‹ Inscriptions antiques (volume 2)Chapitre 22 sur 101 · C -MANSVn B R A S I C I V I s T R E v e r i · texte numérisé non relu

C -MANSVn B R A S I C I V I s T R E v e r i

L'E et le T de MANSVETI liés en un monogramme; le second

1 de ClVls réduit à une très petite amorce de son extrémité supérieure.

De Boissieu, p. 516. — Comarmond, Description, p. 79; Notice, p. 27. — Monfalcon, Musée lapidaire, p. 5.

Diis Man i bit s C. Mansiictii Brasi, civis Treveri.

« Aux dieux Mânes de Caius Mansuetius Brasus, de la cité « des Trévères ».

Brasus est vraisemblablement un nom celtique.

Épitaphe d'un Trévère.

Pilastre entre les arcades L et LI. — Cippe avec base et couronnement, extrait du puits de TRION en mars 1886. Une ouverture, communiquant autrefois avec un loculus creusé dans une pierre placée sous le cippe et contenant l'urne cinéraire, occupe le milieu de la plinthe de la base sur la face postérieure. — Hauteur 1 m. 2), du dé o m. 67, largeur o m. 54.

TERMINALIS ■ TREVERI

vIxit ■ annIs • XII

M • SEXTIVS • MARIVS

5 DOMINVS • ALVMNO

P-C-ET-SVB- ASC-DEDIC

Accents sur l'A de TERMINALIS, et sur l'A de ALVMNO.

Allmer et Dissard, Trion. p. 178. — Allmer, Revue èpigrapbiqite, II, p. 277.

Diis Manibus Terminâlis, Treveri ; vixit annis XII ; M. Sextius Marins, dominas, âlumno pouendum curavit et sub ascia dedicavii.

« Aux dieux Mânes de Terminâlis, du pays des Trévères, mort « à l'âge de douze ans ; Marcus Sextius Marius, son maître, a « élevé ce tombeau à son alumnus et l'a dédié sous V ascia ».

Il a été déjà expliqué que X alumnus, c'est-à-dire l'enfant-trouvé, n'avait auprès de celui qui le recueillait que la condition d'esclave; telle était, en effet, la condition du jeune Terminâlis, puisqu'il ne porte pas de nom gentilice et que son bienfaiteur se qualifie de dominas. D'autres noms, pater, nonus, educator, servaient aussi à désigner le bienfaiteur d'un enfant étranger.

Le défunt avait peut-être été trouvé près d'une borne de limite; c'est ce que voudrait dire son nom de Terminâlis.

II était natif de la cité des Trévères.

Voir, au sujet de cette cité, l'inscription précédente, n° 235.

Épitaphe d'un Trévère.

Arcade I. — Cippe dont la base et le couronnement ont été retaillés par-devant et affleurés au dé ; « extrait des fondations de « l'église de VAISE » (De Boissieu) ; « au commencement de « l'année 1845 » (Comarmond). Les sigles D M, aujourd'hui

disparues, se lisaient sans doute sur le bandeau de la corniche. — Hauteur i m. 62, du dé o m. 95, largeur o m. 61.

et • memoriae • aetern l-secvndi • octavi ■ treveri acerbissima • morte • de 5 fvncti • qvl • cvm • ex • incen dio • seminvdvs • effvgis set-posthabita-cvra-salvts dvm-aliqvit-flammIs-eri pere- conatvr- rvina- parie

■o tis-oppressvs-natvrae-socia lem-spiritvm-corpvsqve-orI gini • reddid it-c vi vs- exces sv- graviore • damno ■ qvam rei ■ amissione • adflicti

'5 romanivs • sollemnis-et-secvn dmanvarivs-et-antiochvs conllberti • merita • eivs erga-se-omnibvs-exemplIs nobilissima • titvlo • sepvl

20 chri • sacravervnt • et

erophilvs • in • modvm • frayer

nae-adfec/ionis-et-ab- in

evnte • aeta/g • condiscipv

latv-et-omnib-bonIs-artibvs

25 copvlatissimvs • amlcvs • et

• SVB • ASCIA • DEDICAVERVN-

Le T et l'I de SALVT1S à la septième ligne, le T et l'E de FRATER à la vingt et unième. l'N et le T de DEDICAVERVNT à la dernière, liés en monogrammes. L, non E au commencement de la troisième ; ALIQV1T, non ALIQ.VID, à la huitième ; CONA-

TVR, non CONATVS à la neuvième; EROPHILVS, non PRODIL- LIVS à la vingt et unième.

