‹ Inscriptions antiques (volume 2)Chapitre 38 sur 101 · N VS • FIL · texte numérisé non relu

N VS • FIL

L'L et le dernier I de LIBERALIS, l'N et le T de PARENTIBVS, l'M et l'E de DVLC1SSIME, le second I et le T de VIX1T, l'M et l'E de P1ISSIME, liés en monogrammes.

Paradin, p. 444. — Spon. Recherche, p. 230: la première des trois seulement; éd. 1857, p. 246. — Ménestrier, Hist. cous,. p. 110. — Colonia, I, p. 161. — Artaud, Notice 1808, p. 49; 1816, p. 46; Musée lapidaire, arcade XXIX. — De Boissieu, p. so6. — Comarmond, Description, p. 180; Notice, p. 65. — Monfalcon, Musée lapidaire, p. 12.

Perpetuae securitati et diis Manibus Caii Claudii Liberalis et Liviae Ianthes ; Claudius Traianus, filins, parentibus.

Diis Manibus, Caius Claudius, [Caii] filins, [ Traianu]s.

[vivus sibi et suis] fecit.

Diis Manibus Claudiae. Caii filiae, Piae, animae dulcissimae.

(quae) vixii amiis XV II, mensibus X, diebus X ; Caii/s Claudia s Traianus, patcr, filiae piissimae.

« A la sécurité perpétuelle et aux dieux Mânes de Caius Claudius « Liberalis et de Livia lanthis; Claudius Trajanus, leur fils, à ses « parents;

« Aux dieux Mânes. Caius Claudius Trajanus, fils de Caius

« (Claudius), de la tribu , a, de son vivant, fait pour lui-

« même et les siens ce tombeau ;

« Aux dieux Mânes de Claudia Pia, fille de Caius (Claudius); « âme bien-aimée, morte à l'âge de dix-sept ans, dix mois et dix «jours; Caius Claudius Trajanus, son père, à son excellente « fille ».

L'auteur du monument est Claudius Trajanus. Son épitaphe occupe le centre du groupe; des lettres plus grandes, l'espace moins ménagé montrent qu'elle y remplit le rôle principal. L'ordre procède, relativement au spectateur, de gauche à droite. La première épitaphe est celle des parents de Trajanus; la seconde est la sienne même; la troisième celle de sa fille. Les trois ensemble embrassent une suite de trois générations.

Ainsi que le remarque De Boissieu, les noms de Livie et de Claude nous reportent au temps des premiers empereurs, « et ces « noms, ce tombeau retrouvé au centre de la ville romaine, le « style même du monument , tout porte à soupçonner », conclut-il, « que nous avons le titre funéraire de l'ami de Sénè- « que, du témoin inconsolable du plus grand désastre dont nos « annales aient conservé le souvenir », c'est-à-dire le terrible incendie qui, sous le règne de Néron, réduisit Lyon en cendres. Ce qui viendrait ajouter peut-être quelque peu de vraisemblance à cette suposition, c'est que le lien d'amitié qui unissait Sénèque à Liberalis aurait eu pour cause une origine commune. Sénèque, on le sait, était de Cordoue ; Trains, dont est formé Traianus le surnom du fils de Claudius Liberalis, est un nom espagnol, et

précisément c'est sur des inscriptions des environs de Cordoue (C. I. L., II. 1065), et voisines d'Italica, la patrie de l'empereur Trajan, qu'il se rencontre. Malgré toutes ces apparences, il faut cependant renoncer à reconnaître dans le personnage de notre inscription le Liberalis noster de Sénèque ; il s'appelait, non pas Claiidins, mais Aebutius, et c'est à lui que le philosophe romain dédie le livre De beneficiis; de plus, Aebutius habitait Rome; il n'a pas été témoin de l'incendie de Lyon, mais il en a été informé par correspondance : Nunc tristis est, nuntiato incendio quo Lugdunensis

colonia exusta est (voy. ci-dessus, II, p. 200).

Remarquer le génitif de forme grecque lanthes au lieu de la forme latine Ianthidis, et, comme indice d'ancienneté, l'absence de la figure et de la dédicace sous Yascia.

Livia Ianthis paraît avoir été une affranchie.

Épitaphe de Claudius Rufinus.

Arcade I. — Petit cippe avec base et couronnement; autrefois à FOURVIÈRE; « en la maison de l'ANTIQUAILLE, en la mon- « taigne, appartenant à Monsieur Buatier, Officiai et grand Vicaire « de Monseigneur f Archevesque » (Paradin); « au couvent des « Religieuses de la Visitation, qu'on appelle encore l'Antiquaille » (Spon); entré au Musée avant 1808. Une première ligne, aujourd'hui complètement disparue, se composait des sigles D M, placées aux extrémités des volutes de la lysis, dont le fronton était peutêtre occupé par une ascia. La seconde ligne, la première en l'état

actuel du monument, est gravée sur le bandeau de la corniche. — Hauteur o m. 90, du dé o m. 47, largeur o m. 40.

quietl- AE'ERNAE-L-CL-RVFINI

CL- H V N C • V i V S • STYGIAS • R V F Kl V S AD ■ VMBRAS • INSTITVIT

Page 1