LE PAPE ARBITRE DE L'INCIDENT
et on espère que le Portugal acceptera aussi ; s'il accepte et que l'on regarde comme impréjugée la possession, il y a espoir d'accommodement. On pourra s'arranger sur les autres points : la restitution des prisonniers, des effets, des munitions qu'on a enlevés et la punition du gouverneur. Le duc de Giovinazzo va à Lisbonne pour obtenir ces satisfactions et avec l'ordre de procéder en tout d'accord avec Mgr Durazzo à l'égard de S. S. « J'ai écrit au nonce qu'ici on attend beaucoup de son zèle et de sa prudence pour le maintien de la tranquillité et pour aller d'accord avec Giovinazzo. L'envoyé portugais a été content de ce choix,mais plusieurs l'ont désapprouvé, trouvant que l'on manquerait de dignité en envoyant la mission ; toutefois, il n'y a pas de doute que l'envoi de cette mission fera de l'effet. » Et, le 24 avril,il ajoute que cet incident semble être sur la voie d'arrangement, que de chaque côté on ne veut pas de guerre. On est content de Giovinazzo, car après des entrevues avec les commissaires il a rédigé le projet que la place ou localité de l'île de S*^ Gabriel reste au Portugal avec l'artillerie et ce qui s'y trouve, permettant aux Portugais d'élever un peu de mur de terre pour y mettre l'artillerie ; et, après cette restitution, le Portugal doit tout remettre dans les mains des arbitres jusqu'à la décision de la cause ; les Portugais à leur tour donneront secrètement la parole que leur dignité étant ainsi sauvée, leurs ministres abandonneront cette localité, et, de cette manière, s'aplanira d'elle-même la controverse sans qu'il y ait besoin d'autre décision ; ils offrent aussi de laisser aux Espagnols le droit qu'ils ont de couper le bois, de chasser et d'abriter leurs vaisseaux près de cette île. Ici on critique beaucoup cet accord, trouvant qu'on pouvait consentir à tout sans envoyer un ambassadeur, parce que l'envoyé portugais l'avait déjà demandé ; « mais j'ai répondu que non, écrit-il, car il fallait donner satisfaction à la vanité des Portugais, vu l'appui que leur donne la France contre l'Espagne, ajoutant qu'il fallait accorder des marques de générosité apparente, sans préjuger la substance car il puntiglio des princes consiste en ce qu'on pourrait
modérer la forme, la restreindre à la localité seulement, accordant l'artillerie sans l'entrée ou avec la permission d'y mettre peu de monde, et à la condition de tout démolir, laissant la localité nue à disposition des arbitres ; on satisfait ainsi les pointilleux Portugais sans préjudice à S. M. Cela a plu aux ministres ainsi qu'à l'envoyé, qui est venu me remercier, disant que si on ne fait pas la guerre c'est pour plaire à S. B. »
Le 7 avril, Durazzo. écrit : le duc Giovinazzo est arrivé ici pour négocier au nom de l'Espagne ; et, le 14, il annonce que le duc est venu le voir ; qu'il a été à la Cour et a fait bonne impression « Il m'a demandé mes offices auprès du prince ». Le 27, Cybo l'informe « que si l'on parle de vouloir N. S. pour arbitre de l'incident avec l'Espagne ainsi qu'on l'a dit à Madrid, V. S. dira que S. S. ne refuse rien de ce qui peut aider à un accommodement, d'autant plus que le pape ne peut pas se soustraire à l'obligation de connaître un article d'interprétation d'une Constitution faite par un de ses prédécesseurs, qui fixa les limites de chacune des deux Couronnes. » Le 25 mai, il écrit à Mellini : « S. S. a de nouveau poussé Mgr de Braga à écrire à Lisbonne pour qu'on travaillât le plus possible à l'accommodement avec l'Espagne, car il est nécessaire, même pour le Portugal, de mettre fin tout de suite à toute sorte de trouble. L'ambassadeur a promis d'écrire ; V. S. travaillera dans le but de vaincre les difficultés et tout ce qui est futile et entêté, car la monarchie est assez angoissée sans de nouveaux embarras. Si V. S. trouve nécessaire de dissiper quelque répugnance, elle peut en faire auteur S. S. L'affaire est très importante pour l'Espagne et aussi pour la tranquillité de l'Europe ; du reste, elle se mettra d'accord avec Mgr Durazzo à Lisbonne » (i).
