MERCVRI • QVI VIXIT-AN- XXXIII
M • VI • D • XXVII ARISTIVS -OlYm
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ARISTIOIsIciATI
LIBERTO'IvIlVSBENE
L'E et le T de ET à la neuvième ligne, le T et l'E de PROCV- RANTE à la dixième, l'N et le premier I de N1CIATI à la onzième, liés en monogrammes; le mot COGN1TO sur la moulure de la base.
Martin-Daussigny, n° 929 de son Registre d'entrées. — Monfalcon, Suppl. à Spon, Recherche, éd. 1857, p. 370. — Allmer et Dissard, Trion, p. 30. — Allmer, Revue épigraphique, I, p. 301.
(Diis Manibits Aristii) Mercurii, qui vixit anuis XXXIII, mensibus y II, diebus XXVII; Aristius Olympius, filins, et coniitx Olympias ponendum curaverunt et sub ascia dedicaverunt , procurante Arisiio, libella ejus bene cognito.
« Aux dieux Mânes d'Aristius Mercurius, mort à l'âge de trente- « trois ans, six mois et vingt-sept jours ; Aristius Olympius, son
« fils, et Olympias, sa femme, ont élevé ce tombeau et l'ont « dédié sous Yascia, par les soins d'Aristius Nicias, son affranchi, « dont il connaissait le dévouement ».
Le défunt, dont le nom manque par suite de la retaille de la pierre, devait s'appeler Aristius, comme son fils et son affranchi.
Le fils, Aristius Olympius. avait reçu le surnom de sa mère. Celle-ci, à qui l'épitaphe ne donne pas de nom de famille, n'était peut-être qu'une esclave.
Il se peut que IVllVS soit une faute de gravure pour E1VS ; mais il se peut aussi qu'il n'y ait pas de faute et qu'on doive lire Iuliiis. On aurait alors une phrase additionnelle ainsi conçue : litlius bene cognito : « Julius à son ami avantageusement connu ». 11 s'agirait d'une addition à l'épitaphe, à l'occasion de l'intervention d'un tiers.
Bene cognitus, qualification peu usitée. Plus tard, l'expression bonae memoriae, qui reproduit à peu près la même pensée, devint une formule funéraire fréquente ; elle est d'usage constant dans les épitaphes chrétiennes des cinquième et sixième siècles.
Aristius, gentilice formé d'un cognomen servile.
Ponedum, non une faute, mais une forme orthographique.
2ÔI
Épitaphe de ... elius Aristodemus.
Arcade XLIV. — Pierre quadrangulaire oblongue , incomplète de chaque côté; autrefois bordée de moulures encadrant l'inscription ; « extraite des fondations de l'ancienne église de VAISE »
(De Boissieu). — Hauteur o m. 59, largeur o m. 66; hauteur de la partie encadrée o m. 37.
per?E7VAE ■ SECVRITAT/ ...ELIVS • ARISTODEMM5 vivOS ■ SIBI • POSTERlSQVf
• • HELIAS SCRIPT CONCESsit
De Boissieu, p. 489. — Comarmond, Description, p. 253; Notice, p. 94.
Perpetuae securitaii .... clins Aristodcmus, vivos sibi posterisque suis fecit Helias scriptum conccssit.
« A la Sécurité perpétuelle . . . . elius Aristodemus a, de son « vivant, pour lui-même et ses descendants, élevé ce tombeau ; « Helias a donné l'épitaphe ».
Le défunt s'appelait peut-être Aclius. La cassure de la pierre n'aurait alors emporté que la première lettre de son nom et la sigle de son prénom. Elle a emporté aussi le nom de la personne qui a complété le monument en y ajoutant l'épitaphe. Cette personne était une femme. Mais était-elle une affranchie d'Aristodemus, ou plus vraisemblablement sa patronne? Le laconisme ou l'état incomplet du texte ne permet pas de le savoir, et Aristodemus et Helias sont des surnoms serviles.
Scriptum concessit, variante des formules scripsit, scribendum ou inscribendum curavit qui se rencontrent sur d'autres inscriptions de Lyon, semble indiquer un acte gracieux plutôt que l'accomplissement d'une obligation. Si Helias avait été l'affranchie d'Aristodemus, elle n'aurait fait que son devoir en lui dédiant une épitaphe et même en lui élevant un tombeau. Si, au contraire, elle était sa patronne, elle a fait acte de générosité envers son affranchi.
