DELLA TORRE RENVOYE DE LA COUR
actuel des finances, et pour ne pas déplaire à la Fiance, on veuille l'accorder (i). Et, le 23, il informe :
Questo Sig'" Ambasciatore di Francia disgustato di non essere stato invitato alla villeggiatura di Raconigi, mi vien riferto che habbi detto ad un suo confidente, esser vero che egli, et il marchese dalla Trovise hanno ordine di far quanto ponno accioche Madama continovi nel comando, purche ciô possi seguire senza rendere avverso il Sig^ Duca alla Francia ; onde caso che Sua Altezza pigliasse la risolutione di assumera il comando independentamanta dalla madra, al cha la apparanza mostrano assarsi poco lontano, credasi cha non si intarassaranno molto par impadirlo, tanto piii che l'uno, a l'altro di detti Signori sono piccati cha da questa corta si cerchino tutto la strada par disunirgli trà di loro ; il che più tosto gli rende maggiormenta uniti. etc.
Le 7 juillet, il annonce qu'on aurait décidé de faire un campement à la Madonna de Campagna selon le désir du duc ; mais cela déplaît à la duchesse, car elle craint que ceux qui en ont donné l'idée à son fils travaillent à lui inspirer le courage qu'il n'a pas contre sa mère (2). Et, le 14, il ajoute que de la Trousse aussi voulait en faire un de troupes françaises, mais on l'a déconseillé pour ne pas créer de jalousies (3).
(i) Et, le 16, il ajoute : que c'est aussi pour ne pas déplaire à la France, qu'on refuse au comte Martinitz le secours qu'il a demandé. Toutefois, on aurait voulu lui céder la créance de 50,000 ducats que la Savoie a sur l'Espagne et pour laquelle on donna en garantie les douanes de Foggia, mais on suppose qu'elle ne sera pas acceptée car on doute qu'on ait complété cette somme.
{■X) Et, le 13, Cybo lui répète qu'il doit renseigner sur les incidents de la Cour, car il a la certitude qu'il rencontre l'agrément de S. S. Et, le 2, il lui fait renouveler la même recommandation.
(3) Le 23 juin, Muzio avait annoncé que le très-chrétien ayant eu quelques craintes d'une brève maladie de Pianezza, prisonnier à Montmélian, avait fait des remontrances en sa faveur, et que la duchesse répondit qu'on ne nuisait pas au marquis même par justice, mais qu'elle ne promettait pas sa mise en liberté tant qu'elle commanderait dans l'Etat de son fils. Et, le 18 août, il ajoute que sont bien vaines les espérances de la mise en liberté de Pianezza, car Cagnolo étant mort, on envoya comme geôlier le major Carlini, homme âpre et bien peu ami du marquis.
Le 22 septembre, il annonce que l'abbé délia Torre est parti pour la Savoie ; il y a des personnes qui disent que c'est pour intérêts privés mais d'autres affirment que Madame a voulu l'éloigner du duc ; on ajoute même qu'au moment où il se présenta pour se congédier, elle lui parla hautement, mais que l'abbé lui répondit, avec franchise, que l'aversion du duc envers elle et quelque autre était la véritable raison de la désunion entre L L. A A. ; mais que la duchesse aurait répliqué : que c'était lui l'instigateur de la désunion et que celle-ci finira avec son départ. Le duc n'a voulu accorder à l'abbé qu'un congé de quinze jours ; on verra s'il revient au cas que la duchesse l'ait obligé de partir, ou s'il arrivera comme bien des fois que le duc oublie celui qui est parti (i).
A la même date, il informe :
Benche questo ambasciatore di Francia habbia parlato sempre con gran circospettione dell'assedio di Vienna, e che habbi preso il Giubileo con gran divotione, non ha gradite le dimostrationi fatte da tutto questo popolo, e da questa corte par l'avviso che arrivô quà che detta città fosse liberata, forse per tema del marchese délia Trousse di maggior credito di lui nella corte di Francia, che si è tirato l'odio universale per li discorsi tenuti sopra l'assedio sudetto. L'istesso marchese non potendo impedire, che questa corte facesse cantare il Te Deum, e che vi assistasse, ha detto che si è fatta una festa di gioia fondata sopra semplici presunzioni.
Da tal discorso qualcheduno fa il prognostico, che possi riceversi qualche rimprovero.
Le 29, il informe que le comte Porro, résident de Savoie à Milan, écrit qu'il vient d'arriver un ordre de l'empereur de réunir une certaine somme, pour les besoins de l'empire, dans les fiefs qui relèvent de l'Etat de Milan et qu'on donnera le soin
(i) Le même jour, il ajoute que les ministres de France obligent, presque avec violence, de publier un édit ordonnant à tout le rhonde de déclarer les fourrages et les animaux que l'on possède, défendant de vendre les produits aux étrangers. Les ministres s'y montrent contraires voyant en cela la ruine du commerce.