(i) Le 26, Durazzo transmet le résultat des négociations : Summario délie capitolazioni dell' aggiustamento concluzo (sic) trà la Spagna, e Portogallo sopra le differenze insorte per l'ultima espulsione che i Spagnuoli fecero de Portoghesi dalla nuovo colonia construita di
l'incident est aplani. 185
Le 30 juin, Durazzo se défend au sujet de ce qu'a écrit Mgr Mellini, qu'en Espagne on doute de lui pour l'incident de Buenos-Ayres. « Déjà avant de recevoir des instructions j'en ai parlé au prince, offrant ma médiation et celle de N. S. et j'en ai averti Mellini ; il est vrai qu'ayant offert au duc de
fronte dcU' isole di S. Gabriele dentro il Rio délia Plata incontro Buenos Ayres.
S'aggiustô che in riguardo d'havere il Governatore di Buenos Ayres ecceduto immoderatamente in una attione recuperatoria e defensiva S. M. Cattca facesse contro di esso qualche dimostrazione.
Che restituisca l'artiglieria, le armi e monitioni con il Govre et altra gente che prese, e cavô da detta Colonia. Che questa medema gente, o in suo luogo altra tanta Portoghese, e non più possa restare, et habitare dentro la colonia sino alla determinazione délia controversia, con di chiarazione, che non restando in picdi cos' alcuna délia sua fabrica antica, non potranno i Portoghesi far di nuovo altra cosa^ che repari di terra, quanto basti per coprire l'artiglieria, et alcuh coperto per loro persona, perô non potranno fare niuna fortificazione, ne case di pietra ne di tapia, che possa essere di permancnza, corne tanpoco accrescere gente, ne armi, ne artiglieria, ne monitioni, ne portare mercantie al medemo luogo, restandoli prohibito ogni sorte di comercio in Buenos Ayres per mare e per terra, quel comercio restera prohibito parimente in tutte le altre parti deir Indie Occidentali, e con li Indiani sudditi délia ubidienza di S. M. Cattca di sorte, che resti provisionalmente rimossa la novità cassata di fatto, mentre in conferenza amichevole si tratavano (sic) questo ponti (sic). E per le medeme raggioni restera reservato agi' habitanti di Buenos Ayres il diritto del possesso, che havevano, e l'uso e profitto del medemo paese godendo de frutti, e bestiame di esso, senza differenza alcuna, come se i Portoghesi non vi fussero, e per i vasceili di S. M. restera il porto franco e libero, come soleva esserlo senza dipendcnza, ne consentimento di veruna persona. Che si reservava al Gov^e di Buenos di poter dimolire (sic) e distruggere qualsi voglia fortificazione ô popolatione che in detto sito havesse fatto di nuovo.
Che per compimento di tutto si passarebbero grordini reciprochi.
Che dentro di due mesi doppo la ratificatione si nominieriano (sic) giudici arbitri in ugual numéro per le parti che gionti nella forma che si fece nell' anno 1524 determinarebbero la questione dentro trè mesi, e non accordandosi d'adesso per ail' hora restava comprOmessa in S. Sde^ perché dentro un' anno da cominciarsi da quel giorno la déterminasse obligandose ''sic) le parti a compire ciô che da S. Stà fosse determinato.
E che tutto il sudetto s'intendeva accordato per modo di provisione e temporalmente senza pregiuidzio del diritto délie parti.
l86 LE PAPE ET LE PORTUGAL.
Giovinazzo de l'aider, celui-ci a cru de se valoir d'un espagnol intime de Cadoval et par cette voie on a fini très-vite. J'ignore qui a pu parler mal de moi, tandis que le roi catholique m'a fait remercier. Je dois toutefois déclarer que cet espagnol, qui est déjà mort, avait écrit que le Portugal se préparait à envahir l'Espagne, tandis qu'à l'exception d'un courrier expédié à Madrid, ici on n'a pas dépensé un baiocco. J'espère que V. Em. aura approuvé ma conduite. » Et, le 14 juillet, il ajoute que le prince l'a remercié, déclarant que pour cette affaire il a voulu rendre hommage à S. S., sachant combien N. S. aurait regretté une rupture avec l'Espagne. « S. A. m'a demandé en échange mon consentement pour que le clergé continue de payer le subside de 500,000 crociati que les Cortès ont consenti de donner au prince. » Mais Durazzo avertit que si N. S. fait cette concession, il devrait mettre pour condition que S. A. permette aux capucins l'institution des trois hospices que demande la Propagande pour les missions d'Angola : à Madeira, à Bahia pour la convalescence des malades. Il est difficile que les ministres donnent leur consentement ; et il ne faut pas perdre l'opportunité.
