‹ Inscriptions antiques (volume 2)Chapitre 13 sur 101 · E MEMORIAL A T E R N A E P O T I T I O R O M V L O · texte numérisé non relu

E MEMORIAL A T E R N A E P O T I T I O R O M V L O

a. V I V I . A SN . X X . M . V //

DEFVNCTO ARTI • ARGE/// EXCLVSSOR/ M A R T I N I A LEACONIV-KA RISSI-'E- SIBI • V P • C • "E • S D I

L'E et le T de ET à la seconde ligne, à la douzième et à la treizième, le premier A et le premier E de AETERNAE à la troisième,

les deux N de ANN à la sixième liés en monogrammes. A la sixième, lecture peu certaine : ANN'XX-M-V// ou ANN-XXXV//.

Artaud, Notice 1816, p. 9; Musée lapidaire, arcade V. — De Boissieu, p. 424. — Comarmond, Description, p. 46: Notice, p. 15. — Monfalcon, Musée lapidaire, p. 3. — Wilmanns, 2572. — Dissard, Catalogue, p. 122.

Du s Manibus et memoriae aeternae ; Poiitio Romulo, qui vixit a 11 nos XX, menses V..., defuncto artifici argentario exclussori ; Martin ia Lea coniugi harissimo et sibi viva ponendum curavil et sub (ascia) dedicavit.

« Aux dieux Mânes et à la mémoire éternelle de Potitius Romu- « lus, mort à l'âge de vingt ans et cinq mois; argentier fabricant « de vases; Martinia Lea à son époux très cher et pour elle-même « a, de son vivant, élevé ce tombeau et l'a dédié sous V ascia ».

D'après une définition donnée par saint Augustin (Psalm., 67, 39), exclussor ne serait autre chose qu'un synonyme d'argenfarius vascularius : « un argentier fabricant de vases »; In arte argentaria exclusores vocantur qui ex confusione massae noverunt formant vasis exprimer e: « dans le travail de l'argent, on appelle exclusores ceux « qui savent faire sortir d'une masse confuse la forme d'un vase ». De Boissieu pense qu'il n'y a pas à prendre au pied de la lettre cette explication, du reste assez vague, et il propose de voir dans le travail de Y exclussor la. spécialité qu'exprime en français le terme technique de « repoussé ».

Dans la rédaction primitive l'âge du défunt n'était pas indiqué ; cette omission a été réparée au moyen d'une intercalation en petites lettres entre les lignes. Le mauvais état de la pierre ne permet pas de reconnaître s'il y a xx.m.v// ou xxxv; l'apparence est en faveur de la première lecture, mais la probabilité conseillerait plutôt la seconde.

Épitaphe d'un graveur de lettres.

Arcade XXXVI. — Bloc quadrangulaire présentant peut-être le dé d'un cippe, tronqué postérieurement par la suppression de sa base et de sa corniche; vu, il y a deux cents ans, « au faubourg « SAINT-IRENÉE, au logis du Bœuf, sur un degré qui va de la « Cuisine au Jardin » (Spon); « à la petite porte qui vient des cham- « bres à la plate-forme, à laquelle elle sert de marche » (ms. Ruolz- Dissard : e schedis de Roman de Rives); retrouvé « au clos Coindre, <s rue des Farges, engagé au bas du mur extérieur, côté est, d'un « bâtiment d'exploitation » (De Boissieu); entré au Musée « en « 1858 » (Daussigny). — Hauteur o m. 55, largeur o m. 37.

AVRELI • LEONTIs

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