‹ Inscriptions antiques (volume 2)Chapitre 57 sur 101 · MAE · texte numérisé non relu

MAE

5 MACRINVS ET MARCI

Lettres de bonne forme; l'I et l'N de MACRINAE, liés en un monogramme; la première lettre de la seconde ligne, incomplète en bas et un I ou une L, mais non un P ni un T.

Gobin, Inscriptions et pierres antiques extraites du lit du Rhône, p. 4. — Martin-Daussigny. n° 1033 de son Registre d'entrées.

Diis Manibus Lulliae Macrinae, niatri dulcissimae, Macrinus et Marciana, filii.

<s Aux dieux Mânes de Lullia Macrina, Macrinus et Marciana, « à leur mère bien-aimée ».

Par suite de la détérioration de la partie inférieure de sa première lettre, le nom gentilice de la défunte est incertain. Faute d'exemple de lullia écrit par deux /, nous avons adopté Lullia, qui se rencontre ailleurs (Gruter. p. 546, n° 6) et est peut-être le même nom que Lollia.

Le surnom de la mère passé au fils.

Les deux enfants désignés sans nom gentilice, parce que sans doute ils n'avaient que celui de leur mère , et que celle-ci les aurait eus sans être mariée.

Épitaphe de Mansuetius Lucianus.

Arcade XXXVI. — Cippe dont le couronnement et la partie supérieure du dé manquent; extrait du puits de TRION en mars 1886. — Hauteur o m. 64. du dé o m. 41, largeur o m. 34.

M ANSVETI A • SC YLLA

PONIT • M ANSVETIO

LVCIANO • MARITO

5 QVI- El- REL1QVIT • FILI

VM • LVCIOLVM • ANNO

rVM-VI-SET FATVM-MA

LVM ■ VT • INTERCIPERE

TVRFILIVS- ANNORM

'o XXII • MATER • MISE

RA • POSVIT • ET

SVB ■ ASCIA • DE

Lettres d'assez bonne forme, du deuxième ou du troisième siècle; les deux N de ANN à la sixième ligne. l'V et l'M de ANNORVM à la neuvième, liés en monogrammes.

Allmer, Revue èpigrapbique, II, p. 313. — Allmer et Dissard, Tri on, p. 201 .

Mansuetia Scylla ponit Mansuetio Luciano, marito, qui

ei reliquit filium Luciolum annorum VI; set, — fatum malumî — ut interciperetur filius annorum XXII; mater misera posuit et sub ascia dedicavit.

« . . Mansuetia Scylla à Mansuetius Lucianus son mari,

« qui lui a laissé un enfant, son fils Luciolus, âgé de six ans, « mais, — cruelle destinée ! — pour que ce fils lui fût enlevé « prématurément à l'âge de vingt-deux ans. Mère infortunée, elle « a élevé ce tombeau et l'a dédié sous Y ascia ».

Mansuetia, qui a le même nom que son mari, était peut-être son affranchie. Scylla serait, dans ce cas, son ancien nom servile. On aime à croire, en la voyant une mère si aimante, qu'il lui avait été donné pour tout autre motif qu'une allusion à son caractère. La nymphe Scylla, personnification des brisants de la mer de Sicile, était, comme on sait, femme de la tête aux reins, et cette dernière partie de son corps se terminait par une ceinture de chiens furieux, aboyant et hurlant sans relâche.

Mansuetius, gentilice formé d'un cognomen et déjà rencontré sur d'autres inscriptions de Lyon.

Set pour sed, non une faute de gravure, mais une orthographe ancienne dont il ne manque pas d'exemples (voir le Lexicon de Forcellini au mot SET).

Interciperetur avec la signification de mort prématurée, expression de bonne latinité.

Épitaphe de Marcellina.

Arcade XXXVII. — Cippe avec base et couronnement, « trouvé « en février 1870 dans le RHONE vis-à-vis la place GROLIER » (Daussigny). Un trou de scellement, pour retenir un ornement de métal, se voit à l'extrémité de chacune des deux volutes de la lysis. — Hauteur 2 m., du dé 1 m. 08, largeur o m. 85.

/////• MARCELLNAE

s e x TVERIVS 5 p a r A M Y T H I V S

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