HÉSITATIONS POUR LE MARIAGE. I
dersi, che dicesse di lo [sic] havea lasciato risanato dall'infermità attuale, ma che gli restava una indispositione abituale di distillatione, che gh discendeva agh occhi, aile [sic], e nel ventre, e non so se anche nelle parti délia generatione, perché spiegandosi sopra le parti offese dalla distillatione, col gesto parve che additasse quelle parti. Disse pure che questa indispositione era abituale dalla nascita, e che potrebbe ben si liberarsene ma che haveva bisogno di molti anni di cura ; aggiongeva in oltre, che quando si trattô di questo matrimonio non si sapeva cos'alcuna di detta infirmità, anzi che si supponeva tutto il contrario ; ad altri, e forse anche all'Inviato di Savoia, sento habbi detto, che se il duca di Savoia si mariterà, non gli dà sei mesi di vita ; Tutta questa relatione del duca di Cadaval si fece ai Consiglieri di Stato per chè rifiettendo sopra la materia fossero hieri sabato in presenza di Sua Altezza, e délia Regina a dire le loro pareri. Hieri si tenue il Consiglio di Stato, quello che si sia concluso non è a mia notitia, ne l' haveva hoggi detto l'inviato, col quale mi sono incontrato, ma perché puo esser che prima che si spedisca il corriero penetri detta risoluzione, da segue chi do [sic] non mancherô d'avvisarla a V. Em.
Le 23, il répète que malgré les nombreuses réunions du Conseil d'Etat sur la faiblesse du duc de Savoie, on n'a pas encore pris de résolution ; on croit qu'entre les deux reines tout doute s'éclaircira. Et, le 28 décemb^'e, il annonce :
Con tutte le nuove, che vengono délia buona sainte del Sig^ duca d: Savoia, non si vede nsorgere la speranza di che si debba effettuare il matrimonio concertato, anzi qui s'aspetta ogni giorno per corriere aviso di che quella corte si dii per sodisfatta délie ragioni, che qui si pretendono havere per ritirarsi, per potersi di proposito applicare ad altro trattato, et in questo caso [sic] non sarebbe fuori del probabile, che si procurasse uno de' prencipi di Neoburg, verso î quali pare che siino rivolte l'inclinazioni, e forse i voti de' conseglieri di stato, parendo che trà essi si possa scegliere qualcheduno molto a proposito per i talenti personali, che concorrano in loro natali illustri, e sarà facile concertarsi con il prencipe, che verra ad essere marito délia Sig""^ Infanta, che non conduca seco seguito di persone, che possino dar gelosia à Portoghesi nella consecuzione délie beneficenze, e posti, che i Re di Portogallo distribuiscono trà i loro vassalli. L'ambasciatore di Francia perô ha offerto ultimamente a Sua Altezza per ordine del suo
Innocent IX. — III 13
Re l'armata navale délia Maestà sua per condurre qui il sig^ duca di Savoia, e ne' suoi discorsi mostra di credere, che il matrimonio si debba effettuare. Alla detta offerta sua Altezza ha corrisposto con parole di ringraziamento, senza entrare più avanti nel negozio.
Le i8 janvier 1683, Durazzo annonce qu'il est arrivé de Turin un courrier pour la reine, portant une lettre de Madame Royale ; on annonce que le duc de Savoie a consenti à la rupture du mariage (i), et, le 22 février, il ajoute que le comte
(i) Voici la copie de la lettre de M^e royale :
J'ay leu à S. A. R. Monsieur mon filz vostre dernière lettre par la quelle vous m'avez fait connoistre, que l'accomplissement du mariage de nos enfants estoit impossible, et je luy ay demandé selon vos désirs son consentement pour le rompre : Il me l'a donné avec peine extrêmement surpris du procédé irregulier qu'on tient à son égard, qui luy paroist bien opposé a la sincérité de ses intentions et à celle qu'il se promettoit des autres. Le duc de Cadoval après nous avoir asseuré tous deux en qualité d'ambassadeur extraordinaire qu'on ne prendroit aucune resolution jusques au printemps, et que la flotte viendroit alors infailliblement, si S. A. R. se portoit bien, après nous avoir remis des lettres de M^ le Prince Régent, qui nous confirmoient les mesmes asseurances, devoit se souvenir de sa parole, et de celle de son maistre, lors qu'il a formé le dessein de précipiter toutes choses, et de décrier publiquement et d'une manière injurieuse la complexion d'un jeune Prince, de qui il a reçue toutes sortes de bons traittemens, et qu'il