‹ Innocent XIChapitre 7 sur 430 · LE P. EMERIK NOMME EVÊQUE DE VIENNE. I · texte numérisé non relu

LE P. EMERIK NOMME EVÊQUE DE VIENNE. I

S. S^'^ loda molto la cura, et il zelo di S. M^^^ Cesarea nel procurar di proveder l'importante Chiesa di Vienna di soggetto riguardevole per l'habilita, e virtù. Loda pero ugualmente la savia e circonspetta risposta data da V. S. 111'"^ al Sig^ Maresciallo quanto alla personna del Padre Emerico ; essendo cosa nuova, 6 almeno non havendosi notitia che deU'Ordine di Cappuccini alcuno sia stato vescovo. E negotio assai arduo il voler hora commciar ad aprir questa porte all'ambitione. Onde quando per parte di S. M^^ gi facesse taie istanza bisognarebbe esaminarla maturamente. Fino à quest'hora perô ne il Sig"" Cardinal Pio, ne altri hà parlato di tal materia. Se parleranno S. S*^ vedrà quello che si puo fare per incontrar le sodisfationi, et il pio sentimento di S. Mtà (i).

20.0 jQ ungheri d'or envoyés par l'cvêquc de Beauvais, avec la promesse de 30.000 autres, si on parvient à réunir encore sous les armes 15.000 hommes. La garnison de Zatmar est aussi sur le point de s'unir aux révoltés, si elle n'est pas payée, mais cela n'est plus possible, maintenant qu'on a envoyé les 40.000 fl. à Linz. Si on perd Zatmar tout est perdu au-delà de la Theiss. Le 6 octobre, il ajoute que l'impératrice Eléonore retar-de aussi sa rentrée à Vienne parce que sa fille la reine, femme du duc de Lorraine, étant enceinte ne se hasarde pas à retourner en Tyrol ; l'électeur de Bavière ne lui permettant pas de prendre terre durant son voyage, elle devrait toujours rester dans la barque.

(i) Et, le 26, il l'avertit que dans le bref à S. M. le pape s'en remet à ce qu'il lui dira de vive voix. Et V. S. non seulement acceptera la nomination du P. Emerik comme évêque de Vienne, mais lui donnera l'assurance que S. S. l'oblige à accepter. Dans le bref on fait allusion aux difficultés qui se présentèrent à S. S.., s'agissant d'un cas tout à fait nouveau dans la religion des capucins, car ce précédent peut ouvrir la porte à l'ambition dans son Ordre tout consacré à l'humilité et à l'éloignement des honneurs. Et, le 3 novembre, Bonvisi répond qu'au maréchal de la Cour il a mis en relief la tendresse de S. S. envers l'empereur, ajoutant que la nomination n'ayant pas de précédent, elle donnait lieu à beaucoup de réflexions. « De cette manière, j'ai cru laisser le champ entièrement libre aux décisions de V. S., faisant en tout cas mieux relever la grâce. » Et, le 24, il mande que S. M. lui a écrit qu'elle était très contente du bref; et on a envoyé de suite la nomination au cardinal Pio ; je tâcherai de faire le procès à l'arrivée du précepte; je crois utile à S. S. et au service de l'empereur qu'on fasse vite, car, quoique le P. Emerik dans la lettre ci-inclue pour S. S. exprime son humilité et prie d'être exonéré de ce poids, je le crois disposé à l'obéissance, protestant d'être toujours un fils dévoué et de faire tout ce que le pape lui ordonnera. Enfin, le 14 décembre, Cybo avertit .le nonce que le P. Emerik a écrit au pape une lettre bien obséquieuse.

Le 20, Bonvisi (i) informe que Montecuccoli se trouve dans un état de santé bien grave à cause d'une grande perte de sang; on dit qu'il a envoyé à l'empereur un programme d'organisation de l'armée... On vient de publier la sentence contre le comte de Zizindorff, ex-Président de la Chambre ; en outre de la perte de sa charge, il est relégué dans une localité à désigner ; il doit restituer un million et 970 000 11. des revenus de la Chambre, laissant au fisc la liberté de procéder au criminel pour d'autres chefs et d'après une nouvelle enquête à propos de grosses sommes dont on ne trouve pas les comptes. On attend l'arrivée de Borgomainero, nouvel ambassadeur d'Espagne, et celle d'un envoyé de France. Et, le même jour, il écrit : « Les Turcs ne manquent pas d'assister ouvertement les hongrois, ils veulent toutefois s'accorder avec les Polonais et les Moscovites, et en attendant ils tiennent ouvert le chemin pour s'en servir à leur aise. J'ai répété, jusqu'à en devenir ennuyeux, et les généraux partagent mon opinion car ils ont toujours protesté, qu'on ne peut rien gagner par la voie des armes parce que la cavalerie impériale est trop lourde et que celle des révoltés, étant plus légère, est plus agile ; les généraux demandent la pacification au moyen d'un accord, et S. M. y était bien disposée ayant déjà l'intention de convoquer la Diète en novembre. Mais si l'empereur s'est aperçu de l'inconvénient qu'il y aurait de permettre à Neubourg de venir à Vienne, doutant de pouvoir facilement s'en débarrasser, on lui a fait aussi entrevoir le danger de se rendre à la capitale à cause de la peste; les amis du duc ont fini par persuader César à rester à Linz, de cette manière on dépense, pour ce séjour très coûteux, l'ar-

(i) Le 13, il avait annoncé que la Cour avait fait faire de grands achats d'effets à Vienne, qui purent parvenir à Linz sans subir de quarantaine ; on déduit de ce fait que ce n'est pas la crainte de la peste qui retient la Cour loin de Vienne, mais le désir de l'impératrice d'avoir auprès d'elle son père, tandis que si l'on était à Vienne, la présence de Neubourg aurait créé des précédents pour chaque accouchement.

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