‹ Inscriptions antiques (volume 2)Chapitre 35 sur 101 · C ASSI • C A R A · texte numérisé non relu

C ASSI • C A R A

Lettres de mauvaise forme et de mauvaise époque.

Allmer et Dissard. Antiquités découvertes à Trion, p. 109. Diis Manibus, memoriae aeternae Cassii Carantiani

« Aux dieux Mânes et à la mémoire éternelle de Cassius « Carantianus ».

Le marbre sur lequel est gravé ce fragment d'épitaphe a été emprunté à quelque riche monument ; on voit sur le côté droit un restant de frise où l'on distingue encore, sous le martelage, entre deux rangs d'oves ou de feuilles d'eau, une ligne d'ornements courants appelés « postes ». qui représentent conventionnellement les flots de la mer.

La mère du défunt s'appelait peut-être Carantia. et son gentilice aura fourni le surnom Carantianus de son fils.

Voir l'inscription précédente au nom d'une Carantia Secundina.

Ce nom de Carantius est vraisemblablement celtique et dérivé du même primitif que celui du fleuve Carantonus. <\ la Charente ».

Épitaphe de Cassius Iulius.

Arcade XXXIII. — Cippe avec base et couronnement: « trouvé sv dans les fouilles faites à SAINT-IRENÉE en 1825 » (De Boissieu): « en 1824. en construisant l'église; entré au Musée en 184s » (Comarmond). Une ascia se voit à la première ligne entre les sigles D M. Un trou de scellement encore apparent au bout de la volute du côté droit de la lysis permet de savoir que l'extrémité de chacune

des deux volutes était décorée d'un ornement en métal. — Hauteur 1 m. 35, du dé o m. 8s, largeur o m. 62.

ET • M E M O R D • CASSI • IVLI D • CASSIVS • IBLI 5 OMARVS • PATRO

NO • PIENTISSI MO- DE • SVO • PO S V I T

archives historiques du Rhône, 12, p. 191. — De Boissieu, p. 505. — Comarmond, Description, p. 202; Notice, p. 74. — Monfalcon, Musée lapidaire, p. 12.

Diis Manihus et memoriae D. Cassii Iulii; D. Cassius Ibliomarus patrono pientissimo de suo posuit.

« Aux dieux Mânes et à la mémoire de Decimus Cassius Julius; « Decimus Cassius Ibliomarus à son excellent patron a. de ses « deniers, élevé ce tombeau ».

Cassius s'appelait lutins de son surnom , vraisemblablement parce que sa mère s'appelait lulia.

Ibliomarus, le surnom de son affranchi, est un nom celtique. On connaît un Ibliomarus (Muratori, 1031, 2), qui était de la cité de Trêves. On retrouve aussi ce même nom sous la forme Illionianis. en différentes parties de la Gaule, notamment à Lyon (ci-dessus, II, p. 487), sur l'épitaphe d'un Aprius Illiomarus, fils d'un Illiomarius Aper de la cité des Veliocasses, dont le chef-lieu Rotomagus est aujourd'hui Rouen.

Épitaphe de Cassia Restiola.

Arcade XXXVI. — Petit cippe dont la base et le couronnement ont été affleurés au dé ; « provient de l'église de TALUYERS, où « il servait de bénitier; entré au Musée en 1856 » (Daussigny). Une ascia, dont on n'aperçoit plus que le manche, occupe, à la première ligne, le milieu de l'intervalle entre les sigles DM. — Hauteur 1 m. 10. du dé o m. 70. largeur o m. 35.

ET • M E M O R I AETER • CASSIS RESTIOLA • MAT 5 PIENTISSIAAé

POS VIT 0 ET • SVB • ASCIA D E D I C A V T sic

Le second A et LE de CASSIAE, le T, l'R et l'I de MATRI, l'M. l'A et peut-être l'E de P1ENTISSIMAE liés en monogrammes; une palmette après POSVIT, à la fin de la sixième ligne.

Martin-Daussigny, n° 818 de son Registre d'entrées. — Monfalcon, Suppl. à Spon, Recherche, éd. 18S7. P- 3^>3-

Dits Manibus et memoriae aetemae Cassiae ; Restiola matri pientissimae posait et sub ascia dedicavit.

« Aux dieux Mânes et à la mémoire éternelle de Cassia ; Restiola « à son excellente mère a élevé ce tombeau et l'a dédié sous « V ascia ».

Cette épitaphe présente plusieurs imperfections de gravure; les lettres AE du commencement de la troisième ligne, y servent à la fois pour les deux dernières du mot memoriae et pour les deux premières du mot aetemae ; II final manque peut-être au mot matri et certainement au mot dedicavit. Il est cependant peu vraisemblable que toute une ligne, qui aurait contenu le surnom de la défunte et le nom de la survivante, ait été omise ; bien plus probablement chacune des deux personnes mentionnées, la mère et la fille, n'aura été désignée que par un seul nom, et Cassia, quoique nom gentilice, n'est sans doute ici qu'un cognomen. Dans ce cas, ni l'une ni l'autre n'avait le droit de cité romaine.

