‹ Innocent XIChapitre 44 sur 430 · LA MALADIE DU DAUPHIN · texte numérisé non relu

LA MALADIE DU DAUPHIN

Le 17, Lauri répond à Cybo qu'il a parlé à Bourlemont comme S. Em. le lui avait ordonné, touchant l'annonce que Croissy était disposé à lui donner la main ; et il l'assure qu'il se tiendra loin des affaires, selon le chiffre reçu.

Le 19 février, Cybo lui répète que l'on ne doit pas lui faire perdre les moyens d'envoyer des nouvelles touchant la maladie du Dauphin, dans la crainte de donner lieu à des plaintes si on Ht les lettres. « Si V.S., écrit-il, rapporte le jugement des médecins, les conséquences qu'en tirent les politiciens, sans donner son propre jugement, ne peut pas donner lieu à des soupçons.

astenermi dal sodisfare à una tal parte. La ragione perô che mi hà persuaso à comportarmi nella maniera, che hô fatto, quai' ella si sia non tralascerô di riferirla à V.E., anche perché le recherà qualche notitia sopra la materia. Il Rè non hà mai mostrato di haver apprensione alcima del maie del Delfino ancorchè grave. Con i Sig" che lo corteggiano non ne hà tenuto discorso, se non raramentc ; et in privato. Non si sono mai fatte orationi piibliche per S. Alt'* Reale ; et nella gazzetta stampata non si è fatta mentionc del maie se non di tempo in tempo quando appariva il miglioramento. Queste et altre simili osservationi hanno fatto credere, ehe S. M^à non havesse gusto, che altri giudicasse del maie diversamentc da quello ch'ella mostrava di giudicarne, e si è havuto sospetto che si apprissero le lettere per veder ciô che di quà si scriveva in altre paiti. Di fatto la Rcgina si è poi doluta con questo ambasciatore di Spagna, perché fosse stato scritto in Madrid, che il maie del Delfino era pericoloso. E perche l'ambasciatore rispose, ch'egli non haveva dipinto il maie cosî grave, replicô S. M^à che si sapeva bene ch'egli havca scritto castigatamente ; ma l'avviso da esso acccnnato era stato dato da Monsieur, che vuol dire il Sigr Duca d'Orliens, il quale havea mandata la lettera non per la via ordinaria, ma per quella di Baiona. Hora se per le considerationi accennate aitri ancora cre dettero di far bene à scrivere come disprezzando questo maie, io stimai di essere piià di ogti' altro in obligo di comportarmi nella forma medesima poichè non sono mancate genti che han detto, che la Corte di Roma non havea disgusto deir indispositione del Delfino per veder verificate le minaccie (con il quai nome essi chiamano gli avvertimenti paterni di N. S^e) contenute nel terzo Brève délia Regalia. Queste sono le ragioni délia mia passata condotta, le quali perô io non posso credere buone, se non quando venissero ammesse per tali da V. E.

Ne i giorni passati il Delfino fù ritoccato dal maie ; andô alla seggetta fino à 12 volte in un giorno ; e perché negli escrementi non si vidde mescolato

car on doit bien savoir que c'est une des obligations des ministres des princes.» Et,le 12 mars, il ajoute que n'entendant plus parler de la santé du Dauphin il en déduit qu'elle est bonne, et il l'engage de tâcher d'avoir en main le mémoire politique de Melani ; « comme il est vaniteux, il est impossible qu'il ne l'ait fait voir à quelqu'un » (i).

Le 14 mai, Mgr Muzio, nonce à Turin, informe Cybo que le comte Provana ayant écrit à la duchesse que le card. Rospigliosi lui a demandé ses bons offices auprès du pape, afin que S. S. choisisse un cardinal avec lequel le card. d'Estrées puisse traiter, la duchesse lui a répondu qu'elle s'en remet à sa prudence pour en parler au pape, mais elle lui recommande de ne pas s'engager à quoi que ce soit qui puisse déplaire à S. S. « Je crois, écrit-il, que cette réponse est bien vraisemblable, car la duchesse a toujours désapprouvé la conduite du Parlement et des ministres de France, me disant que la majorité des ressortissants du royaume ne suivaient pas la conduite des adala-

sanguc ma un poco di marcia, si à dubitato che nelle viscère vi sia qualche ulcéra. I medici tuttavia sospendono à darne il giuditio sino à tanto che S. Alt» Reale prenda le acque di Viscî, ô corne altri le chiamano di Borbone. Vi è encora chi dubita, che non sia bene constituitto di corpo, e che la sua vita non possa andare più avanti, che per dieci ô dodeci altri anni ; promcttono contuttociô i medici dopo le acque di Viscî, che il Delfino sarà in stato di poter fare figlioli.

Il Rè dopo l'infermità del Delfino si è accostato alla Regina p'ù del solito e poiche non si vede fin hora scgno alcuno di gravidanza, vicn detto che i medici habbiano consigliato di far purgare anche la Regina con le det te acque di Viscî, il che si farà verso il principio délia prossima primavera, eome già si è scritto,la quai Regina si trova hora nell' anno 42 délia sua età. Altro per hora non hô che significare à V. E, in questa materia, solo che in avvenire non lascerô di riferirle quel di piii che potesse occorrere in questo proposito secondo i comandamcnti, che si è degnata di farmene.

