‹ Inscriptions antiques (volume 2)Chapitre 27 sur 101 · L-ANNIANI · texte numérisé non relu

L-ANNIANI

SPERATI SPERATIVS 5 PATERNVS

PATRONO PIENTISSIMO

De Boissieu, p. 528. — Comarmond, Description, p. 182; Notice, p. 65. — Monfalcon, Musée lapidaire, p. 12.

Diis Manîbus L. Annii, Aniensi, Sperati; Speratius Pater nus, patrono pieniissimo

« Aux dieux Mânes de Lucius Annius Speratus, de la tribu « Aniensis; Speratius Paternus à son excellent patron ».

Speratius n'a pas reçu avec l'affranchissement le nom gentilice de son maître ; il a reçu un gentilice nouveau formé du surnom de celui-ci, comme cela a dû arriver très souvent à en juger d'après le nombre considérable que l'on rencontre de surnoms ainsi transformés. Une interversion des noms de l'affranchi est peu vraisemblable.

L'affranchi devait avoir le prénom de Lucius; il a négligé de l'indiquer, sans doute à cause de l'importance de moins en moins grande attachée au prénom.

l66 INSCRIPTIONS FUNÉRAIRES

Épitaphe d'Antonia Antonilla.

Arcade LXII. — Fragment présentant la majeure partie du dé d'un cippe qui, dans son état complet, devait être pourvu d'une base et d'un couronnement; « trouvé en janvier 1864 dans le lit « du RHONE vis-à-vis la place GROLIER » (Daussigny). — Hauteur o m. 35, largeur o m. 40.

ANtotiiae an

T O N I L L A E QVAE • VIXIT • A1SN XXXXV • M- V • D-XV IVLIVS • AMATOR ET ■ ANTONIA • SA

B I N V L A MATRI • PlIsSI m a e ? O nend . C V r

Les deux N de ANN, à la fin de la troisième ligne, liées en un monogramme.

Gobin, Inscriptions et pierres antiques extraites du lit du Rhône,

p. 3 et pi. à la fin de la notice. — Martin-Daussigny, n° 1019 de son Registre d'entrées;, Monnin. épigraphiqnes retirés du Rhône en décembre 1863, janvier et février 1864, p. 12.

(Dits Manibiis et memoriae aeternae) Antoniae Antonillae, qnae vixit annis XXXXV, mensibus V, diebus XV ; Iulius Amator et Antonio. Sabinula matri piissimae ponendum curavenint

« (Aux dieux Mânes et à la mémoire éternelle) d'Antonia « Antonilla, morte à l'âge de quarante-cinq ans. cinq mois et « quinze jours; Julius Amator et Antonia Sabinula à leur excel- « lente mère ont élevé ce tombeau ».

La défunte Antonia Antonilla et sa fille Antonia Sabinula portent le même nom ; il y a apparence que celle-ci était le fruit d'une union illégitime. Quant à Julius Amator, qui donne à la défunte la qualification de « mère », il n'était sans doute que son gendre, le mari de Sabinula.

L'épitaphe se terminait probablement par la mention de la dédicace sous l'ascia, la figure de l'instrument en occupant peut-être la partie supérieure. La mutilation du commencement et de la fin du texte ne permet pas de le savoir.

Épitaphe d'Antonia Festilla.

Arcade XX. — Cippe en pierre tendre avec base et couronnement, extrait du puits de TRION en mars 1886. Une ascia en

relief occupe le milieu du bandeau de la corniche. — Hauteur o m. 94, du dé o m. 49; largeur o m. 28.

A N T O N I A E FESTILLAe IVS t / V S • L V C A 11 V S C 0 n

I V G I CARIS S I M A E • P • C ET SVB ■ ASCIA

Le point entre D M à la première ligne figuré par une petite

bedera.

Allmer et Dissard, Trion, p. 183. — Allmer, Revue èpigraplrique, II, p. 278.

Diis Manibus Anioniae Festillac, Iustius Lucanus coningi carissimae ponendum curavit et sub ascia dedicavit.

« Aux dieux Mânes d'Antonia Festilla, Justius Lucanus à son « épouse très chère a élevé ce tombeau et l'a dédié sous X ascia ».

Justius est un gentilice formé d'un cognomen. Mais il est douteux que le surnom Lucanus du mari survivant de la défunte rappelle son pays d'origine. Le célèbre poète Lucain, Marais Annaeus Lucanus, l'auteur de la Pharsale et des Silves, était, non pas de la Lucanie, mais de Cordoue, dans la Bétique. Ce surnom est, du reste, assez fréquent dans la partie de la Gaule voisine des Pyrénées.

Épitaphe d'Antonius Panchratus.

Arcade XLV. — Table oblongue incomplète à gauche et très fruste, « provenant peut-être de l'église de VAISE » (De Boissieu); « trouvée dans la SAONE au-dessous du pont du CHANGE en « 1841 » Comarmond). Un encadrement fait d'un simple trait et pourvu, de chaque côté, d'un appendice en forme de queue d'aronde, contenait au moins deux inscriptions, séparées par un trait vertical. — Hauteur o m. 48, largeur o m. 85; hauteur et largeur de l'encadrement de l'inscription du côté droit o m. 40.

wEMORIAE et

qniETi K'ETEKnae

M-ANTo/n PANCHRATI

qV\ vixiT ANNIS XI

5 MENSIBVS-VDIEB-VIIII

ANTONIVS- ORFITVS

et fONIVG ET-ANTONIA-AVGVS

carissiMAE-lN tInAPARENTESFIl

sm'feND-CVRA KARISSIMO INSCRI

VIT BENDVMCVRAVER

Le P et l'H de PANCHRATI, à la troisième ligne, peu certains.

