TER • P R I T T O • F • C
Allmer, Rev., II, p. 134. — Allmer et Dissard, Trion, p. 215.
Diis Manibus, memoriae Primillae, filiae, Terentius Pritto facienditm a/ravi/.
« Aux dieux Mânes, à la mémoire de Primilla sa fille. Terentius « Pritto a fait faire ce tombeau ».
Le tombeau de Primilla est particulièrement intéressant pour Lyon ; c'est le seul cippe à buste que possède le Musée.
Le buste, de grandeur de nature, est celui d'une fillette à peine sortie de l'enfonce. Elle a les cheveux relevés et noués en chignon derrière la tête, de petites boucles d'oreilles et un collier de perles alternativement rondes et longues. Une tunique toute unie et une mantille lui couvrent légèrement les épaules et les bras. Elle tient de la main gauche un coffret ouvert dont elle retire, de l'autre main, un collier de perles rondes. Particularités à noter, les cheveux, les vêtements, l'intérieur de la niche conservent des traces de peinture. Le buste était protégé par un grillage dont il reste les trous de scellement. Le cintre de la niche est en forme de coquille et repose sur deux pilastres à chapitaux de feuillages. A chacun des deux angles supérieurs du dé, se voit un petit masque de Larve.
Le bas-relief qui occupe la face latérale droite représente, sous une édicule à fronton triangulaire porté par deux pilastres, un Génie ailé, tourné à gauche, tenant un flambeau dont le pied repose sur un petit autel. Une rosace orne le milieu du fronton.
Pritto, peut-être la même chose que Bviito : « breton ».
Épitaphe de Primativia Augustina.
Pilastre entre les arcades XIX et XX. — Cippe avec base et couronnement, extrait du puits de TRION en mars 1886. Sur
la face supérieure se remarque, entre deux trous de scellement, un loculus circulaire pour contenir une urne cinéraire, recouverte par un ornement faîtier fixé à demeure. A l'extrémité de chacune des deux volutes de la lysis, se voit aussi un scellement retenant autrefois un ornement de métal. Une ascia en creux occupe, entre les sigles D M de la première ligne de l'inscription, le milieu du bandeau de la corniche. — Hauteur i m. 40, du dé o m. 80, largeur o m. 50.
ET • MEMORIAE • AETER NAE • PRIMITI VIAE • AV GVSTINAE • SjNCTISSI 5 MAE • FEMINAE • QVA e
VIXIT- ANNIS • XXXXV CM ni s FIDES • CASTITAS ■ PROBI TAS • DILIGENTIA ■ OBSE QVI • INMENSA ■ FV1T
10 NVMERATIONE • POPI
LIVS • FORTVNATVS ■ CoN IVGI • PER CONTINVOS ANNOS ■ XXV • INDIVI DVO • AMORE • IVNC
'5 TVS • POSVIT • ET ■ SVB
ASCIA • DEDICAVIT
Lettres d'assez bonne forme, du deuxième ou des premières années du troisième siècle: les deux N de ANNIS. à la sixième ligne, liées en un monogramme.
Allmer et Dissard, Trion, p. 218. — Allmer. Revue èpigraphique, II, p. 330.
Diis Manibus et memoriae aeternae Primitiviae Augustinae, sanctissimae feminaè, quae vixit annis XXXXV, cuius fldes, castitas, probitas , diligentia , obsequia inmensa fuit numeratkme ; Popilius Fortiinatiis, eoiiiugi per continuos aimos XXV individuo amore iunctus, posait et sub ascia dedicavit.
« Aux dieux Mânes et à la mémoire éternelle de Primitivia « Augustina, très vertueuse femme, morte à l'âge de quarante- « cinq ans, et dont la fidélité, la chasteté, la probité, la diligence. « les attentions ont été en nombre immense; Popilius Fortunatus. « attaché à son épouse par vingt-cinq années continues d'un * amour sans partage, lui a élevé ce tombeau qu'il a dédié sous « Va scia ».
Primitivia Augustina est la même que nous venons de voir consacrer un tombeau à la mémoire de l'affranchie de son mari. Popilia Affra. De même que cette affranchie et encore davantage, elle possédait toutes les vertus et en quantité telle que l'énumération en eût été, sinon impossible, au moins infinie. Les mêmes éloges exprimés dans les mêmes termes, les solécismes frères fuit pour fuerunt et constetit pour consteterunt, les barbarismes obsequii pour obsequia, Affrae pour Afrae et indenquae pour idemque témoignent d'une origine commune des deux épitaphes. toutefois avec une amélioration notable dans la dernière, postérieure de plusieurs années peut-être à la première.
Primitivia. morte à l'âge de quarante-cinq ans et après vingt-cinq ans de mariage, avait été épousée à vingt ans; elle ne pouvait avoir avant sa mort un petit-fils déjà en âge d'être marié : l'affranchie Popilia, que l'épitaphe qualifie de neptia, ne peut avoir été la femme que d'un de ses neveux.
Inmensa, mot de bonne latinité.
Primitivia, gentilice formé d'un cognomen.
Épitaphe de Primitivia Mercatilla.
Arcade X . — Cippe dont la base et le couronnement sont très détériorés; « autrefois au quartier SAINT-PAUL dans les murs « de l'église Saint-Laurent » (Artaud); « à la Bibliothèque de la <\ Ville » (Millin); entré au Musée avant 1808. Les sigles D M. aujourd'hui disparues, devaient se voir sur le couronnement et occupaient probablement le bandeau de la corniche. — Hauteur 1 m. n, du dé o m. 58. largeur o m. 33.