LE BARON ABÈLE PRESIDENT DE LA CHAMBRE
paese. Da questa facilita dell' Imperatore nel riportarsi à i pessimi consigli di alcuni interessati ministri, si terne, che siano per verificarsi gl'infelici pronostici fatti dal P. Marco da Viano Cappuccino stato ultimamente alla Corte, e chè fù stimato un buon servo di Dio, non solo da i cattolici, ma dalli eretici, che lo sentirno predicare, havendo detto nelle prediche, e confermatolo nell' audienze private, che hebbe da S. M"^^ che se non havesse dato meglior ordme ail' esercizio délia giustizia, l'assicurava che la peste, che si era softerta, e che tuttavia continuava, insieme con gl' altri flagelli, non erano altro che un piccolo preludio dell' ira Divina, la quale non haveva ancora sfodrata la spada, ma la teneva pronta per farlo, se non vedeva qualche emenda, e di questo non ci vedo speranza, si chè bisogna aspettare ogni maie. Sia detto questo in conformazione del dispiacere sentito da S. B^« per cosi impropria risoluzione di fermarsi à Lintz. Scrivono pero dalla Corte, che avvicinandosi sempre piii la peste, era stato da alcuni vivamente esortato l'Imperatore à non fermarsi, e chè S. M. haveva risposto, non credere che il pericolo fosse cosi grande ; Chè le barche non erano ancora ritornate, e chè egli haveva tempo à risolversi fino à S. Caterina, et anche più avanti, onde non è ancora del tutto perduta la speranza del suo ritorno.
Le 28 décembre, il annonce que le P. Emerik, le baron Abèle V. président de la Chambre et le gr. maréchal de la Cour sont liés ensemble et forment un parti s'appuyant sur Lorraine ; les autres sont pour Neubourg, tout en faisant des réserves, car ils craignent que celui-ci veuille faire occuper bien des places ecclésiastiques et politiques par ses fils et ses parents. Abèle sera président malgré qu'il ait des adversaires parmi ceux qui craignent qu'il veuille voir les comptes anciens.
Le 5 janvier 1681, il répond à Cybo : « V. Em. verra par les lettres de l'empereur et du P. Emerik la résistance opposée par ce religieux, mais qui a fini par se plier à l'ordre de V. S. que je lui ai communiqué. Il a fait tout ce qui convenait à un humble religieux et cela laisse espérer qu'il se conduira comme tel aussi dans la prélature. Demain, je commencerai le procès et cela intéresse l'empereur, car l'église de Vienne se trouve dans un grand besoin, vu que durant la maladie de
l'autre évêque, le diocèse eut à souffrir bien des préjudices de la part du gouvernement local » (i). Le i2-, Bonvisi confirme que le P. Emerik, tout en exprimant son humilité et le refus de l'évêché, se montra disposé à obéir, « et il m'a semblé, dit-il, qu'il n'y avait pas chez lui autant de répugnance qu'il en faisait paraître, mais j'ai feint d'y croire pour sa dignité et celle de sa Religion. Je me réjouis de voir, que dans le bref, S. S. ait fait quelque allusion. Il n'a pas beaucoup résisté à Vumanità avida sempre di onori et je crois que le conseil de le tirer du cloître était" bon, du moment qu'il s'occupait déjà d'affaires ; de cette façon il ne portera pas de préjudice à la Religion et il réussira très-bien dans l'évêché. » Le i8, Cybo le félicite d'avoir persuadé le P. Emerik d'accepter l'évêché : il espère qu'il travaillera au service de Dieu en soutenant l'Immunité de l'Eglise, en réformant le clergé et en empêchant les scandales avec zèle et autorité (2) ». Et Iç 25, il l'approuve d'avoir conseillé au' P. Emerik de se tenir loin des troubles des factions, de s'appliquer au service de César, car c'est le seul moyen de conserver l'autorité et la faveur comme il convient à un religieux capucin.
(1) Dans un avis de Vienne de la même date, on lit : outre le manque d'argent, il y a encore l'entrée de 6ooo hommes à Fribourg comme renfort ; on y attend aussi 4000 chevaux et cela fait craindre que la France veuille en tirer prétexte pour faire une incursion en Brisgovie... La grande comète attira les regards de tout le monde les premiers soirs, mais ensuite le ciel étant toujours nuageux, on n'a pas pu faire les observations ordinaires ; il est toutefois vrai qu'elle a inspiré de la terreur à beaucoup de monde. Et dans un autre avis du 12, on lit : on voit encore la grande comète, mais moins brillante qu'au commencement, et toujours avec la grande queue * on dit qu'il y en a une autre plus petite, mais ce n'est pas certain.
(2) Et, le 22, il répond que : « non seulement N. S, approuve, mais il est content que V. S. ait transmis les pièces à S. M. pour obliger le P. Emerik à accepter cet évêché, en les accompagnant de l'acte d'obligation, qui a été nécessaire pour vaincre sa répugnance. Le P. Emerik, sachant que S. S. lui donne la promotion uniquement par volonté de Dieu, travaillera certainement avec tout son zèle au service divin, à faire respecter l'Immunité ecclésiastique, en réformant le clergé, en mettant fin aux scandales avec vigueur et autorité selon les conseils de V. S... »