‹ Inscriptions antiques (volume 2)Chapitre 50 sur 101 · SIA • PARENTES · texte numérisé non relu

SIA • PARENTES

Une hedera entre les sigles DM. au milieu de la première ligne.

Symeoni. ms., p. 81. — Spon, Recherche, p. 95; éd. 1857, p. 104. — Artaud, Notice 1808, p. 61; 18 16, p. 61; Musée lapidaire, arcade XL111. — Greppo, dans Revue du Lyonnais, II, p. 5. — De Boissieu, p. sio. — Comarmond. p. 283; Notice. p. 104.

Dits Manibus Gentiniae, Quinti filiae, Quintianae, quae vixit mensibus VIÏÏL diebus X; Q. Geminius Priscianus et Geminia Aphrodîsia, parentes.

« Aux dieux Mânes de Geminia Quintiana, fille de Quintus, « morte à l'âge de neuf mois et dix jours; Quintus Geminius « Priscianus et Geminia Aphrodisia, ses parents, à leur enfant » bien aimée ».

L'épitaphe de Geminia rappelle à De Boissieu cette curieuse lettre de Pline le Jeune (9, 11) à un Geminius de Lyon, de ses amis, dans laquelle il exprime son étonnement d'apprendre qu'il y avait à Lyon des libraires : Bibliopolas Lugduni esse non putàbam. « Grande est sa satisfaction de penser que ses écrits ont des « lecteurs en un pays si lointain et si différent de la Capitale ».

Le Geminius de notre épitaphe n'était peut-être pas lyonnais; il n'a pas dédié le tombeau sous l'ascia, et aucun autre Geminius n'apparaît sur les inscriptions de Lyon.

Sa femme, qui a le même nom que lui et un surnom servile, était vraisemblablement son affranchie. Leur fille a reçu un surnom dérivé, sous forme amplifiée, du prénom de son père.

Épitaphe de Gavius Firm. . .

Arcade LX. — Fragment présentant la partie supérieure gauche d'une pierre oblongue ; autrefois bordé de moulures et d'un bandeau saillant qui ont été retaillés et affleurés au champ ; trouvé

à SAINT-IRÉNEE ; « retiré, au mois de juillet 1853, d'une exca- « vation faite pour l'établissement d'une cave dans la maison « contiguè, au nord-ouest, à la petite cour qui est devant la « façade de l'église SAINT-IRÉNEE » (De Boissieu); « entré au « Musée en 1855 » (Daussigny). — Hauteur o m. 38, largeur o m. 45.

LGAvI-FIRM ....

lIbertIs lgaviogra ....

et l . gavio

p r oc a r a 11 1 i b 11 s

L'M de FIRM, à la première ligne, et l'A de GRA, à la troisième, réduits à leur moitié gauche.

De Boissieu. p. 614. — Monkai.oon, Suppl. à la Recherche de Spon, éd. 1857, p. 366. — Martin-Daussigny. n° 850 de son Registre d'entrées.

(Dits Manibus) L. Gavii Firni . . . . , libertis !.. Gavio Gra . . . . [et L. Gavio procurantibus.

« Aux dieux Mânes de Lucius Gavius Firm par les soins

« de ses affranchis Lucius Gavius Gra et Lucius Gavius

Un Lucius Gavius surnommé Fronto était sévir augustal à Lyon (ci-dessus, IL p. 386).

Épitaphe de fille de Graecius Proclianus.

Arcade XVIII. — Moitié inférieure d'un petit sarcophage; « trouvé en 1862 dans la SAONE, au pont Nemours » (Daussigny), l'ancien pont du CHANGE. L'inscription était renfermée dans un encadrement de moulures pourvu, de chaque côté, d'un appendice en forme de queue d'aronde. Les sigles D M occupent ces appendices. — Hauteur o m. 35, longueur 1 m. so.

U MENS-V-DIEBXII • GRAECIVS • ? r 0 N\

CLIANVS • ET- CAPELLIANIA-ANNIO

lafIliae-karissimae- PONENDM

CVRAVERVNT-T-SVB-ASCIADEDICA/E

Les deux N de ANNIO à la deuxième ligne, l'V et l'M de PONENDVM à la troisième, l'E et le T de ET. l'A et le V de DEDICAVE à la quatrième, liés en monogrammes.

Martin-Daussigny, n° 989 de son Registre d'entrées.

Diis Manibus quae vixiî annis nieiisibus

V, diebus XII ; Graecius Proclianus et Capelliania Anniola. filiae karissimae ponendum curaveritut et sub ascia dedicaverunt.

« Aux dieux Mânes de , morte à l'âge de ans,

« cinq mois et douze jours; Graecius Proclianus et Capelliania « Anniola à leur fille très chère ont élevé ce tombeau et l'ont « dédié sous ïascia ».