Le 28 octobre 1682, Cybo écrit au nonce à Turin : Facendosi continove, e premurose istanze dagli Spagnuoli perche si venga da S. S^^ alla divisione délia controversia intorno all'Isola di S. Gabrielle (sic)^Qi avvicinandosi il termine prefisso,è venuto in pensiero alla S^^ Sua di sollecitar col mezo di V. S. Ill"^a l'inviato Portoghe-. se che si è fermato costî per lasciar assicurar l'aria di Roma.Potrà dunque significarli la giusta sollecitudine che porta N. S''^ di vederlo qui quanto prima affinche si possa discutere la materia, e togliere agli Spagnuoli che sono fuor di possesso l'occasione di querelarsi délie lunghezze ; con accertarlo délia salubri.tà dell'aria, essendo imminente il novembre, et essendo più d'un mese,che soffiano le tramontane, oltre una larga pioggia, che hà finito di levare ogni scrupolo. Calchi pur la mano, facendoli apprendere che cosi conviene per ogni conto (i).
(i) Mais, dès le 11 septembre, Durazzo hii transmettait f'adhésion du prince pour que fût prorogé le temps, fixé dans le traité pour la sentence sur la nouvelle colonie del Rio délia Plata, se remettant en tout à l'arbitrage de N. S.
INCIDENT OPPEDE — GIOVINAZZO. 187
Le 15 septembre 1681, Durazzo annonce qu'au card. Mellini, qui lui avait demandé des informations sur les rapports entre l'ambassadeur de France et le duc de Giovinazzo, il a répondu que ces rapports lui avaient semblé excellents, car ils se visitaient fréquemment ; et le duc allant chez la marquise d'Oppede, femme de l'ambassadeur, jouait avec elle à la mode française. « Toutefois, l'envoyé de Savoie m'ayant averti qu'il y avait des dissentiments entre les deux ambassadeurs, je lui ai dit de ne pas s'en mêler mais qu'il pouvait en informer la reine. En attendant, l'ambassadeur de France vint chez moi se plaindre du duc et me demanda si j'avais entendu dire que Giovinazzo prétendait la préséance dans un endroit tiers, et qu'il répandait le bruit que lui, ambassadeur de France, voulait dans la rue arrêter les voitures des hidalgos pour faire passer la sienne ; j'ai répondu que j'ignorais tout,mais que le duc m'avait toujours parlé bien de lui, toutefois Oppede se montra furibond et a dit qu'il ira toujours à sa recherche dans les rues plus étroites, avec sa famille armée de pistolets. Toutefois Cadoval se rendit à une réunion du Conseil d'Etat et parla du devoir qu'avait le prince de protéger tous les ambassadeurs. Je suis allé à l'ambassade d'Espagne et, ayant demandé si les accusations étaient vraies, le duc me dit que non, m'autorisant même à le répéter au français. Je me réserve d'en parler mais le duc est prudent et sort bien peu de chez lui » (i).
(i) Mais, le 30 octobre, il raconte : « que le soir cIq 25 Giovinazzo vint le trouver avec une létigue et deux laquais, que peu après arriva le secrétaire d'Etat ; je le reçus dans une pièce à part et il me pria de' garder le duc jusqu'à nouvel avis; en effet, je l'ai gardé jusqu'à minuit, lorsque vint Cadoval, lieutenant général de S.A. qui dit à Giovinazzo que le prince ayant appris que dans le voisinage se trouvait Oppede avec des gens armés, et que comme il a la responsabilité de ses ambassadeurs, il l'avait envoyé avec de la cavalerie qui attend dans la cour pour l'accompagner, ayant déjà fait rentrer Oppede à sa demeure. Giovinazzo répondit qu'il savait bien que Oppede allait toujours armé, mais sachant de n'avoir de différend avec personne le fait lui était incompréhensible, que toutefois il priait que la cavalerie se retirât, mais Cadoval voulut l'accompagner. J'ai appris ensuite
l88 LE PAPE ET LE PORTUGAL.
