‹ Innocent XIChapitre 55 sur 430 · RANUCCI REÇOIT MGR DE PARIS · texte numérisé non relu

RANUCCI REÇOIT MGR DE PARIS

Pologne l'annonce est arrivée du refus du pape à ce roi » (i). Et le 3 septembre, il dit n'être pas allé au service pour la reine, non plus les ambassadeurs, parce qu'on prétendait que ceux-ci dussent recevoir le salut après les évêques ; en ayant parlé à Croissy, il me répondit qu'il le regrettait ; toutefois j'ai fait remarquer que ma présence aurait été encore plus difficile parce que le clergé me doit obéissance. » Et, le même jour, il annonce que l'archevêque de Paris, aussitôt rentré de la Cour, vint le voir, mais n'ayant pu le recevoir, se trouvant indisposé, monseigneur retourna le lendemain. « Je l'ai reçu, écrit-il, à la porte de la salle et je l'ai accompagné à son départ tout le long de la première rampe de l'escalier, gardant toujours la main droite, comme j'avais fait quand nous étions assis et comme j'ai pratiqué avec les autres archevêques du royaume. Durant toute notre conversation. Monseigneur a exprimé son désir d'accomplir ce devoir, parlant avec grand respect de N. S., ajoutant qu'il avait renoncé de bon gré à toutes ses prétentions par égard à la volonté d'un pape aussi grand que S. B. et, en termes généraux, il montra ses regrets que N. S. ait pu être mécontent de sa conduite passée ».

Le 7, Cybo écrit : « N. S. est satisfait non seulement de l'accueil que V. S. a reçu du roi, mais aussi de celui des ministres » (2).

(i) Et, le 31, Lauri informe qu'il a une lettre de Burattino lui annonçant qu'à Lyon il a perdu sa valise et qu'on l'a retrouvée chez des paysans mais sans les lettres qu'elle contenait. Lauri promet d'envoyer des duplicatas.

(2) Et, le même jour, il informe Ranucci que le pape a été prié de s'interposer auprès du duc de Mazzarin pour qu'il donne son consentement au mariage déjà célébré de la princesse sa fîlle ; qu'il a même écrit à l'internonce à Bruxelles et à l'évêque de Grenoble pour qu'ils en parlent à la duchesse de Modène afin, qu'au nom de N. S., on conseille au duc d'y consentir. Le i^r octobre, Ranucci lui répond que le duc étant absent, il parla avec le duc de Richelieu, oncle du marquis qui épousa la Mazzarin ; il en a été très-reconnaissant et me dit que le duc est excentrique, obstiné dans ses idées et que le roi même ne peut le changer ; que par conséquent il craint qu'en lui parlant il s'obstine davantage, et trouve plus opportun de le laisser tranquille ; toutefois il a promis de le voir à Chantilly. Enfin, le 14 février 1684, il annonce qu'il s'est rendu chez le duc de Mazzarin, qui a fini par lui

Le 10, Ranucci informe qu'il a pu voir le roi pendant qu'il dînait, et il félicita S. M. d'avoir échappé à l'incident de la chasse,mettant en relief le plaisir de S. S. Et, le 13, il annonce :

La morte di Monsii Colbert hà notabilmente pregiudicato al Sig'" di Croissy, non solamente per la perdita, ch'egli hà fatta dell' appoggio del fratello assai stimato, et amato del Rè, ma ancora perche le cariche che haveva Monsù Colbert, sono passate in parte nel Sig^' di Louvoy, e la principale che è quella délie finanze nel Sig^ Pelotier parente dipendente, e beneficato dalla Casa di Monsù Le Tellier, emola di quella di Monsù di Colbert. (juesta mutatione délia Corte non è per essere favorevole agli affari, che hora pendono délia S. Sede, perché viene ad accrescersi il partito di Mons'" Arciv° di Reims, et egli à riceverne fomento à maneggiarvisi più fervidamente secondo la sua inclinatione.

Le même jour, Lauri mande à Cybo :

In qualche discorso tenuto con Mons^ Nunzio mi hà confidato, che egli non solo non tiene ordine di promuovere alcun trattato d'aggiustamento sopra le controversie pendenti con questa Corte, ma ne pure di valersi à tal effetto délie congiunture et opportunità che di quà gli si potessero dare. Con tal supposto ardisco di suggerire umilmente à V.E. che questa nazione è cosî volubile, che quello che in un giorno vuole, nell'altro non lo vuol più. Cosi pare che non sia se non bene, che altri stia sempre pronto à prenderla quando si mostri disposta à darsi. Né deve far difficoltà che il Sig'" Cardinal d'Estres si trovi espressamente in Roma per questi affari, poi chè si sa bene, e l'esperienza pur troppo l'hà fatto conoscere che per quanta buona volontà habbia F. E. (sic) di accommodar le cose, già mai hà potuto avanzare un passo. Anzi dopo ch'ella si trova in Roma, le difficoltà si sono accresciute non per altro se non perche dovendo S. Em^^operare secondo gl'ordini di questa Corte, nulla puo fare se le le (sic) buone disposition! non cominciano di quà. Se N. S""^ dovesse dar sodisfatione al Rè, non si dovrebbe negotiare se non in Roma, e toccherebbe à i ministri del Rè di persuadervi S. S'^ Ma per le sodisfationi che S. B"'^ desidera dal Rè non vi è chi

promettre d'agir en faveur du marquis de Richelieu ; il se mont-ra disposé à pardonner le passé, justifiant sa répugnance envers lui et sa maison à cause de la dot de mademoiselle de 550,000 livres qu'on n'était pas à même de ^^arantir ; à présent c'est l'évêque de Grenoble qui s'en occupe.

Page 1