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PROMOTION DE MGR DE BEAUVAIS REFUSEE

quanto al Sig^ Cardinal Azzolini, che era troppo presto il parlarne. Il Rè poi mi disse che haveva fatto questo passo con suo piacere, e che sperava che il Sig'' Cardinal Altieri si sarebbe portato seco per l'avvenire in modo, che S. M'^ non havesse da pentirsi di quello che hà fatto, ma quanto al Sigr Cardinal Azzolini non passo più oltre, che à dirmi, che questo è altro attare, et havendo io voluto replicare qualche cosa in espressione délia devotione di S. Em^a verso S. M^'^, m'interruppe con dire che non era tempo di parlarne ; onde io non mi avanzai più oltre (i).

Le 28, Cybo envoie encore quatre lettres : dans la première il lui écrit : que « N. S. a été très satisfait d'apprendre que Mgr de Paris a acquitté sa dette, en faisant la visite à V. S. lUme de la manière qu'il y était obligé, et qu'elle ait maintenu les prérogatives dues à son caractère. S. B. sera aussi bien contente de savoir que ce prélat correspond aux expressions qu'il a énoncées à V. S. » Dans la seconde, il ajoute que le pape a éprouvé bien du plaisir de savoir que l'incident de la chasse n'a pas été grave pour le roi ; car le bras a été déjà remis en place. Par la troisième, il répond :

Intorno aile istanze fattele dal Rè per la promozione, N. S'"'^ risponde, che si raccomanderà à Dio, che l'ispiri à farla quando sarà maggior servizio suo, e délia Sede Apostolica ; e che la promozione già fatta non fù intiera. Che i principi raccomandano, e non nominano al cardinalato, e devono farlo di soggetti degni, e de più meritevoli de loro regni, e d'intiera sodisfatione del Papa, il quale è tenuto à render conto al Sig""*^ Dio dell'elettione de soggetti, che da lui si promuovono. Che i principi devono raccomandare soggetti de suoi regni, e nazionali perche questi possano assistera à Sommi Pontefici con sicuré, e veridiche informationi per le occorrenzo de medesimi regni, e proteggere appresso i Rè gl'interessi délia Sede Apostolica, e l'immunità délia

(i) A la même date il envoie encore deux lettres ; dans la première il annonce d'avoir illuminé la nonciature avec des torches, durant trois soirées, pour la délivrance de Vienne. Et, dans la seconde, il informe qu'on est en train de faire le portrait de la fille du duc d'Orléans, sœur de la reine d'Espagne ; l'ambassadeur de Savoie le portera à son duc, à Turin, qui semble avoir quelque inclination pour elle... Le peuple est très content du succès de Vienne ; le maréchal de la Feuillade avait parié 100 doublons que Vienne tomberait.

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Chiesa. E che quando la S'^ Sua inclini à sodisfare il Rè di Polonia, stimerà di non poterlo fare se non di soggetto polacco, per le ragioni, e considerazioni accennate di sopra, e singolarmente seconde l'intenzione del Conci'io di Trento, che vuole, che siano assonti al cardinalato soggettidi tutte le nazioni. A tutto questo S. S^'^ aggiunge, che V. S. 111""^ assecuri S. M'^ che non si è data licenza alcuna al Nunzio di Polonia di procurare di esser raccomandato da quel Rè, e che cio che puô esser stato detto in questo génère, non hà fondamento di sorte alcuna.

Dans la quatrième, Cybo félicite le nonce.

Ben conformi, et alla congiontura, et al tempo furono le insinuazioni, che V. S. 111'"^ fece alla M. del Rè nel condolersi seco délia morte délia Regina ; peroche rammentando tal' accidente, per se medesimo à S. M. l'inevitabile fine dell' umana condizione, e risvegliandogli nel cuore il giorno, che era festivo à S. Luigi i stimoli d'imitarne le virtù ; opportunissimamente V. S. Ill""* tra le altre propose alla M. S. quell' invitto zelo e fervore, con che impegno quel santo le arjni contra gl' infedeli, eccitando con cio la M. S. ad acquistarsi in Cielo, et in terra con simili azioni una gloriosa immortalità. Prega Dio S. B., e ben vivamente che tali sensi nel pio, e generoso cuore di S. M. mettano profonde radici, onde poi germogliano frutti di benedizioni per il Cristianesimo.

Le i^'' octobre, Ranucci informe qu'il a remis le bref à Mgr de Paris, mais qu'il ne croit pas opportun de remettre l'autre à l'archevêque de Reims, parce que celui-ci ne semble pas bien disposé à le recevoir avec des sentiments de révérence envers S. B. ; journellement il se laisse porter, par son caractère impétueux, à des actions contraires au respect et aux grâces reçues ; et non seulement il parle avec mépris, mais il met toute sa vigueur à faire voir son aversion, mettant son activité à l'exécution de l'ordre touchant l'enseignement des Propositions. Il a été le plus ardent à promouvoir la censure contre l'archevêque de Strygonie, après avoir essayé inutilement de faire déclarer nulle, par défaut d'autorité, la dispense du comte de Marsan. « Par conséquent, conclut-il, je retarderai la remise du bref à Mgr de Reims jusqu'à ce que je sache qu'il est disposé à le recevoir avec respect ». Et,le 8, il ajoute : «que bien du monde parle du fait que, ayant le bref, je ne le remette

