‹ Innocent XIChapitre 89 sur 430 · MADAME OFFRE DE CEDER LE GOUVERNEMENT · texte numérisé non relu

MADAME OFFRE DE CEDER LE GOUVERNEMENT

assegna un credito di simil somma dovuto a Madamigella dal Re d'Inghilterra suo zio, per la sua porzione délia dote materna. Detti capitoli sono stati sottoscritti a nome dal Sig^ Duca di Savoia da questo Sig^ Marchese Ferrero suo ambasciatore, che dicesi averli mandat! a Torino per l'ordinario passato : Onde si attende in brève il Conte di Maiano, che deve venire a portar le gioie alla sposa ; et air ora si saprà il personaggio eletto dal Sig^ Duca per far la funzione dello sponsalizio, come suo procuratore. Tra tanto ha il Re nominata la Principessa di Lillebona délia Casa di Lorena, per andare ad accompagnare la Duchessa sposa fino a Torino. Et in luogo di Madama d'Effiat, ch'è morta pochi giorni sono, è stata dichiarata Mad^^a la Marescialla di Gransè per governatrice di Madamigella medesima, e di Madamigella di Sciarlres sua sorella. La quai governatrice sarà perciô anch' essa del viaggijD. La partenza poi di S. A. R, non si sa, se potrà seguire avanti, o dopo Pasqua, dovendo ciô dipendere dalla spedizione de' preparativi, che si vanno facendo con ogni sollecitudine.

Non sitiene avviso dall' Haya fin' ora, che l'ambasciator di Francia abbia avuta risposta da gli Stati Generali sopra la proposizione fatta à nome di S. M*^ Xpma per la pace, o tregua, e sospension d'armi con la Spagna ; solamente si è sentito, che detti Stati aveano mostrato esser di parère di adoperarsi con gli Spagnoli,a fine di persuaderli ad accetare qualche accomodamento : Ma se tra tanto non trova modo di far seguire una pronta sospension d'armi, vi è grande occasione di temere, che le cose in fine si portino ad un' intiera rottura....

Le 18, Muzio écrit : «je suis averti que le duc a reçu de sa mère une lettre de quatre pages. La duchesse, après avoir justifié sa coiiduite dans le gouvernement, avec une généreuse tendresse a volontairement déclaré à S. A. de le lui remettre. Le duc lui a fait répondre par le marquis Morozzi de continuer à gouverner jusqu'au retour du duc de la Savoie. Il est plus que probable, écrit-il, que la duchesse ait pris cette décision, ayant découvert la volonté du duc et prévoyant que son fils aurait demandé l'intervention du roi très-chrétien par l'entremise du comte de Magliano. » Et, le 22, il ajoute que la duchesse lui a tout fait confirmer par le P. Ormea. On publiera la lettre au

retour du duc ; Madame n'a rien demandé ni pour elle ni pour d'autres (i).

Le 29, Muzio informe qu'un courrier du comte de Magliano, deParis,annonceque le très-chrétien ne l'avait pas encore reçu, mais qu'il a voulu que le marquis Ferrero écrivît que, dans l'instrument de mariage, le duc d'Oriéans aurait la précédence sur le duc de Savoie. On a répondu que le duc s'en remettait à la volonté du roi. Et, le 12 avril, il écrit que de Paris on mande que, le jeudi de Pâques, on doit stipuler le contrat et samedi célébrer les noces,que le lundi l'épouse partira et qu'en 25 jours elle sera en Savoie par Lyon et, le 5 du mois prochain, à Turin. « L'arrivée de cette princesse, écrit le nonce, au lieu de réjouir la Cour, y apportera la mélancolie ; on craint des tiraillements car on ne saurait croire combien sont grands les différends parmi ces souverains. »

Le 10 mai 1684, Muzio informe que mercredi arriva de Chambéry un courrier du duc avec une lettre pour Madame, contenant la copie d'une autre du roi très-chrétien afin qu'elle la fît voir au prince de Carignan. La lettre royale disait que S. M. n'avait pu refuser au comte de Soissons,qui se rendait au Pont Bonvicino, de s'interposer pour qu'il rentrât en grâce auprès du duc ; et le roi remerciait d'avance S. A. d'avoir adhéré à sa demande, ne doutant pas de sa réponse affirmative. Mais le prince de Carignan, qui peut-être avait été déjà averti de cette missive, répondit au duc qu'il ne voulait pas dicter la loi à son souverain, mais qu'il le priait de ne pas l'obliger de voir le neveu, à cause du respect qu'il portait à la princesse sa mère et que, par conséquent, il n'aurait pris aucune décision si, d'abord, il n'avait obtenu le pardon de sa mère. Samedi, le duc répéta à Madame de faire son possible pour faire changer d'opinion le prince, mais celui-ci menaça

(i)Le28, Cybo écrit que N. S. a appris avec regret qu'à la Cour se trouve qui entraîne le duc contre la duchesse, le pape ayant toujours eu l'opinion qu'elle a gardé le gouvernement dans le seul but du bien de l'Etat, rendant ainsi le plus grand service au duc.

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