Et, le i6 novembre, il écrit encore :
Giovedi délia passata settimana giorno 12 del corrente essendo entrato questo signr Ambasciatore di Francia con la sua carrozza in una strada assai longa, e stretta, moito frequentata, e che non dà luogo m moite parti, che possino passare due carrozze ; le venne incontro il marchese di Tavora con altra carrozza, e non potendo ambi passare, ricusô il marchese, non estante che l'ambasciatore ne lo facesse cortescemente pregare, di darli luogo di passare, onde restaronoper moite bore in quel sito senza muoversi, et in questo tempo si giontô molta gente tanto plebea, come nobile, la prima per curiosità, e la nobile senza far atto veruno incivile all'ambasciatore, se pure per atto incivile non si volesse chiamare il passarle avanti la sua carrozza senza dirle cosa veruna, con tutto che fossero persone con la quali costum'ava trattare, ma semplicemente salutandolo di cappello, mostrô d'unirsi al marchese, perché alcuni entrarono seco nella carrozza, et altri stettero ivi tratando con esso nel tempo che dura va l'impegno,
Saputosi detto impegno da S. A. mandô reiterati ordini al marchese, perché facesse luogo ail' ambasciatore, e perché parve che a detti ordini non ubidisse incontinente, mandô corrigidori che facessero ritirare la carrozza, come seguî ; ma prima che i corrigidori potcssero far ciô il marchese con altri, che s'erano accompagnati seco, uscirono dalla carrozza, et a piedi sen'andarono al suo camino. Fattosi luogo all'ambasciatore se ne andô esso a sua casa, e mentre stava meditando quello dovesse fare in questo negozio, fu da lui il segretario di Stato a dirle, che S. A. haveva cosî disapprovato l'azzione del marchese, che haveva ordinato fosse posto priggione nel castello di Belem, come la mattina scguente fu esseguito ; ma l'ambasciatore, oltre baver fatto significare a S. A. quella stessa sera per il Segretario di stato, che lo pregava a non volere far esseguire quel castigo contro il marchese, che era un hidalgo giovane,e poco prattico, perché era
que le marquis d'Oppede avec des matelots, en outre de sa famille, s'était arrêté à environ 50 pas de ma maison ; et que comme c'était fête sur la place de Cordoavia, jusqu'à une heure après minuit, il en est parti à la suite d'une lettre du secrétaire d'Etat. Devant ma maison se réunirent plus de 500 personnes, en grande partie des nobles, s'offrant de me défendre. Le lendemain, vint le gentilhomme du marquis pour me dire que son ambassadeur n'avait que du respect envers moi ; il paraît que S. Exe. a répondu au Conseil d'Etat, qu'il suivait les ordres de son roi ». Et, le 13 janvier 1682, il affirme qu'à la Cour de France on n'a pas approuvé mais blân^é la conduite de son ambassadeur dans la nuit du 25 octobre, « lorsque dans le voisinage démon habitation il attendit, accompagné d'individus armés, son collègue d'Espagne ; S. Exe. avoua à la reine d'avoir eu tort, mais à moi il n'a rien dit, quoique nous nous soyons vus souvent ».
s. EM. D'eSTRÊES et LE PORTUGAL. 189
esso Ambasciatore troppo amico de' parenti del detto marchese, fu la mattina seguente da S. A. personalmente a richiedcrle in grazia, che lo volcsse far scarcerare, e perché S. A. mostrava renitenza a farlo, le disse l'ambasciatorc, che non partirebbc dalla sua presenza sino a tanto, che non ne ottenesse la grazia, che S. A. parve la accordasse ; ma perché quel giorno non se ne vidde l'effetto, l'ambasciatore ricordô questo negozio al segretario di stato con suo biglietto pregandolo a volerlo nuovamente rapportare a S. A. ; e perô sabbato usci dal castello il marchese. Mi disse l'ambasciatore, che mentre stava fermato in detta strado vennero alla sua carrozza alcune sassate, che non si potè scorgere da chi fossero tirate, ma mostrô d'essere certo che non venissero dalla parte del marchese, ne da quel cavaglieri [sic], o sia fidalghi che s'unirono con esso, perô non ha tenuto conto di cosa veruna, ne ha fatto veruna doglianza, ne per le sassate, ne per l'unione de fidalghi al marchese nel tempo accennato, ma s'è contentato délia sodisfazzione che gl'è stata data ultroneamente, anzi ha pregato per vedere abbreviate le molestie del marchese, che, per quello sento, non ha fatto con lui verun complimento, ne pare che l'ambasciatore l'aspetti, ne lo pretenda. Vero è che venerdi mattina andando l'ambasciatore a parlare a S. A. et havendo incontrato in palazzo il marchese d'Arronches suocero del Tavora, e l'arcivescovo di Lisbona fratello d'Arronches, e per conseguenza zio dello stesso Tavora, le disse l'offizio, che andava a passare con S. A. et essi li dissero che sariano a sua casa a renderle le grazie, come furono la stessa mattina.
