‹ Inscriptions antiques (volume 2)Chapitre 51 sur 101 · JUVÉNAL, 1, S<J/., V · texte numérisé non relu

JUVÉNAL, 1, S<J/., V

Heraclida, nom d'homme.

Épitaphe d'Hilarus.

Don Blanc.

Arcade XXXIII. — Bloc quadrangulaire sans ornements; il y a quelques années dans une maison de la rue Duguesclin. aux

BROTTEAUX, appartenant à un sieur Blanc, et où probablement il avait été apporté, de Lyon; entré au Musée en 1860 (Daussignyj. — Hauteur o m. 65, largeur o m. 37.

Lettres mal formées et tendant à la forme cursive ; l'L de HILARI faite comme un T renversé.

Martin-Daussigny, n° 944 de son Registre d'entrées. Dits Manibus Hilari, Zosimus fecit.

« Aux dieux Mânes d'Hilarus, Zosimus a élevé ce tombeau ».

L'épitaphe ne fait pas connaître quel lien de parenté ou d'affection unissait Zosime et Hilarus.

Hilarus, Zosimus. qui n'ont pas de nom gentilice, n'étaient pas citoyens romains.

Fragment.

Arcade VIL — Fragment d'une tablette de marbre, incomplet en haut et à gauche, trouvé à TRION en novembre 1885. Une

ascia, gravée au trait, se voit au-dessous de la dernière ligne. — Hauteur o m. 25, largeui o m. 20.

. . ioMiNIS O P T I

mi p O N E N D V M

CK/'flVlT-ET-SVB ascia DEDICAVIT

Les lettres de la première ligne réduites à leur partie inférieure.

Allmer et Dissard, Trion, p. 111.

ra . . . io Ingenuo ; Tertia (coniux ?),

bominis optimi, ponendum curavit et sub ascia dedicavit.

« A . . ra . . ius Ingenuus; Tertia, épouse d'un

« homme excellent, a élevé ce tombeau et l'a dédié sous V ascia ».

Le défunt s'appelait peut-être Granius ou Carantius, noms déjà rencontrés sur les inscriptions de Lyon.

A cause de la mutilation du texte, sa femme se trouve n'être plus rappelée que par son cognomen.

Épitaphe de . ...ia Iuliane.

Arcade XXX. — Fragment, incomplet en haut, à gauche et en bas; trouvé à TRION, en janvier 1886. — Hauteur o m. is, largeur o m. 18.

....AH 1VLIAN

e N 1 S • aV A E

v . a NN • X • M • X I

Les deux N de aNNis liés en un monogramme.

Aklmer et Dissard, Trion, p. 233.

iae Iulianenis , quae vixit annis X, mensibus XI,

diebits. .... Gemell

« A ia Juliane, morte à l'âge de dix ans, onze mois et

« .... jours; Gemell ».

Gemell..., à compléter sans doute par Gemelliits ou Gemellia, c'est-à-dire le nom du père ou de la mère de la défunte.

Julianenis, forme romaine moins habituelle que la forme grecque Julianes du génitif de Juliane.

Épitaphe de Julius Anicetus.

Arcade XXXIII. — Cippe brisé à la naissance de la base, mais encore pourvu de son couronnement ; « trouvé en face de la rue « des AUGUSTINS, dans les fondations du quai SAINT-VINCENT, « il y a trois ans » (Artaud), c'est-à-dire en 181 3. Une ascia, gravée au trait, occupe, entre les sigles D M, le milieu de la première ligne. — Hauteur 1 m. 20. du dé o m. 7e,. largeur o m. 57.

ET MEMORIAE I- ANICETI- MARITI- IN COMPARABILIS //////// 5 MORTE DECEPTHTEM-IV

LIAE-ANICETAEFILIAE IVLIA-GRAECA-MATER FILIAEDVLCISSIMAE-ET MARITOCARISSIMOET ■o SIBI-VIVAPOSTERISQVE

SVIS-PONENDVM-CVR AVIT-ETSASC-DEDICAVIT

Artaud. Notice 18 16, p. 7; Musée lapidaire, arcade IV. — De

Boissieu, p. S02. — Comarmond, Description, p. 20s; Notice, p. 133. — Monfalcon, Musée lapidaire, p. 12.