DÉCLARATIONS DU PAPE. l6l

pas.L'évêque de Beauvais, entre autres, à qui j'ai raconté que, après les visites de compliment, Mgr de Reims ne s'est plus fait voir en ville et que je ne l'ai pas cherché, ayant appris qu'il disait ne pas avoir des sentiments conformes à ceux que N. S. espérait ; l'évêque me demanda la permission de communiquer notre entretien à Mgr de Reims ; il revint me dire qu'il y avait un malentendu : que l'archevêque avait cru que le bref ne lui avait pas été remis, par suite des intrigues de son rival Mgr de Paris avec lequel il n'est pas en bonne harmonie et qui n'aurait pas voulu le voir partager cet honneur, mais qu'à la suite de mes déclarations, il était revenu de son erreur. Par conséquent je lui remettrai le bref, en l'engageant à faire des démarches auprès du roi en faveur de la chrétienté » (i).

Le 5, Cybo mande au nonce : « V. S. lUme ne doit pas laisser échapper l'occasion, en parlant au roi, de lui dire qu'il a été injuste tant à propos de la Régale que pour les Propositions de l'Assemblée ; qu'il est obligé d'abolir ces nouveautés et de tout remettre en pnstinuyn pour tranquilliser sa conscience et correspondre à la réputation qu'a S. M. d'être ami de la justice et de la rectitude. V. S. doit aussi lui insinuer que la suspension consentie touchant ces matières, sur la demande du cardinal d'Estrées et suivant le désir de V. S., a été particu-

(i) En attendant, Cybo, le 12, lui avait répondu : « il semble inutile à S. S. de répéter à V. S. que les brefs aux deux prélats ne contiennent qu'un appel à conseiller au roi de laisser en paix la chrétienté ; et V. S. prévoyant les difficultés que présentent ces prélats fait bien de s'abstenir de les leur remettre. » Mais, le 2 novembre, il ajoute : « suivant les lettres de V. S. touchant les termes impropres dont s'était servi Mgr de Reims, S. S. avait défendu de remettre le bref, mais à présent que ce prélat semble avoir changé de style, montrant tout le respect pour la grâce faite, le Pape approuve que V. S. lui remette le bref tout en l'exhortant à conseiller au roi de faire la paix. Tel a été le plus grand motif qui a agi sur l'esprit de charité du pontife et l'a fait passer outre toute considération et d'écrire aux deux prélats, malgré qu'ils se fussent montrés si peu révérencieux et pleins d'aversion envers le Siège Apostolique. »

Innocent XI. — HI. jl

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lièrement notée à Rome, mais non en France, où on agit comme si la suspension n'existait pas et contre la volonté du pape. Quoique S. S. se soit plainte à d'Estrées cela n'a produit aucun effet, de manière qu'on voit combien peu de fond on peut faire sur tout accord avec ces ministres, et toutefois on ne doute pas des bonnes intentions de S. M. (i) ».

Le 26, Cybo engage Ranucci à s'intéresser à la question qui existe entre le chapitre de SV Jean de Latran et Jean Gaboud, ex-fermier de l'Abbaye de Clérac. Et, le 9 novembre, il approuve les démarches qu'il a faites afin que la poste d'Avignon puisse librement passer par le royaume.

Le 7 décembre, Lauri informe Cybo :

Fin dair hora che qui segui la morte del Sigr di Colbert, qui si sparsero moite voci poco favorevoli par il Sig'" di Croissy suo fratello, e par il Sig^ di Senalè suo figliuolo ; tanto maggiormenta, cha i talanti dall' uno, a dair altro di loro vian creduto che non eccadano la mediocrità. Fij dunque discorso che con qualche tratto di tempo il Sig'^ di Sanalè potrebbe perdere la carica, et al Sig^ di Croissy ordinarsi di la sciare ô la carica di sagretario di Stato, o quella di présidante à Mortier, la quala sebana non è di tanto lustro, coma la prima, molti nondimano la prefariscono ail' altra par esser più durabila, e par qualche privilegio; cha goda chi la possiede, di non potare asser giudicato da altri giudici, cha dal Parlamento. Simili voci si sono rinuovata ultimamante dopo la carceratione del Bellinsani, a l'esilio dato al Sig"" di Mare. Tanto più cha comunementa si discorre cha Madama Colbert possa baver havuta qualche parte nai ragali, a pensioni cha si suppongono pagata da i Farmieri, et altri partitanti interessati nelle finanze régie, dei quali si parla nel foglio di avvisi.

Le 3 janvier 1684, Ranucci écrit que l'ambassadeur d'Espagne, après l'audience privée du roi et avoir reçu le cadeau

(i) Le 22, Ranucci annonce avoir dit à Croissy que N. S., tout en faisant des difficultés à promouvoir au cardinalat des sujets non ''nationaux recommandés par les rois, il est bien disposé à faire une exception pour Strasbourg, mais que pour Beauvais il ne croit pas que le pape dérogera à ses principes.

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