De Boissieu, p. 531. — Comarmond, Description, p. 275; Notice, p. 201. — Monfalcon, Musée lapidaire, p. 18.

Memoriae et quieti aeteniae M. Antonii Panchrati (?), qui vixit annis XI, mensibus V, diebus Vïlll; Antonius Orfitus et Antonio, Augustina, parentes filio harissimo inscribendum curaverunt.

(Memoriae et quieti aeteniae Antoniae Augustinae, quae vixit , Antonius Orfitus libertae et) couiugi carissimae inscribendum curavit.

« A la mémoire et au repos éternel de Marcus Antonius Pan- « chratus, mort à l'âge de onze ans, cinq mois et neuf jours ; « Antonius Orfitus et Antonia Augustina, ses parents, ont fait « graver cette épitaphe pour leur fils très cher ».

« (A la mémoire et au repos éternel d' Antonia Augustina,

« morte à l'âge de ; Antonius Orfitus) a fait graver cette

« épitaphe pour (son affranchie) et épouse très chère ».

On voit que l'ordre des épitaphes était de droite à gauche, et que la seconde dans cet ordre , aujourd'hui réduite à quelques restes de ses dernières lignes, était certainement celle d' Antonia Augustina, l'épouse d'Atonius Orfitus. Le fait que la défunte portait le même nom gentilice que son mari rend très probable la supposition qu'elle était tout à la fois son épouse et son affranchie.

Le prénom Marcus du jeune Antonius de la première épitaphe est remarquable. Depuis la défaite d'Antoine à Actium. ce prénom était interdit dans la famille Antonia. Il se rencontre, du reste, plusieurs autres fois à Lyon en compagnie du nom Antonius. L'interdiction avait sans doute fini par tomber en désuétude.

La formule inscribendum curaverunt qui semble réduire le rôle des survivants au soin d'ajouter l'épitaphe, se retrouve aussi sur d'autres de nos inscriptions; on y rencontre la variante scriptum concessit.

Épitaphe d'Appia

Arcade VII. — Tablette de marbre de l'ancienne collection Barre et de provenance précise non connue ; incomplète à l'angle supérieur gauche ; divisée en deux compartiments bordés de moulures et séparés par des balustres auxquels se relient des guirlandes de feuillages et des fruits; entrée au Musée en 1832. — Hauteur o m. 29, largeur o m. ^o ; hauteur du compartiment de droite o m. il, largeur o m. 15.

et perpétuât QV I E T I S E C V

r i ta t i neTER NAE APPIAE

NIS-CN-DA NIVS MINVSO

5 cdiMVC'RARIS SIJWAEERGASE

reVERENTISSI MAE AN1IWAE

d VLCISSIM • HlC QVIETEM. DEDIT

De Boissieu. p. 481. — Comarmond, Description, p. 338; Notice, p. 123.

Diis Manibus, perpetuae quieti, securitaii aeternae Appiae nis;

Cn. Danius Minuso coniugi rarissimae, erga se reverentissimae, animae dulcissimae , hic quietem dédit.

« Aux dieux Mânes, au repos perpétuel, à la sécurité éternelle

« d'Appia ; Cneus Danius Minuso à son épouse, femme

« rare, pleine de déférence à son égard, âme chérie, a donné ce « tombeau ».

Danius Minuso, le mari survivant de la défunte, est le negotiator argentarius vascularius dont mention a été ci-dessus faite (p. 86), dans l'épitaphe philosophique par lui consacrée à un enfant-trouvé et d'avance à lui-même, et qui reparaîtra tout à l'heure dans celle d'un de ses affranchis.

L'étude constante de la recherche et de l'élégance que comportait son art d'argentier se retrouve, semble-t-il, non seulement dans les ornements remarquablement délicats et fins de l'ossuaire contenant les restes de sa femme, mais aussi dans la rédaction de l'épitaphe qu'il consacre à sa mémoire; il ne se contente pas de l'ordinaire diis Manibus et memoriae aeternae; il ajoute à la dédicace aux dieux Mânes celle au Repos perpétuel et à la Sécurité éternelle; il choisit les termes de ses éloges, et. à la place du banal et trop simple ponendum curavit, il substitue, dans le même ordre d'idées, les mots plus significatifs hic quietem dédit, c'est-àdire dédit banc tumuhim in quo ossa bene quiescant.

Épitaphe d'Aristius Mercurius.

Don Brevard.

Arcade XLIII. — Bloc quadrangulaire qui paraît avoir été le dé d'un cippe dont la base et le couronnement ont été retranchés ; trouvé en 1859, en creusant une cave dans la maison Brevard,

rue de TRION, à Saint-Just ; « entré au Musée en 1 860 » (Daussigny). — Hauteur o m. 64, largeur o m. 35.

Page 1