(i) Le 4 août, Lauri écrit que la santé de la Dauphine donne aussi des inquiétudes ; d'autant plus que le Dauphin, qui n'a pas encore 20 ans, engraisse de manière à faire craindre qu'il ne devienne incapable de la succession.

LA DirCHESSE DE SAVOIE ET LE PAPE. 127

teurs de la Cour.mais que la crainte faisait taire tout le monde.» Le 4 juin, Cybo répond que S. S. a été bien contente de ce qu'il a écrit sur les sentiments de la duchesse touchant les affaires de France et le Siège Apostolique, qui sont le seul sujet de toutes les pensées de N. S. « V. S. dira au secrétaire d'Etat, comme venant d'elle-même, qu'il pourrait conseiller à la duchesse que, comme elle est en confidence avec le trèschrétien, elle devrait amener S. M. à des réflexions opportunes, car le différend actuel ne s'agite pas avec des hommes mais avec Dieu, que la cause intéresse. L'envoyé de Savoie a dit à S. S. que Madame, pour montrer sa filiale dévotion envers le Siège Apostolique,- interviendrait auprès du roi, et qu'elle était prête à faire davantage si tel est l'avis du pape. N. S. en a été reconnaissant envers Madame et s'est exprimé dans ce sens avec le résident. » Le 2 juillet, Muzio annonce : « que l'archevêque lui a dit d'avoir conseillé à la duchesse d'écrire au très-chrétien, lui faisant considérer l'approbation générale qui en résulterait, si S. M. satisfaisait les intentions d'un Pontife aussi saint. » Et, le même jour, Cybo lui écrivait :

Nella passata settimana prese questo Sig^ Résidente di Savoia una particolare audienza da S. S"^-^ nella quale fra le altre cose tornô ad offerire l'opéra, e la mediatione di Madama per l'aggiustamento délie pendenze con Francia. S. S'-'^ mostro sicome havea mostrato in altra simile occasione, che accennai à V. S. 111^"^ un singolar gradimento di taie esilitione. Lodando il zelo, e la pieta di Madama. Ma che essendo manifesta la giustitia délia causa difesa dalla S^-^ Sua, non sapeva vedere quai altra forma di aggiustamanto vi fosse che di sodisfare alla Chiesa e di rivocar gii attentati contro di essa, e desistere dalla vessatione di quelli che procurano di difenderne le ragioni, e la libertà. Esser percio l'unica via di comporre le differenze, il far conoscere al Rè la verità, poiche quando S. M^^ venisse illuminata per conoscerla, non dubitarsi délia sua grande equità, e giustitia, ch'egli non fosse per rimediare à tutto prontamente. Che patrebbe Madama psr la confidenza che hà col Rè, e per esssr lontana da i rispetti particolari, che hanno gli altri intraprendere (sic) quest'opera, e col mezo del suo ministre in Parigi passar quegli ufficii, che potessero svelare alla M*^^ Sua la verità, et indurla à rimettersi corne figlio ubbidiente nelle mani di S. S^-^ la quale hà più d'ogn'altro à cuore la félicita, e la

vera gloria di S. M*^, ne ha in questo negotio altro oggetto che di sodisfare alla giustitia, et al debito del suo offitio, e di liberar la coscienza del Rè. V. S. Ill"^^ potrà- rappresentare opportunamente à Madama questi sentimentidi S. S^-^ e che gradirebbe molto che S. A. gl'insinuasse nell'animo di S. M^^ nella forma che giudicasse più opportuna, essendo verisimile che il Rè deferisse molto agli ufficii dell'A. S. corne quella che non puô haverci altro interesse chs dell'honore, e délia sainte di S. M^à.

Et, le i6, il l'engage à s'informer de ce que répond l'ambassadeur de Savoie, si la duchesse l'a chargé de le renseigner au sujet de la Régale, attendant que Madame lui en parle ellemême. « S.B. a aussi loue l'activité de V. S. au sujet de l'immunité de l'église de Mondovi, et s'il y a quelque offense V. S. saura y apporter remède sans donner à Rome occasion de plaintes ».

Mais, à la même date,Muzio répond : « ayant communiqué à Madame les sentiments de N. S. pour ses exhortations au trèschrétien, S. A. répondit qu'elle se sacrifierait elle-même pour satisfaire S. S. et qu'elle en avait écrit à son ambassadeur. D'après cette conversation je me suis convaincu que la duchesse n'ose ni écrire au roi pour le détromper de ses ministres, ni ne veut s'attirer la haine de ces derniers, qui ont toujours dans l'idée que le roi ne montre de l'estime envers Madame que pour la flatter et l'attirer à son parti, car avant de nourrir de projets sur l'Italie, il la méprisait » (i).

Le lo décembre, Cybo écrit à Lauri qu'il a dû recevoir du nonce à Lisbonne, le rapport sur l'incident qui eut lieu chez lui, entre le duc de Giovinazzo, ambassadeur d'Espagne, et le marquis d'Oppede ambassadeur de France ; il désire savoir

(i) Le 30, Cybo l'avertit que S. S. ne veut pas que Madame fasse de démarches auprès du très-chrétien, autres que celles dont on lui a écrit. Et, le 13 août, il ajoute « que quoiqu'il ne soit pas vrai que S. S. ^it député quelqu'un pour la Régale en France, V.S. doit tâcher de savoir ce qu'a fait à Paris l'ambassadeur de Savoie, d'ordre de Madame. »

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