Restiola, diminutif des surnoms connus Restius et Restio.

Épitaphe de Catia Severa.

Arcade LX. — Cippe avec base et couronnement; « trouvé en « 182s à SAINT-1RÉNÉE, lorsqu'on creusa le sol pour l'agrandis- « sèment de l'église; il fut placé dans la rampe droite du perron « qui règne devant la façade de cet édifice » (De Boissieu); « décou- « vert en 1824 en construisant la nouvelle église de Saint-Irénée,

« et entré au Musée en 1845 » (Comarmond). Un trou de scellement, qui a dû autrefois servir à fixer un ornement de métal, se voit au bas de chacune des deux volutes de la lysis du couronnement. — Hauteur 1 m. 4s, du dé o m. 93, largeur o m. 53.

ET • AETERNAE • SECV

R I T A T I CATIAE • SEVERAE 5 T- IVL- AVGVSTALIS • CON

IVGI • SANCTISSIMAE ETIVLSEVERINAMATRI KARISSIMAE • QVA E • VÏ XT ANNIS-XXXI-EX-QVIBVS 10 CVM • CONIVGE • SVO

EGIT • ANNls • XV CVI • VIVAE • PETENTI

VT-RELIQVIAE-SVAE CVM-MATRISETPATRIS '5 CONDERENTVR

OBSEQVIVM • PRAESTI T E R V N T

Le second 1 et le T de V1XIT à la huitième ligne, la seconde N et le T de CONDERENTVR à la quinzième, liés en monogrammes.

De Boissieu. p. 483. — Comarmond, Description, p. 360; Notice, p. 130. — Monfalcon. Musée lapidaire, p. 24.

Diis Manibus et aeternae securitati Catiae Severae ; T. luliiis Aitgastalis coniugi sanctissimae, et lit lia Severina matri karissimae, quae vixit annis XXXI, ex quitus cum coniuge suo egit annis XV ;

cui vivae petenti ut reliquiae suae cum matris et patris coudereutur, obsequium praestiteruut.

« Aux dieux Mânes et à la sécurité éternelle de Catia Severa; « Titus Julius Augustalis à son épouse très vertueuse, et Julia « Severina à sa mère très chère, morte à l'âge de trente et un « ans, dont quinze passés en la compagnie de son mari. Con- « formément à la demande par elle faite, de son vivant, que ses « restes fussent réunis avec ceux de son père et de sa mère, ils « ont fidèlement accompli son désir ».

Morte à trente et un ans, après quinze ans de mariage, Catia Severa avait été mariée à l'âge de seize ans et n'a laissé après elle qu'un enfant. C'est peut-être dans la prévision que son mari se remarierait qu'elle demande la réunion de ses restes avec ceux de ses parents.

Le surnom de la fille dérivé par diminutif de celui de la mère.

Remarquer cum coniuge egit annis XV, et obsequium praestiteruut.

Épitaphe de Catullia Samilla.

Arcade XIV. — Cippe très fruste, dont la base et le couronnement ont été abattus ; autrefois, « à SAINT-IRÉNÉE au logis du Bœuf, « dans la cour » (Spon); « renversé et servant de banc à l'entrée « du logis du Boeuf, hors la porte Saint-Just, où était autrefois « l'église des Macchabées » (Artaud); « à la porte de l'hôtel du « Bœuf-Couronné, rue des Farges » (Comarmond); entré au Musée

avant 1816. Une ascia occupe entre les sigles D M le milieu de la première ligne. — Hauteur 1 m. 04, largeur o m. 49.

CATVLLIAE

/ V ALer • SEN

5 / / VS CON I VG

/rfRISSIM • CVM

QVa • V I X I T • A NM

xiii M- V- SINE- VI

la rtNIMI-LAES/o

10 ne et 5IBI vlws

fe C I T • IDQVE

Les deux N de ANN à la fin de la septième ligne, l'N et l'E de SINE à la huitième liés en monogrammes.

Spon, Recherche, p. 76 : ligne 3 SAMILLAE. 4 et 5 VALER.- SEN . . . | . . . IVS. 7 aVA, 8 XIIII, 8 et 9 VL | LA, 9 et 10 LAESIO | NE ÏÏ en lettres conjointes, // FEC1T; édit. 1857, p. 87. — Ms. Ruolz-Dissard. — Artaud, Notice 1816, p. 18; Musée lapidaire, arcade XIII. — De Boissieu. p. 505. — Comarmond, Description, p. 99; Notice, p. }}. — Monfalcon. Musée lapidaire, p. 6.