D'après les dimensions du sarcophage la défunte était une enfant. Ce sont en effet ses parents qui apparaissent seuls comme survivants dans son épitaphe.

Graecius, Capelliania, noms gentilices évidemment formés des cognomens Graecus et Capellianus.

Proclianus pour Proculianus par aphérèse de Vu, orthographe fréquente et sans doute conforme à une prononciation usitée. Déjà ont été donnés quelques exemples; en voici encore quelques-uns tirés soit de Marini (Arv., p. 262), soit du Corpus (XII, p. 956) : Apicla, Hercli, masclus, nauclarius, Paterclus, saecla, tecla, vernacla, utriclarius, etc., etc.

Voir ci-dessus, n° 293.

Cette élision facile de Vu est une nouvelle preuve qu'il ne se prononçait pas ou comme on est généralement porté à le supposer.

Épitaphe de . . . . tin Grania.

Arcade XXXIV. — Cippe avec base et couronnement; « placé « en bas et comme support d'un escalier dans l'église SAINT- « IR.ENEE » (De Boissieu); « découvert en 1824 lors de la recons- « truction de l'église Saint-lrénée, dans la cour de la maison Tète, « située au nord de la cour de l'église, et entré au Musée en

« 184s » (Comarmond). — Hauteur i m. 58, du dé 1 m. 03, largeur o m. 57.

////// I A E • GRANIAE q u ne V1XIT • ANNIS //// MfNSIBVS • II 5 ////v/TIVS • THESEVS

et grafil A. • EVTYCHIA pa r e NT hS • FILIAE

fif NTISSiMAE • ET ///// I N I VS • SEDIANVS CONi • KARISSI1WAE

De Boissieu, p. 511. — Comarmond. Description, p. 208 ; Notice, p. 77. — Monfalcon, Musée lapidaire, p. 13.

Diis Manibus . . . tiae Graniae, quae vixit annis mensibus II;

. . . tins Theseus et Grania Eutycbia, parentes, Jîtiae pientissimae, et . . . in in s Sedianus coniugi karissimae.

« Aux dieux Mânes de .... tia Grania. morte à l'âge de

« ans et deux mois: . . . . tius Theseus et Grania Eutychia. ses « parents, à leur excellente fille, et . . . inius Sedianus à son « épouse très chère ».

Le surnom de la défunte est évidemment le nom de sa mère transmis pour surnom dans sa forme gentilice; on voit par là d'une manière certaine que le nom. aujourd'hui incomplet, de celle-ci était Grania.

Quant au gentilice du père, réduit à sa dernière partie ...//..tins, on pourrait penser, mais sans certitude aucune, à Avitius.

Épitaphe d'Heraclida, de Maritimus et d'Hermadio.

Arcade XIX. — Cippe dont la base et le couronnement ont été retaillés et affleurés au dé; « découvert à SAINT-IRÉNEE, lors des « fouilles pratiquées en 1823 pour l'agrandissement de l'église » (De Boissieu); « en 1824, lors de la reconstruction de l'église « Saint-Irénée et placé alors dans la rampe de l'escalier de cet « édifice; entré au Musée en 1845 » (Comarmond). — Hauteur 1 m. 78, du dé 1 m. 18, largeur o m. bo.

HE R ACLDAE

M ARITIM I HERMADIOrJs 5 PVDENS ET

MAT VRVS C O N S E R V I

Lettres de très belle forme; l'I et le D de HERACLIDAE à la seconde ligne. l'N et le dernier 1 de HERMADIONIS à la quatrième, liés en monogrammes.

archives historiques du Rhône, 1 2, p. 64. — De Boissieu. p. 511.

— Comarmond, Description, p. 82; Notice, p. 28. — Monfalcon, Musée lapidaire, p. 5.

Diis Manibus Heraclidae, Maritimi, Hermadionis ; Pudens et Mat uni s, conservi.

« Aux dieux Mânes d'Heraclida, de Maritimus et d'Hermadio, « Pudens et Maturus, leurs co-esclaves ».

Il n'y a pas à se tromper sur la lecture de cette épitaphe. Deux esclaves : Pudens et Maturus ont élevé un tombeau à trois de leurs compagnons de servitude : Heraclida. Maritimus et Hermadio.

Sans se rappeler qu'un homme « à trois noms » était toujours de condition libre, plusieurs savants ont appliqué les trois premiers noms de cette inscription à une seule personne : un esclave, qui se serait appelé Heraclida Maritimus Hermadion.

Duceris planta, velut ictus ab Hercule Cacus, Et potière foi is, si quid tentaveiis umquam Hiscere, tamquam habeas tria nomina

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