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CHAPITRE VI

La République de Venise.

A la suite de l'incident causé à Rome par le chev. Zeno, ambassadeur de la République, et du refus du pape de lui donner audience, les rapports diplomatiques entre Rome et Venise furent interrompus. A Rome le cardinal Ottoboni s'occupait des affaires de la République, et, à Venise, c'était l'abbé Jacobelli, auditeur, qui gérait la nonciature, mais ne pouvait ni parler ni agir en public, mode, à Venise, de communications pour les ministres étrangers.

Au refus de la République de renoncer au Quartier, comme le voulait le pape, Mgr Airoldi, nonce, s'était retiré à Milan. La République usait de représailles, se refusant à installer les évêques que le pape avait nommés et se livrant à des actes d'hostilité envers les ressortissants des Etats de l'Eglise, tant sur terre que sur mer. Ce n'est qu'après la gravité que prit la situation politique générale que les rapports furent repris.

En attendant, le duc de Radzivill, ambassadeur polonais, qui se rendait à Rome pour rendre obédience au pape, avait été arrêté avec sa nombreuse suite à Pontebba, la République lui défendant de traverser son territoire à cause de la peste.

A ce sujet, le 6 janvier 1680, Cybo écrit à Jacobelli que le pape serait content si on trouvait le moyen d'obtenir le passage au duc. Il l'engage aussi à avertir le duc de ce' désir du pape, et de tâcher de savoir de lui si sont confirmées les nouvelles disant que le Moscovite cherche à s'unir aux Polonais et

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