Diis Manibus et memoriae lulii Aniceti, mariti incomparabilis, suinta morte decepti; item Iuliae Anicetae , filiae ; Iulia Graeca, mater, filiae dulcissimae et marito carissimo et sibi viva poster isque suis ponendum curavit et sub ascia dedicavit.

« Aux dieux Mânes et à la mémoire de Julius Anicetus, mari « incomparable, surpris par une mort subite, et de Julia Aniceta, « sa fille; Julia Graeca à sa fille bien-aimée et à son mari très « cher et pour elle-même et ses descendants, a, de son vivant, « élevé ce tombeau et l'a dédié sous Y ascia ».

11 n'était pas d'usage d'abréger les noms gentilices. Quelquesuns cependant, qui étaient très répandus, faisaient exception. Julius était de ce nombre; mais l'abréviation de beaucoup la plus usitée était IVL.

Déjà s'est présentée l'occasion de rappeler que deceptus est une expression de regret. Ordinairement elle s'applique au survivant ; il aurait désiré mourir le premier; il se dit « trompé » dans son attente. Ici elle paraît se rapporter au défunt et signifier « frustré « de la vie ». C'est dans la première de ces acceptions que doit être interprétée une inscription de Diana, dans la province de Numidie (Renier, Inscriptions d'Afrique, n" 174S) : D(iis) M(auibus) s(acrnm), Rubria Maiorica vixit auuis LX, decepta a Clodio Pastore, uiarilo; filii ma/ri carissimae fecerunt.

« Trompée par son mari » signifie ici que son mari, en mourant avant elle, avait trompé l'espérance qu'elle avait de le précéder dans la tombe.

Le mari et la femme avaient le même nom. La fille avait le surnom de son père.

Épitaphe de Juliiïs Clarus.

Arcade XXX. — Cippe avec base et couronnement; « trouvé en « avril 1862 dans la SAONE, du côté du quai de BONDY, avec « d'autres pierres jetées en avant des maisons de Bourgneuf pour « briser le courant de la rivière, qui les baignait » (Daussigny). Une ascia occupe, entre les sigles D M, le milieu de la première ligne. Un trou de scellement pour retenir un ornement de métal se voit au-dessus de la corniche dans le fronton de la lysis. — Hauteur 1 m. 50, du dé 1 m., largeur o m. 52.

ET- MEMORIAE

AETERNAE C • I V L • C L A RI • I V

5 VENIS ■ OPTIMI

C • IVLIVS • AVGVS TIANVS • LIBERTO INCOMPARABL PONEND • CVRAV ET-SVBASC-DEDIC

Le B et l'I de INCOMPARABIL. à la huitième ligne, liés en un monogramme.

Martin-Daussigny, n° 972 de son Registre d'entrées.

Dus Manibus et memohae aeternae C. Iulii Clari, iuvenis oplimi ; C. Jiilius Augustianus liberté» ineomparabili ponendum curavit et sub ascia dedicavit.

« Aux dieux Mânes et à la mémoire éternelle de Caius Julius « Clarus, excellent jeune homme; Caius Julius Augustianus à son « affranchi incomparable a élevé ce tombeau et l'a dédié sous « Y ascia ».

Un homonyme de notre affranchi Julius Clarus a encore son tombeau au village de la Balme, dans l'arrondissement de la Tour-du-Pin, du département de l'Isère. C'était un jeune enfant, fils de Caius Julius Cornelianus « décurion de Lyon », et d'une Modestia Geminans (voir Inscript, de Vienne, III, p. 494) : [Dits Manibus] Iulii Clari, C. Iulii Corneliani, decurionis Lugudunensis, et Modestiae Geminantis filii, qui vixit annis III, diebus VI ; parentes f Mo dulcissimo.

