‹ Inscriptions antiques (volume 2)Chapitre 67 sur 101 · ET • M E M • A · texte numérisé non relu

ET • M E M • A

V I V E N T I S PRIMlIviA • M 3=1 5 CATILLAE • SIVE

MASTIC H I • ET M • P R I M I T I V I MERCATO'ks • QV / V1X-ANM-IIIMXID-X 10 M ■ MATRNVS • PRIM/

T I V S • PATER • FECIT ETSVBASC • DED/'c

Lettres de bonne forme, probablement du deuxième siècle: le

T et le troisième I de PRIMITIVIAE, l'E et l'R de MER à la quatrième ligne, les deux N de ANN à la neuvième, le T et l'E, l'N et l'I de MATERNIVS à la dixième, liés en monogrammes; accents sur le dernier A de MERCAT1LLAE, sur l'O de MERCA- TORIS et sur l'E de FEC1T.

Millin, Voyage, I. p. 509. — Artaud, Notice 1808, p. 19; 1816, p. 14; Musée lapidaire, arcade IX. — De Boissieu. p. 519. — Comarmond, Description, p. 6=,; Notice, p. 2^. — Monfalcon, Musée lapidaire, p. 4.

Diis Manibus et memoriae viventis Primitiviae Mercatillâe sive Mastichi, et M. Primitivii Mercatôris, qui vixit annis III, mensibus XI, diebus X; M. Maiernius Priwitivus . pater, fècit et sub ascia dedicavit.

« Aux dieux Mânes et à la mémoire éternelle de vivante « Primitivia Mercatilla dite Mastichum, et de Marcus Primitivius « Mercato'r, mort à l'âge de trois ans. onze mois et dix jours; « Marcus Maternius Primitivus. son père, a élevé ce tombeau qu'il « a dédié sous Y ascia ».

Primitivia paraît avoir été l'affranchie de Maternius Primitivus. Elle a reçu avec l'affranchissement, non pas le gentilice de son maître, mais un gentilice nouveau formé du surnom de celui-ci; ce qu'il faut peut-être n'attribuer qu'à l'importance toujours de plus en plus grande du surnom aux dépens même du nom de famille.

Son fils, qui s'appelait comme elle et portait en même temps le prénom de son père, était un fils probablement illégitime. Son surnom Mercaior lui venait de celui de sa mère par retour de la forme diminutive à la forme primitive.

Elle avait, en outre, un sobriquet bizarre: on l'appelait Mastichum, « Mastic »; c'est le nom d'une résine odorante extraite

d'un pistachier : pistacia lentiscus, qui croît principalement en Perse, résine dont.il se fait aujourd'hui encore une grande consommation en Orient; l'habitude de la mâcher y est universellement répandue à cause de la propriété qu'on lui attribue de blanchir les dents, de fortifier les gencives et de procurer une haleine suave.

Le mot viventis indique clairement que le tombeau a été élevé pour l'enfant défunt et pour sa mère, non défunte.

Bien plus que nous, les anciens attachaient de l'importance à ne pas être privés d'un tombeau. Offrir à une personne vivante sa future sépulture, lui élever un tombeau, sur lequel elle avait pendant de longues années le plaisir de lire son épitaphe gravée d'avance, était une attention méritoire, un témoignage de haute piété filiale de la part des enfants, de piété conjugale de la part de l'un des époux, d'affection dévouée de la part d'un ami.

Materuius, gentilice formé d'un cognomen.

Primitius pour Primitivus, orthographe de forme régulière.

Épitaphe de Primius Eglectianus.

Arcade XVIII. — Cippe avec base et couronnement, autrefois à SAINT-IRÉNÉE ; « en la rue dicte des Anges près de Saint- « Iregny est ceste pierre insculpée des deux costés de mesme « inscription » (Paradin) ; « dans la collection De Langes à « Fourvière » (Symeoni) ; « à Saint-Georges, chez les RR. PP.

« de la Trinité, à la renverse dessous une table du jardin, à « laquelle elle sert de pied » (Spon); entré au Musée avant 1808. Une ascia gravée au trait occupe, entre les sigles D M. le milieu de la première ligne. — Hauteur 1 m. 08, du dé o m. 69 ; largeur o m. 48.

P • P R I M I V S EGLECTIANV.v P • PRIMI • C V P I T / lIb- QVI-VT-HABe RET-VIVVS-SIB/ POSVIT • ET • SV/' ASCIA • DEDIC

DOMVl • AETERNAE • LV B E » S

Lettres de bonne forme, probablement du deuxième siècle ; le B et l'E de HABE, à la cinquième ligne, peut-être liés en un monogramme: LVBE;/s, à la fin de la dernière, peu apparent.

Symeoni, ms.. p. 92. — Gruter. 991, 4. — Paradin, p. 427.

— Spon. Recherche, p. 98; éd. 1857, p. 40. — Ménestrier, p. 60.

— Artaud. Notice 1808, p. 69; 181 6. p. 38; Musée lapidaire. arcade XVII. — De Boissieu. p. 494. — Comarmond, Description, p. 121; Notice, p. 42. — Monfalcon. Musée lapidaire, p. 7.

DU s Ma ni bu s P. Primii Eglectiani, P. Primii Cupiti liber ti; qui. ut haberet, vivus sibi posait et sub ascia dedicavit. domui aeternae lubens.

« Aux dieux Mânes de Publius Primius Eglectianus. affranchi « de Publius Primius Cupitus. Afin d'être assuré d'avoir un

« tombeau, il s'est, de son vivant, élevé celui-ci, et, satisfait de « sa demeure éternelle, l'a dédié sous Xascia ».

Eglectianus était un esprit positif. Sachant trop bien ce que valent les hommes, il ne s'est fié qu'à demi à la reconnaissance de ses héritiers pour lui élever un tombeau après sa mort. Afin d'être plus sûr, il a pris le bon moyen ; il s'en est préparé un lui-même. L'esprit tranquille et content, il n'a plus eu qu'à attendre le moment d'entrer en possession de sa demeure éternelle.

Épitaphe de Quartius

Arcade XIV. — Grand bloc, « trouvé en 1866 dans la SAONE, « au quai de PIERRE-SCIZE » (Daussigny). Une ascia est gravée au trait en tète de la première ligne. — Hauteur 1 m. 10, largeur o m. 50.

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