‹ Inscriptions antiques (volume 2)Chapitre 43 sur 101 · D E S T V S LI · texte numérisé non relu

D E S T V S LI

Les lettres après SVRT, réduites à des hastes et incertaines.

Artaud, Notice 18 16, p. 20. — De Boissieu, p. 507. — Comarmond, Description, p. 96; Notice, p. 32. — Monfalcon, Musée lapidaire, p. 5.

Corneliae Surillae (?) et Qiiietae (?) f(iliae) eius, Modestus libertus posait.

« A Cornelia Surilla et à sa fille Quieta, Modestus, son affranchi, « a élevé ce tombeau ».

Épitaphe de Cornelia Pia.

Arcade XXIV. — Fragment présentant la partie gauche d'un couvercle de sarcophage, en la forme d'un demi-cylindre terminé à chaque bout par un prisme ; « trouvé dans les fondations de « l'église de VA1SE » (De Boissieu); « en 1844 » (Comarmond); l'inscription est gravée sur la plinthe qui forme le bord inférieur. — Hauteur o m. 44, longueur 1 m. 62.

SECVRITATl -CORNELIAE-PIA*

De Boissieu, p. 507. — Comarmond, Description, p. 157; Notice, p. 56. — Monfalcon, Musée lapidaire, p. 9.

Securitati Corneliae Piae

« A la sécurité de Cornelia Pia ».

Épitaphe de Crixsius Antonius.

Arcade XVIII. — Table oblongue, incomplète à droite, qui peut avoir été le couvercle ou le socle d'un sarcophage ; autrefois, à SAINT-IRÉNÉE, « sur la terrasse des GÉNOVÉFA1NS » (Artaud); entrée au Musée avant 1816. L'inscription est gravée sur la tranche qui correspondait à la face antérieure de l'auge ; elle occupe un cartouche oblong bordé d'un simple trait et primitivement pourvu, à chacun de ses bouts, d'un appendice en forme de pelta à double échancrure et soutenue par un Génie ailé. — Hauteur o m. 19, longueur 1 m. 79.

M • CRIXSIVS • ANTONIVS • ET • VIC/ORIA • L A M y r a CONIVNX EIVS-TVICTORIANOVELLA-MATMCARISSIMAE-V/t'/ SIBIFECERVrTPOSTERISQVESVISETSVBAsCIA-DEDICAVER // // /

Millin, Voyage, I, p. sio. — Artaud. Notice 1816, p. 77; Musée lapidaire, arcade LV1II. — De Boissieu, p. 507. — Comarmond, Description, p. 366; Notice, p. 132.

M. Crixsius Antonius et Victoria Lamyra (?), coniunx ci us, et Victoria Novella uiatri carissimae, vivi sibi fecerunt posterisque suis et sub ascia dedicaverunt.

« Marcus Crixsius Antonius et Victoria Lamyra , son épouse, « pour eux-mêmes et leurs descendants, et Victoria Novella à « son excellente mère, ont élevé ce tombeau et l'ont dédié sous « Yascia ».

Crixsius, nom vraisemblablement celtique; c'était celui d'un habitant du pays des Mattiaques, peuple voisin de Mayence et compris dans la Germanie romaine quoique situé sur la rive droite du Rhin. Le nom d'un Atespatus, fils de Crixius, se lit sur un buste d'Auguste du musée du Louvre (voy. Creuly, Noms supposés gaulois).

Victoria Novella, née avant le mariage de sa mère.

Antonius, gentilice employé comme cognomen.

Victoria, gentilice formé d'un surnom.

Lamyra, plus probable que Lamia, qui était surtout un nom d'homme.

Voir aux Inscriptions perdues, l'épitaphe d'une Crixsia Secundina fille de Crixsius Antonius, et alors une sœur, du côté paternel, de Novella -et morte sans doute avant l'érection du tombeau.

Épitaphe de Curtilius Anthiocus.

Don Sédy.

Arcade LVII. — Tablette bordée de moulures encadrant l'inscription ; « trouvée dans le jardin de M. Sédy. pépiniériste, à « CHAMPVERT » (Artaud); quartier SAINT-JUST, entrée au

Musée avant 1816. — Hauteur o m. 60. largeur o m. 44; hauteur de la partie encadrée o m. 50, largeur o m. 35.

P • CvRTIILO A R Te MON L • A NU I O: o ET IAN VARIo F I L

Lettres d'apparence ancienne. L'N, le T et l'H, le premier O et le C de ANTHIOCO, liés en monogrammes; le C de CVRTILIO et l'extrémité droite de la traverse du T prolongés au-dessus du niveau des autres lettres; accents sur l'O de AR.TEMON et de IANVARIO.

Artaud, Notice 1816. p. 70; Muser lapidaire, arcade LI. — De Boissieu, p. 508. — Comarmond, Description, p. 331; Notice, p. 121. — Monfalcon, Musée lapidaire, p. 21.

