FIANÇAILLES DE SAVOIE AVEC L'INFANTE. I9I
fare, e pero Sua Altezza sta alquando combattuta. Mi è parso bene significarlo a V. Em. per sapere in cio quali siano i sensi di N. S. (i).
Le 7 avril 1682, Durazzo écrit qu'on a célébré les fiançailles de l'Infante par procuration ; que le marquis de Dronero a présenté un riche collier de perles à l'Infante au nom de son duc. Le 20, il informe qu'on discute si l'on doit faire le mariage aussi par procuration à Nice, lorsque le duc de Savoie s'embarquera, ou à bord en vue de Lisbonne, ou plutôt à la Cour ; et, le i^^ ji-^in, il annonce le départ de l'armée navale pour l'Italie et, le 15, l'arrivée par terre des carrosses du duc avec 84 chevaux de chasse et de voiture et de 18 mulets pour les létigues (2). Le 22 juillet, il avertit que vient d'arriver un courrier de Turin expédié par le duc de Cadoval, qui demande des instructions au sujet de la maladie du duc de Savoie, qu'il visite chaque jour ; on lai a répondu que l'armée navale doit rester à la disposition du duc. S. A. a dit au résident de Savoie qu'il ne doit pas se préoccuper du séjour de l'armée à Villefranche, car on en enverrait maint autre, voulant servir le duc (3). Mais, le 3 septembre (4), il écrit :
(i) Le 21 juillet, Cybo lui répond louant la constance du prince à refuser la concession du titre. Si S, A., écrit- il, cède, elle serait à blâmer d'avoir changé d'opinion et aussi pour le mauvais exemple qu'on donnerait, du moment que les autres princes catholiques privent les hérétiques des prérogatives dont ils jouissaient, les rendant inhabiles à participer au gouvernement et aux honneurs. V. S. tâchera de maintenir S.A. dans son opinion, l'avertissant contre la doctrine erronnée de ceux qui le conseillent autrement pour de motifs plus politiques que chrétiens.
(2) Déjà, le II mars 1680, il avait annoncé l'arrivée à Lisbonne pour visiter le royaume, du fils du marquis de Voghera, turinais, et de l'abbé délia Torre, savoyard ; ils ont été fêtés par Cadoval et Frontières, qui leur offrirent des banquets.
(3) Le 12, Durazzo avait écrit que la santé de la reine s'améliore avec l'air de la campagne.
(4) Le 23 Août, il avait répondu à Cybo qu'il répétera les plaintes au sujet des navires, qui sous le pavillon portugais continuent à faire des dommages aux catholiques déjà malheureux sous le joug des Turcs.
La risolutione, che si è presa nel consiglio di stato è scrivere al duca di Cadaval Aio, se all'arrivo de! corriero, che si rispedisce non si troverà il Sig'" duca di Savoia in stato di potersi imbarcare tra pochi giorni senza pericolo di ricadere nel maie, e di giungere qua inhabile per poter far vita con la Sig^^ Infanta, se ne torni dicendo al Sig"* duca di Savoia che visto non poter viaggiare senza pericolo, e che l'armata tardando di vantaggio puo correr risigo et [sic] haveva Sua Altezza ordinato che partisse, e che nell' anno venturo non haveria mancato di procurare il suo trasporto a questo regno con tutto commodo, edecoro dovuto, di sorte che si lascia ail' arbitrio del medesimo duca di Cadaval il dilatare pochi giorni la partenza e riconoscere se quel principe sarà in stato di potersi imbarcare senza pericolo di ricaduta, e di poter far vita con la Sig""^ Infanta. Conforme a questa resolutione suppongo che si daranno gli ordini.
Alcuni di questi signori sono entrati in sospetto, che il maie del Sig"^ duca di Savoia sii di etisia, che non possi essere capace di matrimonio ancorche risani, o che possino nascere i figli di debole complessione e [sic] quai si fa l'avvertenza, che si vede, al duca di Cadaval, et è difficile, che questo si vogli incaricare di un evento tanto considerabile, onde è probabile che parta subito ail' arrivo del corriero.
Del resto qui tutti li fidalghi sentono comunemente con dispiacere malat, questatia del duca di Savoia per il di cui ricevimento tutto si era preparato con magnificenza.
Le 7, il ajoute qu'on a écrit à Cadoval que si le duc de Savoie n'est pas en état de s'embarquer cette année sans danger de maladie, il doit entrer avec l'armée dans ce port pour y hiverner avec l'approbation de Madame Royale. Mais le 29 octobre, il informe que la flotte portugaise a quitté Villefranche : et on l'attend avec plaisir (i).
Le 8 novembre, il écrit encore :
Dopogiunta l'armata si fece un Consiglio di Stato, nel quale si dice asseverantemente, che il duca di Cadaval dasse a' Consiglieri di Stato conto délia disposizione, che havea trovata nel Sig"^ duca di Savoia in ordine ad esser capace o no di matrimonio. Da quello che il duca dice publicamente, et ha detto a me inpresenza di moite persone, puô cre-
(i) Le 2 Novembre, il annonce le naufrage, sur la côte de Pernambuco, de quelques navires venant des Indes orientales ; on évalue la perte à un demi million de crociati.