De Boissieu, p. 477. — Comarmond, Description, p. 1 ; Notice, p. 1. — Monfalcon, Musée lapidaire, p. 1. — Henzen, 7392. — Wilmanns, 250.

Diis Manibus] et memoriae aeternae L. Secundii Octavi, Treveri, acerbissima morte defuncti, qui cum ex incendio seminudus effugisset, posthabita cura salulis, dum aliquit flammis eripere conatur, ruina parietis oppressas, naturae socialem spiritum corpusque origini reddidit ; cujus excessu graviore damno quant rei amissione adflicti, Romanius Sollemnis et Secundii duo : lanuarius et Antiocbus, conliberti, mérita ejus erga se omnibus exemplis nobilissima titulo sepulcbri sacraverunt ; et Erophilus in modum f rater nae adfeciionis et ab ineunte aelate ccndiscipulatii et omnibus artibus copulatissimus amicus, et sub ascia dedicaverunt.

« Aux dieux Mânes et à la mémoire éternelle de Lucius « Secundius Octavus, natif de Trêves, et dont la mort a été des « plus malheureuses; échappé demi-nu d'un incendie et voulant, « au risque de sa vie, arracher quelque chose aux flammes, il « périt écrasé par la chute d'un mur et rendit à la nature l'âme « qu'elle lui avait associée et son corps à son origine. Plus affligés « du malheur de son trépas que de la perte de leur fortune, « Romanius Sollemnis, Secundius Januarius et Secundius Antio- « chus, ses co-affranchis, ont consacré par cette épitaphe ses « mérites ennoblis par tous ses bons exemples ; Erophilus, son « frère en quelque sorte par l'affection qu'il lui portait, son con- « disciple dans leur jeune âge et depuis lors son ami étroitement « lié par d'excellents rapports de toute sorte, s'est joint à eux, « et ils ont dédié le tombeau sous Y ascia ».

Voici une épitaphe qui n'est pas une aride série de noms propres

et de qualités d'état civil. Elle nous fait assister aux péripéties d'un sinistre, dont malheureusement les analogues rattachent trop souvent encore le présent au passé. Elle nous permet aussi d'entrevoir un ordre d'idées philosophiques assez curieuses : L'âme n'a été que prêtée au corps pour être sa compagne, spiritum socialem, pendant la durée de la vie, après quoi elle retourne à « la nature », tandis que le corps retourne à « son origine ». On a à se demander quelle est cette origine à laquelle est rendu le corps au dire de l'épitaphe ; car il semble que le rédacteur, parlant ici d'un corps consumé par le feu d'un incendie, ait voulu dire que le feu est cette origine première et, alors, l'origine de toutes choses : Tout ce qui est matière serait émané du feu.

Aliquit pour aliquid, forme archaïque; Quintilien (I, 7) signale la parenté du / avec le d. On lisait de son temps, sur de vieux édifices de Rome, Alexanter pour Alexander, Cassantra pour Cassandra.

Sepulchritm. orthographe moins usitée que sepuîcrum.

Épitaphe faisant mention d'un décurion de la cité des Tricastins.

Arcade XLVI. — Sarcophage réduit à sa moitié inférieure brisée en deux fragments; « découvert dans les fondations de l'église de « VAISE » (De Boissieu); « en 1846 dans les fouilles faites à « Vaise par ordre du gouvernement ; il servait d'assise dans les « murs du cloître de la vieille abbaye des Bénédictins qui existait

« en cet endroit » (Comannond). L'inscription était renfermée dans un encadrement de moulures pourvu, de chaque côté, d'un appendice en forme de queue d'aronde. Les sigles D M occupent ces appendices. — Hauteur o m. 55, longueur 2 m. 30.

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