M I T I A • COR
Le point entre les sigles D M, de la première ligne figuré par une hedera.
Allmer et Dissard, Trïon, p. 173. — Allmer, Revue êpigrapbique, II, p. 251.
Diis Manibus Q. Iitlii Potiti, Cadurci, Optatius Silanus et Domitia Corbilla, beredes, ponendum ciiravenint.
« Aux dieux Mânes de Quintus Julius Potitus, de la cité des « Cadurques, Optatius Silanus et Domitia Corbilla, ses héritiers, « ont élevé ce tombeau ».
Les Cadurques, peuple de la Celtique, remplissent dans la guerre des Gaules un rôle marquant. Dépendant des Arvernes, ils sont envoyés par Vercingétorix contre les Tectosages (C. G., VII, 4. 64, 75), et, après la prise d'Alise, les derniers à accepter la loi du vainqueur, ils s'acquièrent par la défense désespérée d'Uxellodunum, le Puy-d'Yssolud, sous la conduite de leur chef Lucterius (VIII, 32). une éclatante gloire. On croit reconnaître le nom de ce patriote héroïque sur une monnaie gauloise à la légende LVXTI1R10S. D'autres monnaies, offrant au droit un profil déformé tourné vers un fleuron en forme d'arc, sont également attribuées aux Cadurques.
Leur ville chef-lieu Divona, aujourd'hui Cahors-, tirait son' nom de celui d'une fontaine sacrée à laquelle elle devait son origine. Ce même nom de Divona était aussi celui de la célèbre fontaine de Bordeaux, si poétiquement chantée par Ausone, de qui nous apprenons qu'il signifiait « fontaine divine » : Divona, Ce It arum li ngua fous ad dite divis.
A la suite de la division de la Gaule par Auguste, les Cadurques firent partie de l'Aquitaine celtique. Leurs toiles à voiles, leurs étoffes de lin et notamment leurs matelas de bourre de lin (Strabon, p. 191; Pline, XIX, 1; Juvénal, Sat., VII), étaient alors en renom. Comme membres de l'association nationale pour le culte de Rome et d'Auguste, ils ont laissé les souvenirs épigraphiques (ci-dessus, II, pp. 87 et 102), d'un prêtre.: Mar.cus Lue-
teriiis, Lucterii Seneciani filins, Léo, sacerdos arae Aug(usti) inter confluentes Araris et Rhodani, et d'un juge de la caisse de l'association : Tiberius Pompeius, Iusti filins, Prisais, , index
arcae Galliarnm, honorés tous deux d'une statue, érigée à l'un dans son pays par ses concitoyens, à l'autre au confluent de la Saône et du Rhône par les trois Gaules.
Julius Potitus est sans doute mort sans enfants; ce sont des héritiers qui lui élèvent un tombeau.
Voir l'inscription suivante relative à un Cadurque, qui paraît être un de ces héritiers.
Épitaphe d'un Cadurque.
Pilastre entre les arcades XLVII et XLVIII. — Cippe avec base et couronnement, extrait du puits de TRION en décembre 1885. — Hauteur 1 m. is, du dé o m. 63, largeur o m. 47.
C • OPTATATI sic