P. Curtilio, Artemonis liberté, Antbioco, et Ianuariô, filio.

« A Publius Anthiocus, affranchi d'Artemo, et à Januarius, « son fils ».

Artemo, le patron d'Anthiocus, paraît n'avoir été lui-même qu'un affranchi.

Anthiocus pour Antiocbus, orthographe fautive.

Artemon pour Artemonis, abréviation irrégulière et probablement le résultat d'une inattention du graveur. Ordinairement les cognomens ne s'abrégeaient pas.

Épitaphe de Danius Sollemnis.

Arcade XLIV. — Cippe dont la base, incomplète à droite, a été retaillée à fleur du dé et dont le couronnement a disparu ; déjà connu au siècle dernier (Muratori), sans indication de provenance, et ensuite perdu ; retrouvé « dans les démolitions de l'ancien « hôtel la Valette, place BELLECOUR » (Daussigny) ; entré au Musée en 1865. — Hauteur 1 m. 10, du dé o m. 85, largeur

ET- QVIETI • PERPETVA^ CN • DANI • SOLLEMNIS QVI-VIXIT-AN-XXVM-VIII 5 CN • DANIVS ■ MINVSO

MEMORIAE • AETERNAc

lIberti • piIssimi decept vs • qv idem svb • ascia • dedica/t

Le dernier A et l'E de AETERNAE à la sixième ligne, l'A et le V, I'I et le T de DEDICAV1T à la dernière, liés en monogrammes.

Muratori, d'après les Mémoires de Trévoux. 1534. 4- — De Boissieu, p. 199. — Martin-Daussigny, n° 1039 de son Registre d'entrées.

Dits Manibus et quieti perpétuas Cn. Danii Sollemnis, qui vixit annis XXV, mensibus Vlïl ; Cn. Danius Minuso memoriae aeternae liber ti piissinii, deceptus quidem, sub ascia dedicavit.

« Aux dieux Mânes et au repos perpétuel de Cneus Danius « Sollemnis, mort à l'âge de vingt-cinq ans et huit mois; Cneus « Danius Minuso, à la mémoire éternelle de son excellent affranchi, « a élevé ce tombeau et l'a dédié sous Y ascia ».

Danius Minuso, le patron de Sollemnis, est connu par deux autres inscriptions, dont l'une de provenance non connue (ci-dessus, III, p. 171), est l'épitaphe de sa femme, et dont l'autre se voyait autrefois à la porte Saint-Irénée (De Boissieu, p. 199), et était celle d'un enfant-trouvé : alumnus, déposé par lui dans un sarcophage accompagné d'une ara inscrite qu'il se destinait à luimême. Nous savons par cette inscription, aujourd'hui perdue, qu'il était sévir augustal de Lyon (ci-dessus, II, p. 429), et de plus, négociant en orfèvrerie d'argent : negotiator argentarius vascularius. Il semble aussi qu'il aurait été l'affranchi d'un Cneus Danius Cor(inthus?).

Deceptus, « trompé dans ses espérances, frustré dans son affec- « tion », expression de regret fréquente sur les épitaphes. Virgile (Aen., 4, 17) la met dans la bouche de Didon à la vue du corps inanimé de Sichée. Le mot n'étant pas susceptible de la forme superlative, on y a suppléé ici par l'addition du terme affirmatif quidem.

Danius, nom celtique dont le primitif Daims se rencontre dans la Cisalpine (C. I. L.. V, S714).

Épitaphe de Deccia Clementilla.

Arcade XXVII. — Petit cippe avec base et couronnement, trouvé le 10 mai 1885 à TRION, près du pont de la montée de Loyasse. Une ascia est gravée à la première ligne de l'inscription, entre les sigles DM. — Hauteur o m. 74, du dé o m. 38, largeur o m. 30.

DECCIAE • CLE

MENTILLAE DECCIA • PRI 5 M V L A • L I B

P -C- ET- SVB- AS CIA • DEDIKA V I T

Allmer, Découverte à Trion, p. 33. — Allmer et Dissard, Trion, p. 104.

Dits Manibus Decciae Clementittae ; Deccia Primula, liberta, ponendum curavit et sitb ascia dedikavit.

« Aux dieux Mânes de Deccia Clementilla, Deccia Primula, son « affranchie, a élevé ce tombeau et l'a dédié sous Y ascia ».

Deccia Clementilla, sans enfants au moment de sa mort puisque c'est une affranchie qui lui élève un tombeau, avait cependant eu un fils, que nous fait connaître l'inscription suivante, parvenu à l'âge de trente ans, mais mort avant elle.

