‹ Inscriptions antiques (volume 2)Chapitre 36 sur 101 · ET • MEMORIA · texte numérisé non relu

ET • MEMORIA

AETERNAE CL ■ AGATHYRSI 5 /.'OMINIS • SANC

T I S S I M I QVI • VIXIT • ANNIS LXX • M ■ V • D ■ X ■ SINE • MACVLA 10 SEDATIVS • AGA

THONICVS • FILI VS ■ PATRI • DVLCIS SIMO • POSVIT • ET SVB • ASC • DED •

EVSEBI 0 VALE

L'A et le dernier E de MEMORIAE liés en un monogramme

INSCRIPTIONS FUNÉRAIRES 2l<)

un accent sur le premier I de VIXIT. une palmette au milieu de l'intervalle entre les deux mots de la dernière ligne.

Allmer, Revue épigraphique, II, p. 282. — Allmer et Dissard, Trion, p. 192.

Dits Manibus et memoriae aelernae Claudii Agafhyrsi, bominis

sanctissimi, qui v'ixit annis LXX, mensibus V, diebus X, sine macula; Sedatius Agathonicus, filins, pafri dulcissimo posait et sub ascia dedicavit. — Eusebi vale !

« Aux dieux Mânes et à la mémoire éternelle de Claudius Aga- « thyrsus, homme vénérable, qui a vécu sans tache soixante-dix « ans, cinq mois et dix jours; Sedatius Agathonicus à son père « chéri a élevé ce tombeau et l'a dédié sous ['ascia. — Eusebius, « adieu ! ».

Le mot Eusebius est l'équivalent de pins. Peut-être n'est-il ici qu'un qualificatif; mais peut-être aussi est-il le nom d'affectueuse familiarité dont Claudius Agathyrsus, vieillard de soixante-dix ans, était habituellement appelé dans son entourage intime. Il ne serait pas impossible non plus que Claudius ait été chrétien.

A cause de ce nom à.' Eusebius, plus fréquent chez les chrétiens que chez les païens ou, pour mieux dire, à l'époque chrétienne qu'à l'époque païenne, M. Hirschfeld le considère comme chrétien, et considère aussi comme tels, nonobstant la consécration aux dieux Mânes, la dédicace sous Y ascia et la circonstance particulière de l'incinération, d'autres défunts des épitaphes de Trion sur lesquelles apparaissent soit une palmette. soit des noms analogues (Dulcitium Gaudentius, ci-dessus, I, p. 209). Il regarde comme certainement chrétien un Lucius Septimius Peregrinus (ci-dessus. I, p. 392). qui revient une seconde fois (ci-dessus. I, p. 419) sous les noms de Lucius Septimius Peregrinus, adelfus, dont le dernier, qui signifie « frère », serait, non pas un quatrième nom, mais un terme d'affi-

liation à une communauté chrétienne. Même les simples épithètes virgo, virginius, Virginia, bonestus vir, honesta femina, sanctissimus, castissima et autres du même genre, bien que nullement rares sur les épitaphes païennes, lui paraissent porter avec elles une présomption de christianisme (Hirschfeld, dans la Westdeutsche Zeitscbrift 1888, Contribution à l'histoire de la province Narbonnaise, tiré à part, pp. 21 , 22).

Sedatins, nom gentilice formé d'un cognomen.

Épitaphe de Claudius Karus.

Pilastre entre les arcades LV et LVI. — Cippe avec base et couronnement, extrait du puits de TRION en mars 1886. — Hauteur 1 m. 30, du dé o m. 80, largeur o m. 48.

TÏB-CLA/DKARI

CLAVD • KARI

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