B • M • C V M • Q VA • VIXIT AN N IS • XXXI
Allmer et Dissard, Trion, p. 1 10. — Allmer, Revue cpigraphique, II, p. 178.
Memoriae Attiae Successae; vixit annis XL/Il; T. Aelhis, Ai/gusti Kbertus, Eutychus, coniugi sanctissimae, benc merenti, cum qua vixit annis XXXI.
l8o INSCRIPTIONS FUNÉRAIRES
« A la mémoire éternelle d'Attia Successa, morte à l'âge de « quarante-trois ans ; Titus Aelius Eutychus, affranchi de l'empe- « reur, à son épouse très vertueuse et bien méritante, avec laquelle « il a vécu trente et un ans ».
L'empereur de qui Eutychus avait reçu l'affranchissement n'est pas à chercher. Hadrien s'appelait Publius Aelius, Verus Luciits Aelius, Antonin le Pieux avait les noms de Titus Aelius comme notre personnage.
La femme de celui-ci, Attia Successa, morte à quarante-trois ans d'âge et à trente et un ans de mariage si le texte n'est pas fautif, — et il ne paraît pas l'être, — n'avait que douze ans quand elle s'est mariée à Aelius Eutychus. Les inscriptions de Lyon nous ont conservé le souvenir d'une Aelia Eutychiane, qui pourrait bien avoir été le fruit de cette union.
Six bonnets d'affranchis en forme de calotte, aujourd'hui réduits à cinq, ont été gravés au bas de l'épitaphe et signifient que six affranchis testamentaires de Successa lui ont rendu les derniers devoirs. Voici, au sujet de l'intervention des affranchis dans les funérailles de leurs patrons, ce que dit Marquardt dans son Manuel d'antiquités (Vil, pp. 344 et suiv.) : « ...Puis, venait le défunt couché sur un haut lit de parade ou même debout dans les vêtements qu'il avait de son vivant. Dans ce dernier cas, il était représenté au moyen d'un mannequin habillé et pourvu d'un visage
de cire, tandis que le cadavre était renfermé dans une caisse
contenue dans le cercueil ... ». Avant la coutume de transporter les morts sur un char, c'était l'habitude que le défunt fût porté par ses fils, ses parents ou ses héritiers et notamment par les esclaves qu'il avait affranchis dans son testament. Ceux-ci, toujours la tête rasée et couverte du pileus, marque de la liberté obtenue, et marchant en avant ou à côté du brancard, remplissaient pour la dernière fois auprès de leur maître leur devoir de serviteurs.
Le tombeau d'Attia Successa est le seul à Lyon où soient figurés des pilei.
Épitaphe de Marcus Aurelius Faustinus.
Don Raymond.
Arcade LUI. — Cippe avec base et couronnement, autrefois au quartier SAINT-GEORGES, à la montée de GOURGUILLON ; dans la cour de la maison des Religieuses du Verbe -Incarné, précédemment celle de l'antiquaire Du Choul (Spon) ; en 1844, maison Raymond (Comarmond). — Hauteur 1 m. 35, du dé 1 m., largeur o m. 59.
ET-MEMORIAE-AETERNAE
M- AVRELI ■ INFANT IS ■ DVLCIS
5 SIMI-ET-INCOMPARABILI • QVI
VIXIT-ANSflS-VIIII-M-II-D-XIII