mano, non erano ministri da far errori, ne si poteva chiamar errore il dar la mano ad un ministro del Papa, che è il primo principe délia Christianità, ancorchè tal ministro non habbia carattere di nuntio, che qui ail' hora si voleva dar la mano ad ogni ministro anche di piccoli principi. Disse il Sig^ di Bonevil, che si sarebbe data solamente agl'inviati, perche mostravano le lettere credentiali ; et i residenti dissi io non mostrano le lettere credentiali ? e pure non gli voleté dar la mano, se verra un inviato del Duca délia Mirandola gli darete la mano, e non la darete ad un ministro del Papa se non è un nuntio ? Dicemmo altre cose che per esser di minor momento non le riferisco à V. E.

Hier mattina poi havendo riveduto l'abbate Colbert nella caméra del Re, mentre sua M"^^ si vestiva, mi si accosto, e mi disse di haver passato l'officio col Sig^di Croissij, il quale havea mostrato rammarico di non poter condescendere aile mie istanze, attesa la dichiarata volontà del Rè, che non glielo permetteva ; che pero havrebbe potuto S. B^ mandar un nuntio, senza il quale non pareva hora mai più ragionevole di lasciare un monarca cosî grande, quale è il Rè. Risposi, che io non poteva sapere intorno à cio le intentioni di S. B% ma io sapeva perô, come pure poteva sapere esso Sig^^ abbate, le ragioni che potevano talvolta dissuader S. B^ dal mandarlo fincne Mons'" Arciv^'^ di Parigi non havesse sodisfatto aile parti, délie quali è debitore per le cose accadute con Mons"" Varese, alla quai risposta l'abbate non replico cosa alcuna.

Anche col Sig^" Card' Bonsij sento che il Sig"^ di Croissij habbia dette sarebbe dovere di mandar quà un nuntio, e che S. Emin^ gli habbia risposto, quasi le cose medesime che io hô dette al Sig'" abbate Colbert.

Le 12, Cybo approuve Lauri d'avoir fait consulter Colbert par le président de Rohan pour savoir s'il lui donnera la main, après la présentation des lettres de créance qui le déclarent ministre. On voit bien qu'on manque à la parole donnée : « de lui accorder la main et l'audience du roi, après la présentation des lettres de créance. V. S. doit donc garder chez elle les brefs, sans répondre au refus, et ne plus en parler. Tout le monde sait que V. S. n'est pas le premier représentant que le Saint-Siège tient de cette manière. L'abbé Vibô resta ainsi

jusqu'au retour du cardinal Roberti et, après lui, Mgr Borgellini ; de même les abbés Ferratini et Montani, après les cardinaux Merli et Spada ; enfin il en fut ainsi à chaque changement de nonce. V. S. pourra toutefois ne pas demeurer inutilement à Paris, mais envo3^er des informations sur des choses courantes, telles que arrêtés, livres, et servir d'intermédiaire à ceux qui, par zèle de la religion ou pour convenances personnelles, ont besoin de recourir à S. S. Peut-être arrivera-t-il une occasion de remettre les choses comme jadis » (i).

Le 28, Lauri écrit : « Pellisson,en recevant le bref,a offert de m'aider, lorsqu'il s'agit d'affaires ecclésiastiques, auprès de l'archevêque de Paris et du P. La Chaise, étant toujours en rapport par ses fonctions avec eux, et plus avec Monseigneur qu'avec le père, car avec celui-ci il n'est pas souvent d'accord. Je l'ai remercié : tout en louant ce que fait l'archevêque pour la religion, j'ai déploré toutefois l'incident du cadavre de Varese, et je lui ai dit que j'espérais que, voyant souvent Mgr de Paris, il arriverait à le persuader à mieux conseiller le roi et La Chaise. Il me répondit qu'il fut présent les deux fois que je parlai à l'archevêque au sujet de Varese, que, lui, aurait agi différemment et il promit d'en parler. Il me demanda ce qu'il pouvait faire pour arranger la chose, mais n'ayant pas d'ordres, je me suis borné à dire que je voyais la nécessité de la désapprobation du passé et d'avoir l'assurance pour l'avenir. Pellisson répliqua que tout dépendait des principes, parce qu'en France on n'admet chez le nonce que le

(i) Enfin, le 12 juillet, il lui répète « qu'il ne faut plus parler de la question de la main, car on voit que c'est une affaire finie... V. S. doit tourner son attention vers les projets de la cour touchant la Régale ; et sur ce qu'on prétend obtenir à Rome par la mission du cardinal d'Estrées. Selon l'occasion opportune, V. S. communiquera à l'archevêque de Reims la concession de l'Abbaye de St Rémi et lui fera part de l'estime et de la considération spéciale de N. S. pour sa personne ; et comme S. S. espère retirer quelque profit de lui ainsi que des autres évêques, bien inclinés vers Rome, je désire aussi savoir si l'archevêque de Paris jouit toujours du même crédit auprès du roi ».

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