Dedikavit par k. orthographe conforme à une pratique très usitée, mais critiquée par Quintilien (I, 7) : « A l'égard du k, je « crois », dit-il, « qu'il ne faut jamais s'en servir si ce n'est lorsque, « étant seul, il signifie tout un mot; mais il y a des gens qui « croient le h nécessaire devant Va, quoique nous ayons le c, « dont la valeur est la même devant toutes les voyelles. L'ortho- « graphe elle-même subit les caprices de l'usage ». Il est, en effet, remarquable que le mot calcndae s'écrivait presque toujours par k quand il était exprimé abréviativement, et habituellement par c quand il était écrit en toutes lettres. Karus, karissimus, dedikavit, arka se rencontrent sur les inscriptions de Lyon.

Épitaphe de Deccius Erectheus.

Don Peilleux.

Arcade XIV. — Cippe avec base et couronnement, autrefois à SAINT- IRÉNÉE chez les GÉNOVÉFAINS (Artaud); entré au Musée avant 1808. — Au-dessus du linteau de la corniche, une ascia occupe le fronton de la lysis, dont les deux volutes présentent chacune à son extrémité un trou de scellement pour tenir fixé un ornement de métal. Une cavité carrée, sans doute primitivement

fermée par une porte, se voit au milieu de la plinthe de la base. — Hauteur o m. 85, du dé o m. 52, largeur o m. 38.

Q • D E C C I ERECTHEI • QVI VIXIT- ANN • XXX DXXXVDECCIA CLEMENTILL A MATERFILIOKA RISSIMO-ET-SIBI P-C-ET- S • A • D

Les deux N de ANN. à la quatrième ligne, liées en un monogramme.

Artaud, Notice 1808, p. 52; 1816, p. 80; Musée lapidaire, arcade LX1. — De Boissieu, p. 508. — Comarmond, Description. p. 381 ; Notice, p. 137. — Monfalcon, Musée lapidaire, p. 24.

Dits Manibus O. Deccii Erecthei, qui vixit annis XXX, diebus XXXV; Deccia Clementilla, mater, filio karissimo et sibi ponendum curavit et sub ascia dedicavii.

« Aux dieux Mânes de Quintus Deccius Erectheus, mort à l'âge « de trente ans et trente-cinq jours; Deccia Clementilla, sa mère, « a élevé à son fils très cher et pour elle-même ce tombeau et l'a « dédié sous Y ascia ».

Deccia Clementilla, la même que celle de l'épitaphe précédente.

Le même nom gentilice commun à la mère et au fils; celui-ci. peut-être un enfant naturel.

Erectheits pour Erechfbeus, orthographe fautive. C'était un des surnoms de Neptune ; ce fut aussi le titre d'une tragédie d'Ennius (voy. Aulu-Gelle, VI, 16).

Voir l'inscription précédente au nom de la mère du défunt.

Épitaphe de Maglius (?), fils de Demetrius.

Arcade XVIII. — Fragment « découvert près de GORGE DE « LOUP » (De Boissieu); « en 1845, dans les fondations de la « vieille église de VAISE » (Comarmond). L'inscription était renfermée dans un encadrement de moulures, accompagné, de chaque côté, d'un appendice en la forme d'un bouclier lunaire à double échancrure. Les sigles D M occupent ces appendices. — Hauteur o m. 43, largeur 1 m. 15.

GENES //// G L I / D DEMETRIVSETSATIA M

HELIANE • FILIO ■ DVL CISSIMO • PON • CVRA VERVNTETSVB'ASCD

Toutes les lettres de la première ligne réduites à leurs extrémités inférieures.

De Boissieu, p. 508. — Comarmond, Description, p. 288; Notice, p. 105.

Dits Manibus Genesii (?) ; Maglius (?) Demetrius et

Satia Heliane filio dulcissimo ponendum curaverunt et sub ascia

dedicaverunt.

« Aux dieux Mânes de Genesius ; Maglius Demetrius

« et Satia Heliane à leur fils bien-aimé ont élevé ce tombeau et « l'ont dédié sous V ascia ».

Le fils devait s'appeler de son nom gentilice Maglius; il s'appelait de son surnom probablement Genesius.

Satia le gentilice de la mère, ordinairement écrit par deux / „• Sattia.

Maglius, gentilice proposé pour le défunt et son père, se rencontre sur d'autres inscriptions de Lyon. Un P. Maglius Priscianus, ségusiave (ci-dessus, II, p. 62), a été honoré d'une statue par les trois Gaules; un Marcus Magilius Honoratus, sénonais (ci-dessus, II, p. 70), figurait sur le monument élevé, à Lyon, à Mars, à Vesta et à Vulcain.

Épitaphe de Domitius Ylas.

Arcade XIV. — Cippe avec base et couronnement: « découvert « en 1824 en creusant les fondations de l'église SAINT-IRÉNÉE » (Comarmond). Une ascia occupe le fronton de la lysis, au-dessus

des sigles D M gravées sur le bandeau de la corniche. — Hauteur o m. 90, du dé o m. 47, largeur o m. 28.

•E • MEMORIAE AETERNAE o DOMITI • YLATIS OMINI ■ INNOCîJ TISSIIWI • Q- AI\N

xxxxiii-m- vii-d-v

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