DU s Manibus Catulliae Samillae (?) Valerius Sen...us

coniugi carissimae, ciim qua vixit annis XIIII, mensibits V, sine alla animi laesione, et sibi vivns fecit id(eni)qne sub ascia dedicavit.

« Aux dieux Mânes de Catullia Samilla ; . . . Valerius Sen. . .us. « à son épouse très chère, avec laquelle il a vécu quatorze ans

« et cinq mois sans avoir jamais reçu d'elle aucune contrariété, a, « de son vivant et aussi pour lui-même, élevé ce tombeau et l'a « dédié sous Yascia ».

Les copies de Spon ne sont pas assez exemptes d'inexactitudes pour qu'il soit certain que la défunte s'appelât Samilla ; elle s'appelait peut-être plutôt Camilla. Nous ne parvenons pas à restituer le surnom de son mari; peut-être s'appelait-il Sennus ou Sennius.

Catullia, gentilice formé d'un cognomen. Il a été déjà remarqué que la dénomination par un gentilice dérivé d'un cognomen est l'indice d'une basse extraction ; c'est qu'en effet les noms de cette forme proviennent ordinairement d'un affranchissement dans lequel le patron donne à son affranchi, au lieu de son nom, un nom nouveau tiré de son cognomen. Non admis à la communauté du nom patronymique de la maison, l'affranchi semble en quelque sorte n'être pas de la famille.

Épitaphe de Cerialia Aulina.

Arcade XXI. — Cippe dont la base et le couronnement ont été retaillés et affleurés au dé ; « à TRION en une porte que l'on « nomme de Tryon près de Sainct-Iust » (Paradin); « dans la « collection de Langes » (Symeoni) ; « mise à la renverse sous la « base d'un pilastre qui soutient une galerie dans le couvent des « RR. PP. de la Trinité, à Saint-Georges.» (Spon); « dans la « collection des Bellièvre, à Saint-Georges » (Artaud) ; entré au Musée avant 1808. Une ascia, gravée au trait, se voit entre les

2l6 INSCRIPTIONS FUNÉRAIRES

deux dernières lettres de la dernière ligne. — Hauteur i m. 21, du dé o m. 78, largeur o m. 52.

ET • QVIETI • AETERNAE

CERIALIAE • AVLINAE

CONIVGI • KARISSIJVE

5 M • IVL • FORTVNATVS

ET • SIBI • V I VVS

PONENDVM • CV

RAVIT • ET SVB • ASCIA • DEDI C A V I ^ T

L'M et l'E de RARISSIME liés en un monogramme.

Symeoni, ms., p. 91 . — Paradin, p. 436. — Gruter, 1769, 2. — Spon, Recherche, p. 83; éd. 1857. p. 95. — Artaud, Notice 1808, p. 68 ; 1816, p. 51 ; Musée lapidaire, arcade XXVII. — De Boissieu, p. 506. — Comarmond, Description, p. 171; Notice, p. 62. — Allmer et Dissard, Trioii, p. 16.

Diis Manibus et qnieti aeternae Cerialiae Aulinae, coniugi harissimae ; M. Iulius Fortunatus et sibi vivns ponendum curavit et sub ascia dedicavit.

« Aux dieux Mânes et au repos éternel de Cerialia Aulina ; « Marcus Julius Fortunatus à son épouse très chère et pour lui- « même, a, de son vivant, élevé ce tombeau et l'a dédié sous « Y ascia ».

Cerialia, nom gentilice formé d'un surnom.

Le prénom Marais, peu commun en compagnie du gentilice lutins.

Épitaphe de Claudius Achilleus.

Pilastre entre les arcades XXI et XXII. — Petit cippe avec base et couronnement, extrait du puits de TRION en mars 1886 brisé en deux fragments. — Hauteur o m. 84, du dé o m. 42, largeur o m. 39.

TlB • CL • ACHILLEI e T • RVFONIAE / / S T A E • CONIVGI 5 E I V S

TlB • CL • DEVTER A M i C U S P C

Allmer, Revue èpigraphique, II. p. 281. — Allmer et Dissard,

Diis Manibus Tib. Claudii Achillei et Rufoniàe [Fe]stâe? coniugi dus; Tib. Claudius Dénier, amicus, ponendum eu ravit.

« Aux dieux Mânes de Tiberius Claudius Achilleus et de Rufonia « Festa, son épouse; Tiberius Claudius Deuter, leur ami, a élevé « ce tombeau ».

2l8 INSCRIPTIONS FUNÉRAIRES

Épitaphe de Claudius Agathyrsus.

Arcade LIV. — Cippe avec base et couronnement, extrait du puits de TRION en mars 1886. — Une ascia en creux occupe le fronton de la lysis. Les sigles D M de la première ligne de l'inscription sont gravées sur le bandeau de la corniche. — Hauteur 1 m. 48, du dé o m. 90, largeur 0 m. 45.

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