Épitaphe d'Atessatia Fidula.
Arcade XLII. — Cippe brisé au-dessus de la base, mais conservant encore son couronnement ; découvert dans la SAONE « parmi « les matériaux du pont du CHANGE » (De Boissieu); « en 1846, « dans la base de la première arche du pont du Change, rive droite « de la Saône » (Comarmond). On remarque à l'extrémité de chacune des deux volutes de la lysis, un trou de scellement servant autrefois à retenir un ornement de métal. Les sigles D M, qui composent à elles seules la première ligne de l'inscription, sont gravées sur le bandeau de la corniche. — Hauteur o m. 95, largeur
ET • MEMORIAE
AETERNAE ATESSATIAE • FIDV LAE • FEMINAE SANCTISSIMAE TIB-CL-ASCLEPIVS PONENDVM • CUR
L'V de FIDV. à la fin de la quatrième ligne, réduit à son jambage gauche.
De Boissieu, p. 502. — Comarmond, Description, p. 240; Notice, p. 88. — Monfalcon, Musée lapidaire, p. 16.
Diis Manibus et memoriae aeternae Atessatiae Fidulae, feminae sanctissimae , Tib. Claudius Asclepius ponendum curavit
« Aux dieux Mânes et à la mémoire éternelle d'Atessatia Fidula, « femme très vertueuse ; Tiberius Claudius Asclepius a élevé ce « tombeau ».
Atessatia , le nom de la défunte, est peut-être un dérivé par déformation de l'ethnique Atestas , mais peut-être aussi un nom celtique transformé en gentilice romain. On le rencontre dans sa forme primitive sur une inscription de Nîmes : Messins, Attessatis filins , . .
Le mari, Tiberius Claudius Asclepius paraît, d'après son surnom de forme servile, être un affranchi. Son prénom et son nom sont ceux de l'empereur Claude. Son épitaphe doit être d'une époque plus ou moins rapprochée du règne de ce prince.
Épitaphe d'Atticius Secundinus.
Arcade XXXI. — Cippe avec base et couronnement, découvert à SAINT- IRÉNÉE, « au lieu dit les MASSUTS, vers le clos Marduel, « en 1855 » (Daussigny). On remarque, à l'extrémité de chacune des deux volutes de la lysis, un trou de scellement d'un ornement de métal, et, au milieu de la plinthe de la base, une cavité carrée
autrefois pourvue d'un portillon. — Hauteur 1 m. 65, du dé 1 m., largeur o m. 55.
ET MEMORIAE L • ATTIC • SECVNDINI L-ATTICIVSIANWRIVS 5 FRATER • PONENDVM
CVRAVIT • ET • SIBI • vlws ET • SVB • ASCIA ■ DEDI C AV I T
Le premier V et l'A de IANVARIVS, la seconde N et le D de PONENDVM, le second V et l'V de V1VVS, liés en monogrammes.
Martin-Daussigny, nn 819 de son Registre d'entrées. — Monfalcon, Suppl. à Spon, éd. 1857, p. 362; Musée lapidaire, p. 12.
Diis Manibus et memoriae aeterme L. Aiticii Secundini; L. Atticius lanuarius, frater, ponendum curavit et sibi vivus et sub ascia dedicavit.
« Aux dieux Mânes et à la mémoire éternelle de Lucius Atti- « cius Secundinus; Lucius Atticius Januarius a élevé ce tombeau « à son frère et pour lui-même et l'a dédié sous Yascia ».
Le nom Atticius formé d'un cognomen.
Le même prénom commun aux deux frères.
L'orthographe vivus postérieure à la forme vivos.
Secundinus est vraisemblablement mort sans postérité, puisque c'est son frère qui élève un tombeau à sa mémoire.
Épitaphe d'Attia Successa.
Pilastre entre les arcades XLV et XL VI. — Cippe avec base et couronnement, extrait en décembre 1885 du puits de TR10N. Au bas du dé, immédiatement au-dessus de la base, se voit, disposé sur une ligne horizontale, un rang de demi-cercles gravés au trait, primitivement au nombre de six, réduits aujourd'hui à cinq par suite de la récente mutilation de la pierre. — Hauteur 1 m. 37, du dé o m 82 ; largeur o m. 67.
MEMORIAE ATTI A E • SVCCESSA E VIXIT • ANN • XLII1 T-AEL-AVG-LIB-EVTYCHVS 5 CONIVGl • SANCTISSIM