A N N • XXV
Le premier O de COELIO inscrit dans le C; l'V et le second A de 1ANVARIS liés en un monogramme.
Maffei, Mus. Vèron., p. 313, 3. — De Boissieu, p. 506. — Comarmond, Description, p. 332. — Notice, p. 121. — Monfalcon, Musée lapidaire, p. 22. — Allmer et Dissard, Trion, p. 17.
Sex. Coelio Pyrino; C. Aufiistiiis Ianuaris filio pientissimo, annorum XXV.
« A Sextus Coelius Pyrinus; Caius Aufustius Januaris. à son « excellent fils, mort à lage de vingt-cinq ans ».
Ce fils qui ne porte pas le nom de son père, n'était peut-être que le beau-fils ou le gendre d'Aufustius Januaris.
Remarquer la forme lait/taris plus particulièrement usitée en Gaule au lieu de lanuarius généralement et presque exclusivement adopté dans les autres parties romaines de l'empire.
Épitaphe de Constantinia Iulia.
Arcade XVIII. — Cippe brisé au-dessus de la base et dont le couronnement a été abattu à fleur du dé ; autrefois à SAINT- IRENEE; « au logis du Bœuf » (Spon); « dans le mur en entrant « à droite dans l'écurie » (ms. Ruolz); « engagé au bas d'une « muraille dans la cour du logis du Bœuf, hors la porte de Saint- « Just, où était autrefois l'ancienne église des Macchabées » (Artaud); « dans la cour de l'hôtel du Bœuf-Couronné » (Comarmond); entré au Musée avant 181 0. Deux ascia affrontées occupent
à la première ligne l'espace compris entre les sigles D M. Hauteur o m. 85, du dé o m. 60, largeur o m. 44.
D iï ^ M
AETERNAE
CONSTANTINIAE • IV
5 LIAE • FEMINAE • IN
COMPARABIL- QVAE
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Les deux N de ANN, à la septième ligne, liées en un monogramme.
Spon, Recherche, p. 76; éd. 1857. P- 86. — Ms. Ruolz-Dissard. — Artaud, Notice 18 16. p. 2 y, A 1 usée lapidaire, arcade XV. — De Boissieu, p. 507. — Comarmond. Description, p. 107; Notice, p. 36. — Monfalcon, Musée lapidaire, p. 6.
Diis Maiiibus et memoriae aeteniae Constantiniae Iuliae, femînae incomparahili quae vixit aiwis XXII, mensibus //. diebus XV ; Proclinius Silvinus coniugi carissimae et animae dulcissimae et [sibi vivus poneudiim curavit et sub ascia dedicavit].
« Aux dieux Mânes et à la mémoire éternelle de Constantinia « Iulia, femme incomparable, morte à l'âge de vingt-deux ans, « deux mois et quinze jours ; Proclinius Silvinus à son épouse
« très chère et âme bien-aimée, et à lui-même, a, de son vivant, « élevé ce tombeau et l'a dédié sous l'ascia ».
Iulia, probablement le gentilice de la mère passé comme cognomen à la fille ; une transposition de noms est d'autant moins vraisemblable que le nom Constantinius est connu à Lyon comme gentilice par plusieurs autres exemples.
Constantinia et Proclinius, gentilices formés de cognomens.
La suppression de \'u dans Proclinius pour Proculinius est conforme à un cas des plus fréquents. On écrivait facilement, et sans doute parce que l'on prononçait ainsi, aedicla, corniclariiis, cubiclarius, figlinus, fistlator, oclarius, oclatus, oraclum, poplus, teclarius, vasclarius, etc. On en usait ainsi dès le temps d'Auguste; saeclares et spectaclum se lisent sur l'inscription du monument d'Ancyre (ch. 22 et 23).
Constantinia Julia était peut-être une descendante du syrien Constantinius qui avait importé à Lyon dès le deuxième siècle de notre ère l'ars barbaricaria, c'est-à-dire l'art de la broderie en or et en fils de couleurs sur étoffes de soie (ci-dessus, II, p. 402).
Épitaphe de ...icia Corintha.
Arcade LIV. — Partie supérieure d'un cippe avec son couronnement ; « découvert dans la SAONE vers PIERRE-SCIZE » (De Boissieu); « en 1838 dans la Saône au sud des rochers qui sont « au-dessous du pont du CHANGE » (Comarmond). Deux ascia
se voyaient à la première ligne entre les sigles D M ; celle du côté gauche a disparu. — Hauteur o m. 68, largeur o m. 55.