Il caso segui tanto verso la notte, che la stessa [se^a] non potei complimentar l'ambasciatore, e volendo andare la mattina seguente mi fece dire, che era obligato d'andare all'hora a Palazzo, e ritornando da palazzo fu a mia casa. Al doppo pranzo fui a visitare la Sigra ambasciatrice, e nello stesso tempo feci complimento seco. Ilo stimato mio debito di significare a V. Emza etc (i).
Le II avril 1680, Durazzo répond à Cybo qu'il a réclamé au prince pour que le card. d'Estrées ne reçoive pas ses pensions sur les évêchés du Portugal ; et, le 15, il ajoute :
Il dirsi da Sua Altezza, e dal P. confessore, come si rifere nella lettera in piano, che S. A., e la Regina havevano trascurato l'affare del Sig^ Card. d'Estrées, per non accender più fuoco di quello accendesse la materia del S. Offitio, è pretesa, perché non ha che fare una cosa con l'altra, ma in realtà credo, che si sia trascurato da S. A. per la
(i) Du reste, il ne paraît pas que le marquis était bien populaire à Lisbonne. Le 9 février 1682, Durazzo écrit que le cocher de l'ambassadeur de France ayant voulu traverser la procession des jeunes gens des jésuites, il y a du tumulte et qu'on a jeté des pierres contre le carrosse.
igo LE PAPE ET LE PORTUGAL.
somma renitenza che ha di dar un minimo disgusto a questi fidalghi piii poderosi, e particolarmente all'arcivescovo di Lisbona, che pare habbi incantata Sua Altezza ; e la Regina credo si sii ritenuta per il negotio del matrimonio deU'Infanta col duca di Savoja, desiderato da S. M. al maggior segno, e del quale pare che non si tenga sicura se non dopo che sarà seguito il detto matrimonio in faccia délia chiesa, e pero sino a quel tempo non credo, che possiamo sperare che gl'impulsi délia Regina superino la renitenza di S. A. La minaccia di ritener le Bolle non la credo molto efficace per disporre S. A., et i ministri a dar sodisfatione a S. B. ; ma la minaccia di non voler riservare la quarta parte dei frutti per pensioni da nominarsi da S. A. se non si dà eseculione aile già riservate, mi pare possa esser piii efficace, e pero se ancora non fossero passate le Bolle per il vescovo dell'Algarve, sopra il quale vescovato si domanda la riserva di 5 mila crociati, si potrebbe difficoltare la detta riserva, perché questo credo che farebbe correr più di pressa nel negotio del Sig^ Card. d'Estrees.
Le 3 juin 1680, Durazzo écrit :
Sono qualche mesi, che venne a questa corte un figlio del conte di Sionsberg, a titolo di procurare la sodisfatione al detto conte suo padre, di un annua pensione, che gli paga questo Regno in riguardo de servitii resi nelle guerre passate, che non [sic] qualche anni non gli era stata pagata.Ultimamente poi ha preteso d'esser fatto conte di Mertola, sopra che è stato fatto ultimamente una Giunta per vedere se Sua Altezza poteva compiacerlo, nascendo la difficoltà dall'esser questo cavalière, cretico.
Qui in Portogallo l'esser conte, è titolo che dà honore, e preeminenza, e niuno si usurpa questo titolo, se non gli è dato dal Re, il quale qnando dà questi titoli, costuma costituirglieli in qualche terra del suo regno, senza pero dargliene la giurisditione.
Quando il conte di Scîombergh [sic] serviva di maestro di campo générale in questo regno, fu dal Re Don Alfonso fatto conte di Mertola, che è una villa dell' Alenteggio, e questa concessione fu fatta solamente alla sua persona. Il principe poi gliel' ha estesa à suoi descendenti primogeniti. Questo che hora prétende, è secondogenito, et il primogenito col padre consentono che si trasmuti da loro in quest' altro il sudetto titolo di conte di Mertola. Sin hora Sua Altezza gliel' ha negato, facsndogli dire, che se si facesss cattolico, non solo questo, ma altri honori gli faria, ma ultimamente gli sono stati dati de' pareri, che, salva conscientia, lo puô fare, et altri hanno aggionto, che lo debe