Le tombeau de ce jeune lyonnais est un beau sarcophage, vraisemblablement du deuxième siècle.

Fragment.

Arcade VII. — Fragment présentant la moitié inférieure d'une tablette de marbre qui a dû être autrefois enchâssée dans la face d'un cippe ou d'un sarcophage; trouvé en mai 1885 à TRION, à

environ 10 mètres au couchant du pont de la montée de Loyasse. — Hauteur o m. 24. largeur o m. 32.

IVIÏA • DAFNE CONIVGI- KARIS SIMO-P- C- ET-S V B ASCIA • DEDICA't

L'A et le V, l'I et le T de DEDICAVIT, liés en monogrammes. Allmer et Dissard, Trioii, p. 105.

Iulia Dafne, coniugi karissimo ponendum curavit et

sub ascia dedicavit.

« Julia Damé, à son époux très cher a élevé ce

« tombeau et l'a dédié sous Yascia ».

Remarquer la substitution de Vf au ph dans le mot DAFNE. Il n'y avait sans doute plus entre ces lettres, à l'époque de l'inscription, la différence tranchée qui, du temps de Quintilien, ne permettait pas d'employer indifféremment l'une pour l'autre.

SX

Épitaphe de Julius Decminus.

Arcade LV1. — Cippe avec base et couronnement; « trouvé en février 1870 dans le RHONE vis-à-vis de la place GROLIER »

(Daussigny). L'inscription est très effacée dans sa partie supérieure gauche. — Hauteur i m. 8s, du dé i m. 12, largeur o m. 62.

1 1 1 1 1 1 / I I 1 1 iVUA

11/1/ /marcelli ////// lIbe rta 5 tIberio • IVLIO DECMINO CONIVGI • KARIS S I MO • V I VA VIVO POSVIT

Lettres de bonne forme.

Gobin, Inscriptions et pierres antiques extraites du lit du Rhône, p. 12. — Martin-Daussigny, n" 1146 de son Registre d'entrées.

Diis Manibus . . . iulia (?), Marcelii(na), liber ta, Tiberio lutin Deemino, coniugi harissimo, viva vivo posuit.

« Aux dieux Mânes, ... Julia Marcellina, affranchie de ...., « à Tiberius Julius Decminus, son époux très cher, a, du vivant « d'elle-même et de lui, élevé ce tombeau ».

Le tombeau a été préparé du vivant du mari et pour lui seul ; autrement, sa femme, qui lui fait cette affectueuse libéralité, n'aurait sans doute pas manqué de dire qu'elle préparait aussi le monument pour elle-même.

Les noms de Tiberius Julius rappellent ceux de Tibère; ils fournissent une présomption d'ancienneté, corroborée par l'absence de X'ascia et qui nous reporte vraisemblablement au premier siècle.

Decminus pour Decuminus est une orthographe conforme à de très nombreux exemples de la suppression de Vu à la suite du c, et reproduit probablement une prononciation en usage à l'époque à laquelle appartient l'épitaphe (voir ci-dessus, n" 315).

Épitaphe de Julius Hermès.

Arcade XVIII. — Bloc de forme oblongue, incomplet à droite, paraissant avoir formé une frise , et dans la partie inférieure duquel a été creusée postérieurement une auge; « retiré, en « juillet 1853. d'une excavation faite pour l'établissement d'une « cave dans la maison Teste, contigué à la partie nord-ouest de « la cour qui règne devant la façade de l'église SAINT-IRÉNÉE » (De Boissieu); « sur la place Saint-Irénée, et entré au Musée en « 1855 » (Daussigny). L'inscription était renfermée dans un encadrement de moulures, pourvu, de chaque côté, d'un appendice en forme de queue d'aronde. — Hauteur o m. 4s, largeur 1 m. 70; hauteur de la partie encadrée o m. 27.

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