a luy même reconnu pour son souverain. Le temps détruira aisément les fausses suppositions, et découvrira les raisons secrettes, qui font agir ceux qui ont peut estre des intérêts séparés de ceux de Testât. S. A. R. et moy avons fait remettre au S^ Barreiro la responce au mémoire, qu'il nous avoit présenté, et le Gubernatis est chargé d'y repondre encore, et ensuite prendre congé, pour se rendre auprès de nous, après avoir fait embarquer l'esquirie de S. A. R., et retiré tout ce qui luy appartient. En quoy je ne doute pas qu'on ne se règle sur ce qui se pratique tousjours en ces sortes d'engagemens, et qu'on ne mette les sujets de S. A. R. à couvert des insultes, dont on semble les avoir menacés, et qu'on ne scauroit tolérer sans violer le droit des gens, Voyla, ma chère soeur, ce que j'ay la force de vous dire sur la cruelle disgrâce, qui empêche nostre plus parfaite union, et qui me pénètre de la plus vive de toutes les douleurs. Je plains nostre malheur commun. Je plains Mr le Prince Régent, ma nièce, et vostre Royaume ; Tous y perdent également. L'un un filz capable de le consoler, de n'en avoir point l'autre un mary digne d'elle, et le Portugal un Prince dont les ayents ont veu naistre plusieurs monarchies, et qui par ses qualités person-
LE MARIAGE DE l'INFANTE ROMPU. I95
de Sermonetta est arrivé pour offrir à l'infante la main de l'aîné du duc de Parme ; il est plus que probable que le véritable candidat au mariage sera le fils du G. duc de Toscane.
Le 13 septembre (i), il annonce la mort par suite d'apoplexie du roi Alphonse dans le château de Centra où il était exilé. Et, le 4 octobre, il écrit qu'il a été féliciter le prince d'être devenu roi.
Le 22 novembre, il avertit qu'il a été à Paglianam, à la villa de la reine pour lui donner la bénédiction apostolique ; et, le 27 décembre, il en annonce la mort. Le i^^ janvier 1684, il informe que la reine, dans son testament, a nommé héritière l'Infante d'un million de crociati et en outre des bijoux pour 150,000 ; S. M. en a aussi légué 80,000 pour des œuvres pies. Et, le 17 avril, il informe qu'il a remis au roi les félicitations de S. S. et de S. Em. Pour le moment S. M. ne pense pas à se remarier, mais le peuple et les Ordres l'y poussent désirant avoir un roi national (2). Le 26 juin, il informe qu'on dit que tous les conseillers d'Etat ont exprimé la convenance du mariage du roi et de celui de l'Infante. On croit que S. M. est favorable à une princesse de Toscane, mais les conseillers
nelles jointes au rang qu'il tient dans le monde, auroit peu porter la grandeur Portugaise plus loin, qu'elle n'a jamais esté. Je me soumets, ma chère sœur comme vous, aux secrets impénétrables de la Providence, qui laisse triompher en cette occasion la malice des hommes, pour la confondre en un autre temps, et mesme pour nostre plus grand bien : Je suis seure de vostre cœur : Ne doutez pas du mien, qui ne cessera jamais d'estre à vous.
(i) Le 5 avril 84, il prévient que D. J. Bazaro, envoyé d'Espagne, a été obligé de s'en aller parce qu'on l'a refusé ; les Hidalgos lui sont contraires pour des questions d'il y a dix ans; il succédait à Haro agréé de tout le monde.
(2) Le 15 mai, il répond qu'il répétera les désirs de S. S. pour des secours à l'empereur. Toutefois, il observe qu'entre les deux souverains on n'a pas oublié la prison de Don Juan, frère du roi D. Giov. IV, durant son service en Allemagne, sur les instigations des Espagnols. S. M. n'a pas annoncé sa proclamation comme roi, parce qu'on dit que l'empereur ne reconnaît que le titre de Sérénité.
insistent aussi pour celui de l'Infante avec un prince qui reste ici jusqu'à ce que la succession soit assurée. Le 10 juillet, il accuse réception du bref au roi lui conseillant les secondes noces ; toutefois on ignore encore le résultat de la votation des conseillers. Et, le 14, il ajoute qu'en remettant à S. M. le bref, il parla de la nécessité de ne pas perdre de temps à assurer la succession. S. M. a remercié le pape de sa bienveillance. Les Hidalgos ont été bien contents, car il semblait qu'on ne voulait plus entendre parler de mariage. Et, le 21 août, il écrit : « le roi m'a envoyé un secrétaire d'Etat pour m'informer qu'il mûrissait la réponse au bref de S. S. »